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Elus sur des malentendus... "La République des pantins".

Nos élus du confort de la pensée mondaine développent le concept mortifère de l’extrême centre.
Ils sont désormais pléthore car embrassant ce qu'il y a de plus pernicieux dans les postures dites de représentation du citoyen.

Cet oxymore, l’extrême centre, qui a rallié tout ce qui compte d'individus en quête de reconnaissance et d'existence est la position sur l'échiquier politique de ceux qui, sous le couvert, du bien public manient le sabre, celui de la privation de la Liberté, des libertés et espèrent faire prospérer leurs ambitions.
Ces élus ont fait de leur mandat un outil personnel loin du service public, de l'intérêt général. 

Ce concept s'applique à plusieurs époques historiques en France, en 1793, en 1789, en 1814 et 1815, en 1851, en 1886 et de façon plus contemporaine en 1940 puis 1958. Il se déploie après l'élection présidentielle de 2017 avec l’élection de Macron suivie de la prise de contrôle parlementaire par ses députés à l'Assemblée Nationale pour une première législature avec une majorité numérique qui regroupe tous les candidats qui ont fait allégeance au président à la solde du grand capital.

"Ce régime d'extrême centre se développe en vue de sortir d'une crise politique et sociale. Il avance globalement une politique modérantiste dans les déclarations mais orientée dans les faits par des principes de libéralisme économique, et surtout conduite par un exécutif à tendance autoritaire. Il se définit en trois points selon Pierre Serna: le « girouettisme », la modération rationnelle du juste milieu, le républicanisme a-démocratique."

Il aura fallu 3 ans pour que notre démocratie accouche d'un président monarchique. Aujourd'hui nous ne pouvons que regretter cette gestation que le bon sens aurait dû nous faire interrompre.

Les députés qui seront agréés par le président élu en 2017 font vœu d'allégeance, pas de compétence !
Nous pourrions prendre pour exemple ex-présidente de la commission des Lois, avocate, qui ne savait pas, à son entrée en fonction, que les décrets étaient des actes de l'exécutif, pas du parlement !

Pendant 5 ans ces députés ont trainé leur godillots dans les allées de l'hémicycle, laissant le président à ses lubies qui aujourd'hui plongent la France dans le chaos.

Cette déliquescence au plus haut niveau a finalement gangréné tout le système démocratique français et les élus locaux emboitent le pas, trop contents de pouvoir faire et dire n'importe quoi en dépit des enjeux de survie qui sont aujourd'hui les nôtres.

 De l'A69 à Terra 2, localement ce sont des successions de projets mortifères qui portent une atteinte grave et irréversible à l'environnement et qui hypothèquent l'avenir, tout cela avec une mauvaise foi évidente.
Que ce soit la présidente de Région qui doit lorgner sur la présidence de la République, du député qui se verrait bien ministre, du président du département qui ne renierait pas la présidence de la région, de conseillers départementaux qui ceindraient bien l'écharpe de député, chacun y va de son ambition allant de déclaration erronée en déclaration mensongère. Ils apportent tous leur pierre à l'édifice du déni de démocratie.

La République des pantins c'est aujourd'hui.

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