Le maire a parlé. Il a expliqué que geler une hausse d’impôts est une faute. Pas une erreur. Une faute. Parce que cela reporte l’augmentation… et l’alourdit. Intéressant. Car il a lui-même gelé la taxe foncière pendant plusieurs années. En toute connaissance de cause, donc. Quand on sait et qu’on le fait quand même, ce n’est plus une erreur. C’est un choix. Et aujourd’hui il dénonce… ce qu’il a pratiqué. Après l’augmentation de 2021 , la taxe est restée à 60,33 %. Déjà élevée. Puis en 2025, hausse partielle. Réparation ? Ou simple rattrapage électoralement calculé ? Sur la dette , même gymnastique. Il parle de baisse. Il parle de l’encours . Celui qui diminue mécaniquement quand on n’emprunte pas une année. Mais chacun sait que si le projet pharaonique de plaine des jeux est lancé, l’encours grimpera plus vite qu’une ascension himalayenne. On ne confond pas respiration momentanée et guérison. Quant à l’attaque sur les loisirs des concurrents… On décou...
Brève de comptoir Le premier tour est dans douze jours. Et pendant que l’on parle guinguette, plaine des jeux et promesses enrubannées, l’Argus des communes publie la note de Lavaur. Pas une opinion. Une note. Dépenses : 8,8 / 20 . Santé financière : 2 / 20 . Même au lycée, on s’inquiète avant d’en arriver là. Cela ne s’invente pas. Cela se calcule. Et pendant que la note tombe, on nous parle de Bel Air, de plaine des sports, d’investissements ambitieux, de projets structurants. Structurants, oui. Encore faut-il savoir sur quoi. J’ai écrit au maire pour l’informer, par courtoisie républicaine, de cette situation que d’aucuns qualifieraient de préoccupante. Je ne lui demande pas d’explication. Je ne suis pas naïf. Je me contenterai des chiffres. Car au fond, une commune peut rêver. Mais quand la santé financière est notée 2 sur 20, on évite d’acheter des montagnes. Nous reparlerons du détail de cette notation. Le CFU, lui, ne fait pas de poésie.