Soyons sérieux ! Ce n'est pas parce que le maire se pose en censeur ou en juge que son appréciation devient une vérité juridique. Depuis des années, il distribue les bons points, condamne les contradicteurs et présente ses analyses comme des certitudes. Mais, en droit, une seule appréciation compte désormais : celle du tribunal administratif. Dans la presse, le maire répond aux recours en posant la question suivante : « Faut-il faire entrer le coût du cinéma dans la dette de la ville ? » Or, ce n'est pas la question posée au juge. Le recours soutient que le rapport d'orientation budgétaire est insincère parce qu'il ne présenterait pas de manière complète les engagements financiers de la commune. Le recours soutient que la question soumise au juge est la suivante : Les engagements pris pour le financement du cinéma devaient-ils être intégrés à l'information budgétaire présentée aux élus lors du débat d'orientation budgétaire ? C'est précisément sur ce point ...
Le maire s'interroge publiquement sur les requêtes en cours : « Pourquoi ? Pourtant, il n'y a jamais eu de recours... » La question mérite effectivement une réponse. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je n'exerce aucun mandat. Je ne suis candidat à aucune élection et n'ai aucune intention de le devenir. Je ne représente qu'une seule chose : un citoyen attaché au respect des institutions de la République. La démocratie ne s'arrête pas au soir des élections. Elle repose aussi sur le respect des règles qui s'imposent aux élus, comme à chacun d'entre nous. Lorsque je considère qu'une décision administrative est susceptible de méconnaître ces règles, je n'organise ni manifestation, ni campagne de dénigrement. J'utilise les voies de droit que la République met à la disposition de chaque citoyen. C'est précisément le rôle du tribunal administratif. Il ne gouverne pas les collectivités. Il contrôle simplement la légalité de leurs déci...