Éclats de rire. Il aura fallu aux écolos locaux quasiment un mois pour comprendre une de mes chroniques… et pour la transformer en lettre ouverte au maire. Comme quoi, tout arrive, même les compréhensions tardives. Ce n’est pas la première fois qu’ils s’inspirent de mes textes. D’ordinaire, ils sont un peu plus prompts. Il est vrai que le sujet est délicat : Bel Air. Très délicat. On peut comprendre qu’il faille du temps pour s’y retrouver quand on confond analyse et incantation. Le résultat est, disons-le avec bienveillance, un texte approximatif, où l’on retrouve ce qui fait désormais leur marque de fabrique : beaucoup d’assurance, peu de rigueur, et un goût certain pour la simplification heureuse. Une lettre ouverte qui, sous couvert d’indignation, aligne surtout des contrevérités, mais avec un aplomb tout à fait remarquable. Il n’est jamais simple de reprendre un texte, de se l’approprier, et d’en conserver le sens quand on n’en maîtrise ni le contexte ni les implications...
Ce qu’il a fait de nos sous (1) : les dépenses “ordinaires” Il ne s’agit pas ici de décrier des dépenses d’investissement dites “ordinaires”, que n’importe quel maire ordinaire aurait engagées. Ce qui est en cause, ce n’est pas le principe. C’est la méthode . Une méthode qui conduit à l’improvisation, source de dépenses mal contrôlées, avec une forte tendance aux budgets non maîtrisés et, par voie de conséquence, aux multiples correctifs de fin d’année. Des correctifs qui ont ceci de commode qu’ils ouvrent la porte à bien des dérives, souvent au profit… de Saint Alain. La raison est connue : ce sont les agents qui font remonter les besoins, et la commune répond au coup par coup , sans véritable pilotage politique. Cette pratique délétère est encore accentuée par l’absentéisme du maire : il faut bien faire tourner la machine, alors on décide dans l’urgence, quel qu’en soit le coût. Dans cette rubrique des “dépenses ordinaires”, on trouve de tout : du mobilier (y compris scolaire), des...