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Acte VI - Mode d'emploi de la démocratie

On entend partout : "on ne peut rien faire" !  MAIS SI ! V oilà comment une opposition peut faire fonctionner la démocratie locale, même lorsqu'elle est très minoritaire. les droits de l'opposition ne sont pas des faveurs accordées par le maire. Ce sont des garanties du fonctionnement démocratique local. ACTE V — Mode d'emploi d'une opposition Pas une opposition qui cherche à empêcher la majorité de gouverner. Pas une opposition qui vote systématiquement contre. Pas une opposition qui transforme chaque conseil municipal en pugilat. Mais une opposition qui contrôle, questionne, propose et informe . Et en face, une majorité qui doit accepter les règles du jeu. Car le maire dispose du pouvoir exécutif, mais il n'est pas propriétaire de la commune . Il doit rendre compte. Informer. Permettre le débat. Répondre aux questions des élus. Donner accès aux informations nécessaires à l'exercice du mandat. Respecter les droits de l'opposition. Et...
Articles récents

Pas un ne moufte !

Tous courbent l'échine. Pire : j'ai parfois le sentiment qu'ils finissent par trouver cela normal. Le GAT TO, les « écolos » du conseil municipal, persiflent sur les 90 % de circuit court annoncés par la majorité, sans jamais produire les chiffres permettant de vérifier cette affirmation. Je pourrais m'en indigner. Je le fais d'ailleurs régulièrement. Mais aujourd'hui, ce n'est pas mon sujet. Aujourd'hui, c'est la démocratie municipale qui me préoccupe. Et là, le spectacle est autrement plus inquiétant. Hier, devant le mur fraîchement refait de l'école Beltrame, le maire et deux de ses adjoints nous annonçaient tranquillement des mesures et des tarifs qui n'avaient pas encore été soumis au vote du conseil municipal. Le conseil se réunit ce soir. Alors une question toute simple : À quoi sert-il ? À enregistrer ? À applaudir ? À valider après coup ce qui a déjà été décidé et annoncé ? Si tel est le fonctionnement retenu, autant ê...

Les fêtes, oui. La sécurité, surtout.

 Les fêtes annuelles de Lavaur commencent. Et, pour une fois, je ne vais pas bouder mon plaisir. On peut critiquer les nuisances qu'elles génèrent, les désordres qu'elles provoquent parfois, les dépenses qu'elles représentent… Personnellement, j'aime les fêtes foraines, les forains et les manèges,  à condition qu'ils n'accueillent pas d'animaux .  J'aime retrouver des connaissances que je n'avais pas vu depuis... les fêtes de l'an dernier. Quelques jours de « pains et de jeux », comme aurait dit l'Antiquité, constituent aussi une respiration bienvenue dans la vie d'une ville. Mais précisément parce que ce sont quelques jours d'exception, la rigueur dans la gestion des risques devrait, elle, être permanente. Et c'est là que les documents du marché d'assurance de la commune deviennent particulièrement préoccupants. Il y a deux ans, lors d'une manifestation festive, un homme est mort après la chute d'une branche d...

Bonne rentrée… à l’ombre d’un pot de fleurs !

Quel plaisir de voir le maire, son adjointe Mme Marignol et le premier de ses fans nous souhaiter une bonne rentrée ! Elle sera certainement bonne… à l’ombre des plantations de l’école Beltrame. Enfin, des plantations… Cette photo a été prise il y a quinze jours. Il y a parfois un abîme entre la communication et la réalité. Depuis des années, on nous explique qu’il faut réfléchir. On repousse les cours Oasis , avec un argument pour le moins surprenant : cela ne servirait à rien. Puis viennent les « plantations » : un pot de fleurs anémié. Et maintenant, faute d’avoir engagé une véritable politique d’adaptation des écoles aux épisodes de chaleur, on évoque ventilateurs et films sur les vitrages. Pourquoi pas. Mais où est le plan ? Où sont les écoles concernées ? Quel calendrier ? Quel financement ? Quels objectifs ? Et surtout : où est le débat municipal ? Car traiter un problème qui concerne directement les enfants, les enseignants, les familles et les conditions d’accu...

Acte V !

ACTE V — Le temps des responsabilités Le temps de l'Acte V est venu. Et celui-là ne se jouera pas le temps d'une chronique. Il se jouera pendant toute la mandature. Quelle que soit la personne qui occupera le fauteuil de premier édile, une majorité restera une majorité et une opposition restera une opposition. Mais chacune devra choisir ce qu'elle veut faire de ce mandat. La majorité peut continuer à se couler dans les habitudes, à défendre les décisions du maire, parfois jusqu'à l'indéfendable. Ou elle peut enfin comprendre qu'une majorité municipale n'est pas une chambre d'enregistrement : elle est comptable de ses choix devant les Vauréens. L'opposition, elle, a les mains libres. Encore faut-il les utiliser. Car au fil des conseils municipaux, une chose devient difficile à ignorer : « Changeons Lavaur » ne change pas grand-chose. Quelques escarmouches, quelques indignations, quelques coups de communication… Mais une opposition ne se me...

Acte IV - Et maintenant...

 Acte IV — Et maintenant ? D eux hypothèses qui ne changent pas fondamentalement le problème. Scène 1 — Le maire part Un nouveau maire issu de la majorité devra prendre possession du bureau. Mais il ne récupérera pas seulement le fauteuil, le "pouvoir" et les indemnités Celui ou celle qui ouvrira le tiroir du maire le lendemain de son élection récupérera... une dette qui ne se négocie pas avec les électeurs, des bâtiments qui ne disparaissent pas avec les équipes municipales, des projets qu'il faudra achever, modifier ou abandonner Des dépenses qu'il faudra assumer des urgences qui, elles, ne voteront pas.: Le nouveau maire héritera de décisions qu'il n'aurait pas prises. Il devra en assumer les conséquences Changer de maire ne remet pas les compteurs à zéro. Scène 2 — Le maire reste Et alors le problème est exactement le même ! Le maire reste aux commandes, mais les dossiers demeurent. La dette ne disparaît pas avec une élection sénatoriale manquée. Be...

Le GAT TO... ce n'est pas de la tarte ! (bis repetita)

  Quand dénoncer dispense de vérifier… Il y a une règle élémentaire en politique : avant de dénoncer, on vérifie. Le GAT-TO (Changeons Lavaur) vient de nous démontrer qu'il existe une autre méthode : dénoncer d'abord, comprendre ensuite (éventuellement) . Dans un post joliment illustré par un PowerPoint qui semble avoir échappé aux années 2000, nos écologistes dénoncent la « vétusté » de la Halle aux grains et s'indignent de l'arrêté qui en interdit aujourd'hui l'accès. Problème : l'indignation repose sur une lecture pour le moins approximative du dossier. La Halle a fait l'objet d'une visite de la commission de sécurité en 2024 , qui avait validé son exploitation. La précédente, en 2021 , l'avait également validée. Et aujourd'hui, des désordres sont apparus. C'est précisément pour cela qu'existe le principe de précaution : un bâtiment peut être parfaitement exploitable hier et présenter demain un risque qui impose sa fermeture. Il f...