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Interlude I - L'immobilier communal, l'obligation d'une gestion

  L'immobilier communal ne peut pas être géré à l'usure Le problème est peut-être finalement plus large que le seul Chai. Tant qu'un bâtiment fonctionne, on l'utilise. Lorsqu'il vieillit, on reporte. Lorsqu'il devient trop coûteux, on ferme. Puis on cherche une solution. Et parfois, on construit autre chose. On a déjà vu cette logique à l'œuvre avec l'ancien cinéma, dont la délégation de service public n'a pas permis de maintenir durablement le service et qui est aujourd'hui remplacé par un complexe cinématographique beaucoup plus ambitieux et coûteux. Le nouveau complexe a fait l'objet d'un plan de financement de 4,25 M€ HT. L'oubli de mettre en perspective les charges annuelles dans le rapport d'orientation budgétaire masque finalement le véritable coût. On l'a également vu avec l'ancien hôtel de ville qui finit par être vendu au profit d'un achat pharaonique pour faire une maison des associations dont les coû...
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Dilettantisme et amateurisme !

 L e copier-coller a encore frappé ! Je viens de parcourir rapidement quelques documents liés au marché de services pour la souscription des contrats d’assurance de la mairie de Lavaur , organisé en quatre lots : risques automobiles, dommages aux biens, responsabilités, protection juridique et protection fonctionnelle. Et je dois reconnaître que j'ai été agréablement surpris. Pas par la qualité des documents. Par leur fidélité à ceux de la précédente consultation ! Deux pièces ont particulièrement retenu mon attention. Premier chef-d'œuvre : l'organigramme. Le même que lors de la précédente consultation. Sauf qu'entre-temps, il y a eu une élection municipale, des changements dans l'équipe municipale et, notamment, un changement de premier adjoint. Qu'importe ! Le copier-coller, lui, n'a pas changé. On pourrait presque y voir une conception très particulière de la stabilité administrative. Mais une question me vient tout de même à l'esprit : ...

Acte III - Qui ramassera les morceaux - Carton 7/7 - La plaine des sports et des jeux

Le chai chute que la plaine des sports et des jeux a été annoncée lors de la campagne électorale. En effet à quelques centaines de mètres, une autre histoire s'écrit. La plaine des sports et des loisirs aux Mazasses est le projet phare de la campagne municipale. Quatre terrains de football, dont deux synthétiques, pump-park, boulodromes, gymnase, jeux d'eau, parcours fitness, terrains de volley : la liste est longue et séduisante. Le maire sortant a annoncé un financement à 70 % par des subventions. Il n'a rien sollicité, d'ailleurs il déclare pendant la campagne que le lancement se fera dès sa réélection ! Aujourd'hui il est réélu et... candidat aux sénatoriales Très bien. Pourquoi pas ? Une ville doit investir. Une ville doit préparer l'avenir. Mais il existe une question préalable, presque triviale : que fait-on de ce que l'on possède déjà ? Car il y a une différence considérable entre entretenir un patrimoine existant et annoncer un équipement ...

IA vs... IA

  Le moment est venu de remettre quelques pendules à l’heure. Et ce n’est pas le Jacquemart qui me contredira. À Lavaur, notamment, utiliser l’intelligence artificielle serait devenu presque infamant. Comme si préciser qu’un texte ou une illustration a été travaillé avec l’IA suffisait à le dévaloriser. Curieuse époque. Car enfin, l’IA n’est qu’un outil. Elle peut aider à chercher, confronter, structurer, vérifier, reformuler, mettre en évidence les contradictions et parfois éviter de raconter n’importe quoi. Je l'utilise... mais elle ne pense pas à ma place. Je collabore avec l’IA, je ne lui délègue pas ma pensée. Et puisqu'il faut parler d'IA, parlons-en franchement. J’ai encore en mémoire la fière déclaration d’une représentante de « Changeons Lavaur » : son discours était, nous disait-elle à la veille de sa défaite, « garanti sans IA » . Très bien. Mais la question intéressante serait peut-être : garanti avec quoi ? Avec de l’intelligence naturelle ? Avec d...

Acte III - Qui ramassera les morceaux - Carton 6/7 - Le Chai des Clauzades

Le Chai : quand le patrimoine attend et que les promesses avancent Les deux derniers cartons de cette scénographie portent sur deux sujets particuliers. Ils disent quelque chose de la manière dont Lavaur est gérée depuis longtemps : entretenir ce qui existe… ou annoncer ce qui fera rêver ? Le premier sujet, c'est le Chai des Clauzades. Le second, c'est la fameuse plaine des sports et des jeux. Deux lieux. Deux histoires. Deux conceptions de l'action municipale. Le Chai, c'était un lieu de vie Pour beaucoup de Vauréens, le Chai n'est pas simplement un bâtiment municipal. C'est un souvenir. Un lieu qui a accueilli le centre de loisirs, des activités associatives, des réunions, des moments conviviaux. Un bâtiment vivant, au cœur des Clauzades. Aujourd'hui, il est fermé. La fermeture est intervenue après la découverte de désordres structurels importants ; les expertises ont notamment mis en évidence des problèmes touchant les fondations et des in...

Acte III - Qui ramassera les morceaux - Carton 5/7 - Le climat

  L'urgence ne réfléchit pas Le chemin va être long, très long, sur la route caniculaire du changement climatique. Des actions figuraient dans le programme de « Lavaur l'Heureuse ». Elles auraient pu donner le ton d'une volonté d'agir, de prendre en compte les bouleversements climatiques et leurs conséquences pour les Vauréens. Mais les récentes réunions du conseil municipal laissent malheureusement peu de place à l'espoir. Le retard s'accentue. Et ce retard devient terriblement préjudiciable. Les écoles sont évidemment en première ligne. Les cours Oasis ne constitueraient pas une solution ? Une réflexion serait encore nécessaire ? Pourquoi pas. Mais pendant que l'on réfléchit, la canicule, elle, ne réfléchit pas. Elle frappe, de plus en plus souvent et de plus en plus fort. Les écoles ne sont d'ailleurs pas les seules concernées. Les structures communales, les bâtiments administratifs, les équipements sociaux, les services publics devront eux aussi s...

Si le ridicule tuait, le conseil municipal serait en deuil.

  Quand la ville peint des fleurs pendant que les écoles suffoquent… Si le ridicule tuait, le conseil municipal serait en deuil. Il fallait oser. En pleine canicule, alors que les températures rendent toujours plus préoccupante la situation des enfants dans des écoles surchauffées, la Ville nous offre… des fleurs peintes sur la chaussée. Deux élues, pinceaux à la main, viennent ainsi nous expliquer, à leur manière, que la municipalité agit pour rendre la ville plus agréable. Formidable. Pendant ce temps, les parents d'élèves demandent des solutions concrètes pour que les enfants puissent supporter la chaleur dans les classes. Et que répond-on ? « On réfléchit. » Voilà donc la grande politique municipale d'adaptation au changement climatique : on réfléchit pour les écoles et on dessine dans les rues. Après le refus ou le report des véritables aménagements végétalisés, des « cours oasis » et autres dispositifs permettant réellement de lutter contre les îlots de chaleur...