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Au fil de l'eau, il a noyé le poisson de la taxe

 La fiscalité “modérée” : une fiction municipale Sur la page Facebook de la ville de Lavaur , le maire persiste. Et signe. « la pression fiscale reste modérée et inférieure à celle des communes de la même strate ». Alors posons calmement les chiffres, 2024 qui sont les derniers publiés sur le site de l'Etat. Moyenne de la strate : 41,10 % Lavaur : 60,3 %... en 2025 cela a empiré... Ce n’est pas une nuance. C’est un écart. Ce n’est pas “inférieur”. C’est très supérieur . Et si l’on regarde autour : Gaillac : 35 % Graulhet : 44 % Mazamet : 62,3 % (un pic isolé) Conclusion : Lavaur est dans le haut du panier , pas dans la moyenne. Une affirmation… utile On pourrait croire à une approximation. Mais non. Car cette présentation sert un objectif très concret : justifier une hausse de la fiscalité. Minimiser le niveau actuel, pour faire accepter son augmentation. Ce n’est plus une erreur. C’est une mécanique. Le problème, c’est 2026 Il fut un temps où ce genre d’af...
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affaire à suivre... Courrier

Oh, je ne risque pas le surmenage à courir après les réponses de Monsieur le maire. Je fais du sur-place. Littéralement. Le 17 avril, dans un moment d’optimisme que je qualifierais aujourd’hui de touchant, je demandais communication de la convention signée avec les médecins appelés à s’installer à Bel Air. Depuis, j’attends. Pas une usine à gaz, pourtant. Juste un document. Quelques pages. De quoi comprendre si l’on parle de permanence, d’urgence, de médecine de suivi… Bref, de quoi donner un peu de consistance à une annonce.  J’attends. Il faut croire que la transparence municipale fonctionne comme pour certaines promesses qui ne deviendront jamais engagements ! Et pourtant, sauf erreur, Monsieur le maire s’était engagé à communiquer “sur simple demande”. Ma demande est simple. Peut-être même trop. Ou alors, ici, la simplicité complique tout. En attendant, je continue mon sport préféré : le sur-place administratif. Une discipline locale, peu médiatisée, mais très pratiquée. ...

Conseil municipal : l’amendement fantôme de « Changeons Lavaur »

 « Changeons Lavaur » aurait voté le budget… si l’assemblée avait accepté un amendement. Un amendement ? Non. Un concept. Car pour l’appuyer, il a fallu convoquer une jurisprudence… datée du siècle dernier. Problème : depuis, la loi a évolué. Et justement grâce à cette jurisprudence. C’est même son rôle. Mais poursuivons. Les décisions des Cours Administratives d’Appel invoquées ? Elles concernent des collectivités qui ne sont ni de la même taille, ni du même cadre réglementaire que Lavaur. Et surtout, détail croustillant, ces décisions s’appuient sur des règlements budgétaires et financiers locaux spécifiques . Différents de celui de Lavaur. Règlement que, soit dit en passant, « Changeons Lavaur » a voté. Et qui ne prévoit pas la procédure qu’ils réclament aujourd’hui . On touche ici à une forme d’élégance rare : voter un cadre… pour ensuite en ignorer le contenu. Mais il y a mieux. Le maire, lui, a répondu. Il a même indiqué la procédure exacte permettant...

Taxe foncière... L'envolée

  La hausse… en toute discrétion Candidat, le maire expliquait qu’il n’était pas question d’augmenter la fiscalité  selon les critères proposés par l'Etat ! Élu, il vote : 👉 +2 % de taxe foncière, part communale... Il a tenu parole, les critères ne sont pas ceux de l'Etat ! Un détail technique Cette hausse ne s’applique pas seule. Elle vient s’ajouter à la revalorisation nationale des bases : entre +1,7 et 2,3 % liés à l’inflation.  Au total : 👉 près de +4 % pour les contribuables. Une mécanique discrète une part la revalorisation due à l'inflation une part décidée 👉 Une addition… bien réelle. Un autre détail Le maire affirme que Lavaur se situe dans la moyenne des communes comparables. Les chiffres du ministère des finances (2025) disent autre chose : Lavaur : 61,41 Moyenne (10 000 – 20 000 habitants) : 41,10 👉 20 points d’écart.  Pas vraiment une nuance. En résumé une hausse votée une hausse automatique une fiscalit...

« Changeons Lavaur » dans le livre des records !

  Rubrique : Plus sot tu meurs ! Après de longues et stériles discussions sur le financement du cinéma, sur son portage par la commune... il n'est pas inutile de rappeler que ce financement et les modalités ont été approuvés... à l'unanimité de tous les conseillers présents ou excusés ayant donné délégations, lors de la réunion du conseil municipal du 26 novembre 2024. A la délibération, l'avenant (la première mouture avait été modifiée) ainsi que les documents financiers étaient joints. Oui mais voilà « Lavaur Citoyenne » génitrice de « Changeons Lavaur » n'avait AUCUN représentant, même pas excusé, pas de délégation... rien ! Alors ils vont dire qu'ils ne savaient pas ? Sans doute... puisque le conseiller a demandé une copie de ce marché de partenariat qui est disponible sur le site de la mairie (délibération 90/2024). C'est d'un grand pitoyable de mobiliser la parole pour finalement demander ce que l'on est censé avoir et interpréter...

Le recours qui n'en était pas un... Non, ce n'est pas moi !

  Non, ce n’est pas toujours moi ! Le Journal d’Ici évoque un recours déposé devant le tribunal administratif de Toulouse concernant l’inauguration du cinéma de Lavaur. Recours rejeté. Et, dans la foulée, une rumeur : j’en serais à l’origine. Je confirme donc, une nouvelle fois : ce n’est pas moi. À la lecture de la décision, on comprend mieux pourquoi. Le tribunal rappelle en effet, avec une certaine pédagogie, qu’il est possible de contester une propagande électorale… mais pas n’importe comment, ni à n’importe quel moment. Encore faut-il, notamment, contester une élection. Ce qui, en l’espèce, n’était pas exactement le cas. Le juge parle d’ailleurs d’une requête « manifestement irrecevable ». C’est précis. C’est juridique. Et c’est définitif. Disons que le calendrier électoral a parfois ses subtilités. Et que le droit administratif, dans un moment d’égarement, ne se laisse pas toujours saisir pour apprécier la programmation d’une inauguration. Comme quoi, en mati...

Transparence… sous condition

 Le 14 avril, en conseil municipal, le maire affirmait son attachement à la transparence. Hier, mercredi 22 avril, même lieu. Même assemblée. 👉 Et cette phrase pour justifier l'absence de PPI: “J’ai un plan en tête… mais je ne le communique pas.” Une reconnaissance involontaire Car enfin, dire cela, c’est reconnaître une chose simple : 👉 il existe bien une trajectoire. Un plan. Une vision. Une programmation. Ce que l’on appelle précisément : un plan pluriannuel d’investissement. Mais sans publication Et dans le même mouvement : 👉 refuser de le partager. Donc : un plan existe mais il n’est pas présenté ni débattu ni opposable Une conception singulière Dire ce que l’on va faire… sans le dire. Construire un budget… sans en exposer la trajectoire. 👉 Une transparence… intérieure. Un problème plus sérieux Car au-delà du style, 👉 c’est la logique budgétaire elle-même qui est en cause. Un budget ne se limite pas à des chiffres annuels. Il do...