Les investissements « structurants »… ou l’ordinaire travesti en exploit Un maire ordinaire conduit les investissements validés par le conseil municipal, inscrits dans un PPI, présentés au conseil dans le ROB, débattus lors du DOB, planifiés, budgétés, et, en principe, maîtrisés. Bref, il fait son métier. Ce ne sont pas des dépenses tombées du ciel ni des inspirations nocturnes : ce sont des projets censés donner à la ville une visibilité, un minimum de cohérence, et aux habitants un cadre de vie correct. Rien de très héroïque là-dedans, juste de la gestion. Il faut donc éviter toute confusion : les agapes médiatiques, les effets d’annonce et les maquettes animées de Carayon n’entrent pas dans cette catégorie. Ça, c’est de la satisfaction d’ego, de la communication et de la propagande, pas de l’investissement structurant. Si l’on regarde froidement ce qui a réellement structuré Lavaur en trente ans, la liste est finalement assez courte. On trouve la halle d’Occitanie (5,3 mi...
Brève de comptoir Si j’étais correspondant d’un média local, sans doute mettrais-je un sou dans l’appareil pour me faire le porte-parole de l’opposition vauréenne, qui évoque aujourd’hui un nouveau tour de passe-passe du maire. En cause : un projet pharaonique, la fameuse « plaine des jeux et des sports », servi avec une animation digne des plus grands illusionnistes. Mais soyons, pour une fois, raisonnables et objectifs. L’opposition serait-elle jalouse de ne pas y avoir pensé ? Évidemment non. Le maire lui-même sait parfaitement que ce projet ne verra jamais le jour. Il a simplement appliqué un vieux conseil : viser les étoiles pour, peut-être, atteindre la Lune. En l’espèce, je ne suis même pas certain qu’il décolle. En revanche, ce qu’il a parfaitement réussi, en jetant en pâture à l'oppositions un projet qu’un parc Disney n’aurait pas renié, c’est d’accaparer toute l’attention. Les critiques, les attaques, les débats se cristallisent sur la faisabilité, ou non, de ce g...