« Changeons Lavaur » Leurs 8 volontés passées au crible du bon sens Volonté n°4 : « Une ville où les enfants et les jeunes s’expriment, s’épanouissent et développent leur citoyenneté ». L’INSP ne renierait pas cette formulation. On est encore dans la grande purée de mots qui sonnent bien, mais qui ne disent rien en termes d’action. Ce n’est pas un programme. C’est un slogan. Et, au passage, ce n’est même pas vraiment le rôle du maire, qui n’a en la matière qu’une mission de facilitateur . Mais c’est vrai : ça fait très bien dans un paysage de campagne. On devine, en filigrane, l’idée d’un conseil municipal des jeunes. Pourquoi pas. Mais avec quelle formation ? Quel accompagnement ? Quelles missions concrètes ? Et surtout : quels retours pour ces jeunes qu’on mobilise, souvent avec beaucoup de bonne conscience et peu de résultats ? Là encore, c’est la bouteille à encre. « Changeons Lavaur » laisse chacun libre d’imaginer ce que cela pourrait vouloir dire. C’est confort...
La cathédrale, ou la foi dans le gouffre La cathédrale a été un gouffre dans la politique financière du maire. Certains diraient “la danseuse du maire”. Personnellement, j’ai du mal à imaginer le Jacquemart en tutu. Ce choix n’est pas une lubie de chroniqueur grincheux : il a été clairement pointé par la Chambre régionale des comptes. Les conséquences ont été actées. Les limites de la perfusion financière aussi. Lors de son dernier contrôle, la Chambre a rappelé que la dette de la commune était élevée, au-delà de ce qui est raisonnable, mais qu’elle avait été, en quelque sorte, tolérée pour tenir compte de la volonté du maire de “rendre à Lavaur son histoire” à travers ce bâtiment. Il y a bien eu des subventions. Il y a bien eu des sponsors. Il y a bien eu du mécénat. Mais après cet avertissement clair, après cette alarme formelle, le maire a continué. Et il continue. Avec, entre-temps, une petite pause nommée Bel Air. Soyons clairs : l’entretien de la cathédrale relève bien des compét...