On entend partout : "on ne peut rien faire" ! MAIS SI ! V oilà comment une opposition peut faire fonctionner la démocratie locale, même lorsqu'elle est très minoritaire. les droits de l'opposition ne sont pas des faveurs accordées par le maire. Ce sont des garanties du fonctionnement démocratique local. ACTE V — Mode d'emploi d'une opposition Pas une opposition qui cherche à empêcher la majorité de gouverner. Pas une opposition qui vote systématiquement contre. Pas une opposition qui transforme chaque conseil municipal en pugilat. Mais une opposition qui contrôle, questionne, propose et informe . Et en face, une majorité qui doit accepter les règles du jeu. Car le maire dispose du pouvoir exécutif, mais il n'est pas propriétaire de la commune . Il doit rendre compte. Informer. Permettre le débat. Répondre aux questions des élus. Donner accès aux informations nécessaires à l'exercice du mandat. Respecter les droits de l'opposition. Et...
Tous courbent l'échine. Pire : j'ai parfois le sentiment qu'ils finissent par trouver cela normal. Le GAT TO, les « écolos » du conseil municipal, persiflent sur les 90 % de circuit court annoncés par la majorité, sans jamais produire les chiffres permettant de vérifier cette affirmation. Je pourrais m'en indigner. Je le fais d'ailleurs régulièrement. Mais aujourd'hui, ce n'est pas mon sujet. Aujourd'hui, c'est la démocratie municipale qui me préoccupe. Et là, le spectacle est autrement plus inquiétant. Hier, devant le mur fraîchement refait de l'école Beltrame, le maire et deux de ses adjoints nous annonçaient tranquillement des mesures et des tarifs qui n'avaient pas encore été soumis au vote du conseil municipal. Le conseil se réunit ce soir. Alors une question toute simple : À quoi sert-il ? À enregistrer ? À applaudir ? À valider après coup ce qui a déjà été décidé et annoncé ? Si tel est le fonctionnement retenu, autant ê...