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Canicule : il est encore temps d'agir, mais autrement

La pétition a le mérite de rappeler que la situation est devenue urgente. C'est, au demeurant, son seul mérite ! Mais une pétition ne construit pas un programme d'investissement. Alors, que faire maintenant ? D'abord, ne pas attendre le prochain Rapport d'Orientations Budgétaires. Le travail doit commencer dès cet été. Le maire doit réunir la commission municipale compétente afin d'établir un état des lieux précis : quelles écoles sont les plus exposées ? quels bâtiments présentent les plus fortes contraintes thermiques ? quelles solutions sont envisageables ? quel calendrier est réaliste ? Cette phase de travail doit associer l'ensemble du conseil municipal, il semblerait si on en croit différents ROB qu'un diagnostic existerait, il doit être public. Le changement climatique n'est ni un sujet de majorité, ni un sujet d'opposition. C'est un sujet communal. À l'issue de cette concertation, un budget modificatif pourrait être présenté à l'a...
Articles récents

Bel Air : un choix politique qui interroge aujourd'hui

 La canicule remet aujourd'hui les écoles au cœur du débat. Et elle invite à relire certaines décisions prises ces dernières années. En 2024, la commune achète l'ensemble immobilier de Bel Air pour 4 050 000 € . Un investissement financé par l'emprunt, auquel s'ajouteront les coûts de fonctionnement et les actuels et futurs travaux d'adaptation d'un bâtiment construit en 1975. Dans le même temps, le Rapport d'Orientations Budgétaires annonçait, à chaque nouvelle fois, des actions en faveur des écoles : confort thermique, verdissement, diagnostics énergétiques... Ces orientations sont restées largement au stade des intentions. Aujourd'hui, des classes ferment sous l'effet de la chaleur. Ce rappel n'a rien d'anecdotique. Car un budget est toujours une affaire de priorités. Le choix d'investir massivement dans Bel Air a été assumé par le maire et sa majorité. L'opposition « Lavaur Citoyenne », pour sa part, ne s'y est pas o...

Canicule : les promesses étaient déjà dans les budgets

La canicule est désormais au cœur de l'actualité. Des parents témoignent des conditions devenues insupportables dans certaines écoles, au point d'entraîner des fermetures de classes. Le plus préoccupant est peut-être ailleurs. Ce sujet n'a rien d'une découverte. Un rapide retour dans les Rapports d'Orientations Budgétaires montre que, depuis plusieurs années déjà, la commune affiche les mêmes intentions. En 2022 : poursuite des travaux de confort thermique et acoustique dans les écoles ; verdissement des espaces publics et des cours d'école ; diagnostics thermiques et énergétiques. En 2023, les mêmes orientations reviennent. En 2024, s'ajoutent encore une campagne ambitieuse de plantation d'arbres et la poursuite des diagnostics. Puis, en 2026, le ROB annonce : « Dans les années à venir, réalisation de travaux visant à la transition énergétique des bâtiments... notamment les écoles. » Chaque année, les intentions sont réaffirmées. Chaque été, la chaleur ...

AFFAIRE SUIVI - Canicule : la pétition après le budget

La canicule était connue bien avant le vote du budget... Pourquoi attendre après pour se mobiliser ? On me reproche de ne pas avoir signé la pétition lancée par « Changeons Lavaur ». C'est exact. Et je ne la signerai pas. Non pas parce que le sujet serait sans importance. Bien au contraire. La protection des enfants face aux épisodes caniculaires est devenue une urgence. Mais précisément parce que le sujet est sérieux, il mérite mieux qu'une pétition tardive. Car les moments pour agir existent. Le premier est le Rapport d'Orientations Budgétaires. C'est là que se dessinent les priorités de la commune. C'est là que doivent être évoqués les investissements nécessaires et la programmation. C'est là que les élus peuvent demander : quelles écoles ? quels travaux ? quels montants ? quel calendrier ? Or le ROB 2026 se contente d'une formule aussi vague que peu rassurante : « Dans les années à venir, réalisation de travaux visant à la transition énergétique des bât...

AFFAIRE À SUIVRE - Canicule : les écoles attendent toujours

 La canicule. Un mot ? Non. Une réalité qui s'impose désormais chaque été. Une réalité qui concerne directement nos écoles, nos enfants et les personnels qui y travaillent. Pourtant, à Lavaur, le sujet semble avancer à la vitesse de la réflexion administrative. Lors du conseil municipal, l'adjointe en charge de l'Éducation a expliqué avoir visité des aménagements réalisés ailleurs afin d'évaluer l'intérêt des cours oasis. Conclusion : cela ne serait pas la solution. Étrange constat. Car pendant la campagne électorale, la majorité promettait : « Pergolas végétalisées dans nos écoles » « Îlots de fraîcheur naturels » « Protection des enfants lors des fortes chaleurs » Manifestement, ce qui constituait hier une solution est devenu aujourd'hui un sujet de réflexion. Et de réflexion... Et encore de réflexion. Pourtant, les années passent. Les épisodes caniculaires se multiplient. Les bâtiments scolaires ne rajeunissent pas. Et les cours continuent de chauffer. La mun...

Avocate... le nec plus ultra !

  Complément d'information Il faut reconnaître au maire une ouverture d'esprit peu commune. Après avoir choisi une avocate parisienne pour défendre la commune dans les recours dirigés contre le budget et la fiscalité locale, il s'avère que celle-ci figure parmi les signataires d'une tribune publiée par Franceinfo le 9 janvier 2025 à propos de l'A69. Dans ce texte, une centaine d'avocats et d'universitaires s'inquiètent de ce qu'ils considèrent comme les dérives de la justice environnementale et dénoncent notamment une « politique du fait accompli » où « tout est fait pour préserver les intérêts économiques » au détriment du droit. Les signataires réclament notamment davantage de démocratie participative, une suspension automatique de certains travaux lorsqu'un recours est déposé et une réforme des procédures contentieuses. Le choix est d'autant plus remarquable que des opposants municipaux reprochent précisément au maire une gouvernance peu p...

Le barreau local ? Pas à la hauteur !

  Consommer local Le fil rouge de la commande publique municipale. Enfin... presque. Pour défendre les intérêts de la commune devant le tribunal administratif de Toulouse, le maire a choisi de faire une exception à ses principes. Direction Paris. Pour répondre aux deux recours en annulation déposés contre le budget communal et, par ricochet, contre la délibération fixant la taxe foncière sur les propriétés bâties, les compétences vauréennes, tarnaises ou même toulousaines ne semblent manifestement pas suffisantes. Il fallait donc traverser la moitié du pays pour trouver l'oiseau rare. Le dossier, il est vrai, présente une difficulté exceptionnelle : expliquer à un juge administratif comment a été élaboré le budget de la commune à partir d'un rapport d'orientation budgétaire fantomatique. Les contribuables apprécieront sans doute ce bel hommage rendu aux talents locaux. Quant au requérant, il découvre avec une certaine émotion qu'il faut désormais mobiliser le barreau pa...