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« Lavaur Citoyenne » : le bilan de l’inaction - 1

« Lavaur Citoyenne » s’est livrée à un exercice en apparence simple : faire le bilan de six années de mandat. À la lecture, on comprend vite que le document suit en réalité deux pistes bien distinctes : – la première, celle de leurs propres impérities, de leur inactivité et de leur vacuité politique ; – la seconde, celle d’un catalogue de griefs contre la mandature Carayon. Le tout est sous-tendu par la nouvelle devise de campagne sous l’étiquette « Changeons Lavaur » : la confiance naît de la vérité . C’est ambitieux. Dommage que le texte soit truffé de contre-vérités. Premier chapitre de ce pensum : l’urbanisme. Un monument à la gloire de leurs échecs, de leurs tergiversations et de leurs indécisions. Bref, un résumé assez fidèle de leur incompétence. Quand « Lavaur Citoyenne » affirme que le maire n’a pas communiqué sur l’église Saint-François ou sur le Chai des Clauzades, c’est faux. Il y a eu des communications en conseil municipal, et des affichages des décisions d’interdi...
Articles récents

Que leurs volontés soient faites - volonté 6

« Changeons Lavaur » Leurs 8 volontés passées au crible du bon sens Volonté n°6 : « Réduire la dette » Elle ne voudrait quand même pas l’aggraver. Cette volonté est d’ailleurs partagée par les deux autres listes. C’est dire si elle est audacieuse. Le maire sortant, espérons pouvoir passer du participe présent au participe passé dès le 15 mars, a récemment expliqué qu’« il faut faire des économies ». Dont acte. Il est même passé à l’action en proposant… une « plaine des loisirs et des sports » ! Un projet cyclopéen, s’il en est. Allez, encore 5 à 6 millions, pour peu qu’il arrive à faire sortir le projet de la maquette animée pour le poser, un jour, dans le monde réel. Il va devoir faire ce que son premier adjoint ne sait pas faire : pousser les murs. Il nous vend des rêves. C’est louable. Dommage qu’ils arrivent après nous avoir plongés dans des cauchemars budgétaires. La liste « Pour Lavaur Tout Simplement », elle, propose au moins une démarche rationnelle : un audit. Ce qui a ...

Dossier finances - 2 - les intérêts de la dette

  La dette, et l’argent qui s’évapore Les emprunts génèrent… des intérêts. Évidence, diront certains. Et pourtant, c’est précisément ce que « Changeons Lavaur » oublie quand elle se contente de ressasser le chiffre de l’encours. Car l’encours ne dit rien de l’ argent jeté par les fenêtres . Or les intérêts, eux, sont bien réels. Et ils pèsent lourd dans un budget mais sont invisibles dans l'encourt, dans les 30 millions de « Changeons Lavaur ». Nous savons désormais que le maire a emprunté 43,5 millions d’euros entre 2000 et 2024 . Pendant cette même période, la commune a remboursé… environ 13 millions d’euros d’intérêts . Treize millions. Pour rien. Pour les banques. Même avec un taux moyen relativement modéré, autour de 2,5 % par an, les petites rivières ont fait un torrent. Un torrent qui emporte nos impôts dans des choix dont Bel Air est aujourd’hui l’exemple le plus parlant. Car Bel Air, ce n’est pas seulement une décision mal préparée et un investissement contestabl...

Dossier finances - 1 - les emprunts

  Rétablir la vérité sur les emprunts « Changeons Lavaur » a voulu faire le buzz avec sa bougie : 30 ans de mandat, 30 millions de dettes . C’est simple, c’est frappant, c’est mobilisateur. Mais quand on prend le temps de réfléchir, il faut bien reconnaître que c’est… très loin de la vérité. C’est surtout une approche simpliste . Les écolos auteurs de cette bévue ont confondu une chose essentielle : l’encours de la dette et le montant réellement emprunté . Or l’encours, ce n’est pas ce qu’a emprunté la commune. C’est ce qui reste après les remboursements, y compris les intérêts de la dette. Le jeu normal des annuités fausse complètement la lecture si on l’utilise comme s’il s’agissait des emprunts cumulés. Mais évidemment, le maire ne s’est pas inscrit en faux. Et pour cause : la réalité est d’une toute autre ampleur. Carayon, notre maire, le magicien de Lavaur, a en réalité emprunté… 43,5 millions d’euros entre 2000 et 2024 . Ce chiffre est validé en croisant deux so...

Que leurs volontés soient faites - volonté 5

  « Changeons Lavaur » Leurs 8 volontés passées au crible du bon sens Volonté n°5 : « Moins souffrir de l’impact des canicules » Terriblement réductrice, cette volonté. On ne parle pas d’un petit désagrément saisonnier, mais des effets du changement climatique . Et « Changeons Lavaur » choisit de ne regarder qu’un seul symptôme : la canicule. Ils n’ont pas mis le nez dehors ces derniers jours ? Ils n’ont pas vu que le changement climatique, ce n’est pas seulement le thermomètre qui grimpe ? C’est aussi le vent qui arrache, la pluie qui noie les routes et les accès, les réseaux électriques fragilisés, les infrastructures mises à genoux, et les services publics sous tension. Non, tout ça, on oublie ? On se contente de parler du chaud, comme si le reste n’existait pas ? Juste pour se gausser des ventilateurs du maire ! Ils auraient pu parler d’adaptation aux événements climatiques . Ils auraient pu décrire des actions concrètes . Ils auraient pu expliquer une stratégie...

Que leurs volontés soient faites - volonté 4

  « Changeons Lavaur » Leurs 8 volontés passées au crible du bon sens Volonté n°4 : « Une ville où les enfants et les jeunes s’expriment, s’épanouissent et développent leur citoyenneté ». L’INSP ne renierait pas cette formulation. On est encore dans la grande purée de mots qui sonnent bien, mais qui ne disent rien en termes d’action. Ce n’est pas un programme. C’est un slogan. Et, au passage, ce n’est même pas vraiment le rôle du maire, qui n’a en la matière qu’une mission de facilitateur . Mais c’est vrai : ça fait très bien dans un paysage de campagne. On devine, en filigrane, l’idée d’un conseil municipal des jeunes. Pourquoi pas. Mais avec quelle formation ? Quel accompagnement ? Quelles missions concrètes ? Et surtout : quels retours pour ces jeunes qu’on mobilise, souvent avec beaucoup de bonne conscience et peu de résultats ? Là encore, c’est la bouteille à encre. « Changeons Lavaur » laisse chacun libre d’imaginer ce que cela pourrait vouloir dire. C’est confort...

Cathédrale Saint Alain

La cathédrale, ou la foi dans le gouffre La cathédrale a été un gouffre dans la politique financière du maire. Certains diraient “la danseuse du maire”. Personnellement, j’ai du mal à imaginer le Jacquemart en tutu. Ce choix n’est pas une lubie de chroniqueur grincheux : il a été clairement pointé par la Chambre régionale des comptes. Les conséquences ont été actées. Les limites de la perfusion financière aussi. Lors de son dernier contrôle, la Chambre a rappelé que la dette de la commune était élevée, au-delà de ce qui est raisonnable, mais qu’elle avait été, en quelque sorte, tolérée pour tenir compte de la volonté du maire de “rendre à Lavaur son histoire” à travers ce bâtiment. Il y a bien eu des subventions. Il y a bien eu des sponsors. Il y a bien eu du mécénat. Mais après cet avertissement clair, après cette alarme formelle, le maire a continué. Et il continue. Avec, entre-temps, une petite pause nommée Bel Air. Soyons clairs : l’entretien de la cathédrale relève bien des compét...