L'urgence ne réfléchit pas Le chemin va être long, très long, sur la route caniculaire du changement climatique. Des actions figuraient dans le programme de « Lavaur l'Heureuse ». Elles auraient pu donner le ton d'une volonté d'agir, de prendre en compte les bouleversements climatiques et leurs conséquences pour les Vauréens. Mais les récentes réunions du conseil municipal laissent malheureusement peu de place à l'espoir. Le retard s'accentue. Et ce retard devient terriblement préjudiciable. Les écoles sont évidemment en première ligne. Les cours Oasis ne constitueraient pas une solution ? Une réflexion serait encore nécessaire ? Pourquoi pas. Mais pendant que l'on réfléchit, la canicule, elle, ne réfléchit pas. Elle frappe, de plus en plus souvent et de plus en plus fort. Les écoles ne sont d'ailleurs pas les seules concernées. Les structures communales, les bâtiments administratifs, les équipements sociaux, les services publics devront eux aussi s...
Quand la ville peint des fleurs pendant que les écoles suffoquent… Si le ridicule tuait, le conseil municipal serait en deuil. Il fallait oser. En pleine canicule, alors que les températures rendent toujours plus préoccupante la situation des enfants dans des écoles surchauffées, la Ville nous offre… des fleurs peintes sur la chaussée. Deux élues, pinceaux à la main, viennent ainsi nous expliquer, à leur manière, que la municipalité agit pour rendre la ville plus agréable. Formidable. Pendant ce temps, les parents d'élèves demandent des solutions concrètes pour que les enfants puissent supporter la chaleur dans les classes. Et que répond-on ? « On réfléchit. » Voilà donc la grande politique municipale d'adaptation au changement climatique : on réfléchit pour les écoles et on dessine dans les rues. Après le refus ou le report des véritables aménagements végétalisés, des « cours oasis » et autres dispositifs permettant réellement de lutter contre les îlots de chaleur...