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Subventions associatives : le maire fait les comptes… et les noms !

 Le maire écrit aux associations pour leur annoncer le montant de la subvention que le conseil municipal vient de leur attribuer. Fort bien. Mais dans son courrier, il prend également soin de préciser les noms des élus qui se sont abstenus . Voilà une curieuse conception de l'information municipale. Soyons parfaitement clairs : les élus de Pour Lavaur Tout Simplement ont assumé leur vote. Ils l'ont expliqué en conseil municipal. Leur abstention ne portait ni sur le principe du soutien aux associations, ni sur les associations bénéficiaires, ni sur les montants attribués . Elle portait sur les conditions d'attribution et leur manque de transparence . Et le vote était public. Le procès-verbal permettra à chacun de savoir qui a voté quoi. Alors pourquoi ce petit rappel nominatif dans un courrier adressé aux associations ? Informer ? Ou désigner ? La frontière est ténue. Le maire qui se présente volontiers comme « le maire de tous les Vauréens » aurait dû se contenter...
Articles récents

40°3

  À Lavaur. Et visiblement nulle part ailleurs. 40°3. Record de température. Des écoles qui surchauffent. Des parents qui demandent des solutions. L'adjointe qui explique qu'elle réfléchit. Et pendant ce temps… le conseil municipal réfléchit lui aussi. Mais pas tout à fait au même sujet. Le conseil disposait d'un supplément de recettes lié au rééquilibrage du fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales. Une recette non budgétée, donc. Une occasion de faire quelque chose. Quelque chose pour les écoles ? Non. Pour lutter contre les effets de la canicule ? Non. Pour engager enfin les aménagements promis, ventilateurs plafonniers, films sur les fenêtres. Il faut encore réfléchir. Le conseil a choisi d'abonder la ligne budgétaire consacrée aux subventions destinées à « soutenir et accompagner la vie associative » . À 40°3, chacun ses priorités. Du pain et des jeux. Et surtout, qu'on ne se méprenne pas : je ne reproche évidemment...

Un nouveau DGS pour Lavaur

 Le directeur général des services de la ville de Lavaur a fait valoir ses droits à la retraite. La ville doit donc lui trouver un successeur. Et, manifestement, elle sait déjà s'y prendre. L'offre de recrutement a été publiée en juin 2026, tandis que la délibération autorisant le recrutement est intervenue le 6 septembre. Trois mois d'avance : à Lavaur, même le recrutement sait anticiper ! J'en vois déjà certains, au fond de la salle, qui sourient. Ben quoi ? Le don de voyance n'est pas interdit. Et puis, après tout, pourquoi attendre une délibération pour commencer à chercher quelqu'un ? Passons. Le plus intéressant est peut-être ailleurs. L'annonce nous apprend que la ville est « multi-labellisée » . Très bien. Mais le futur candidat ne saura pas, à la lecture de l'annonce, combien d'agents il aura à encadrer. Il ne saura pas davantage quelle est la situation financière de la collectivité, ni l'importance de sa dette. Et surtout...

Ah, les subventions aux associations !

 Depuis qu'ils siègent, les élus de « Lavaur Citoyenne » , devenue depuis, par un heureux tour de passe-passe, « Changeons Lavaur » , n'ont eu de cesse de dénoncer l'opacité des règles d'attribution des subventions aux associations. Le maire et ses adjointes ont, de leur côté, juré leurs grands dieux que tout était parfaitement transparent. Dont acte. Il faut croire que la démonstration a fini par convaincre « Changeons Lavaur »… Puisque ses élus ont, comme à l'habitude, voté « pour » les attributions proposées. Voilà qui est rassurant. Ou qui mérite peut-être qu'on s'interroge encore un peu. Car il m'en souvient, notamment, d'une attribution pour le moins curieuse et d'un montant suffisamment significatif pour mettre à l'épreuve la rigueur annoncée des procédures. Mécénat ou subvention ? J'avais consacré une chronique à cette question en 2024. Un trio de quadras décide alors de relever un défi sportif avec un alibi humanitaire...

Abondance de dettes… ou abondance d'engagements ?

Abondance d'engagements Il ne s'agit pas ici de refaire le procès du cinéma. Il s'agit simplement de regarder ce que le conseil municipal vient de décider et, surtout, ce que cette décision ajoute aux engagements financiers de la commune. L'ARAC a contracté un emprunt de 2,530 millions d'euros pour financer le complexe cinématographique. L'organisme prêteur demande une garantie ? La commune la donne. Rien d'exceptionnel en soi : le Code général des collectivités territoriales encadre les garanties d'emprunt accordées par les communes et leur impose des règles prudentielles. Mais le dossier mérite d'être regardé de plus près. Car la commune est elle-même bénéficiaire de l'équipement et rembourse le financement à travers le Loyer Travaux . Et le contrat de partenariat est parfaitement explicite : « Le Loyer Travaux constitue une dette financière. » Difficile d'être plus clair. Nous ne sommes donc pas face à un simple loyer immobi...

Etre élu, avoir des droits et des obligations !

Ne pas faire de l'opposition un théâtre du NON,  mais un contre-pouvoir documenté, constructif et exigeant parce que l'opposition a des droits : Le droit de savoir :  obtenir les documents, demander les informations, vérifier les chiffres. Le droit de questionner  : transformer une question politique en question précise, documentée et difficile à esquiver. Le droit de proposer  : ne pas seulement critiquer un projet, présenter une alternative chiffrée et réaliste. Le droit d'alerter  : marchés publics, patrimoine, sécurité, accessibilité, finances, urbanisme… Le droit de contrôler  : comparer les engagements annoncés avec les réalisations et les budgets. Le devoir de lire  : délibérations, ROB, budget, annexes, marchés, rapports : le vrai pouvoir de l'opposition commence souvent dans les documents que personne ne lit. Le devoir de construire  : travailler sur plusieurs années, pas seulement réagir à ...

Pas touche !

  À Lavaur, touche pas à mon pouvoir ! La communauté de communes envisage de récupérer quelques pouvoirs de police des maires. Et voilà que notre maire s'y oppose. Mais qui ose donc vouloir déposséder le maire de ses pouvoirs ? Crime de lèse-Carayon ! Pas question de partager. Il s'arc-boute sur ses quelques pouvoirs de police. Après tout, à quoi servent les responsabilités si on ne peut pas montrer qu'on est le chef ? Se projeter dans un cadre intercommunal, mutualiser, disposer de moyens plus larges et d'une organisation potentiellement plus réactive ? Très peu pour lui. À l'heure où certains regardent déjà vers le Sénat, il semble surtout regarder… vers son fauteuil de maire. Chef un jour, chef toujours !