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Ah, les subventions aux associations !

 Depuis qu'ils siègent, les élus de « Lavaur Citoyenne » , devenue depuis, par un heureux tour de passe-passe, « Changeons Lavaur » , n'ont eu de cesse de dénoncer l'opacité des règles d'attribution des subventions aux associations. Le maire et ses adjointes ont, de leur côté, juré leurs grands dieux que tout était parfaitement transparent. Dont acte. Il faut croire que la démonstration a fini par convaincre « Changeons Lavaur »… Puisque ses élus ont, comme à l'habitude, voté « pour » les attributions proposées. Voilà qui est rassurant. Ou qui mérite peut-être qu'on s'interroge encore un peu. Car il m'en souvient, notamment, d'une attribution pour le moins curieuse et d'un montant suffisamment significatif pour mettre à l'épreuve la rigueur annoncée des procédures. Mécénat ou subvention ? J'avais consacré une chronique à cette question en 2024. Un trio de quadras décide alors de relever un défi sportif avec un alibi humanitaire...
Articles récents

Abondance de dettes… ou abondance d'engagements ?

Abondance d'engagements Il ne s'agit pas ici de refaire le procès du cinéma. Il s'agit simplement de regarder ce que le conseil municipal vient de décider et, surtout, ce que cette décision ajoute aux engagements financiers de la commune. L'ARAC a contracté un emprunt de 2,530 millions d'euros pour financer le complexe cinématographique. L'organisme prêteur demande une garantie ? La commune la donne. Rien d'exceptionnel en soi : le Code général des collectivités territoriales encadre les garanties d'emprunt accordées par les communes et leur impose des règles prudentielles. Mais le dossier mérite d'être regardé de plus près. Car la commune est elle-même bénéficiaire de l'équipement et rembourse le financement à travers le Loyer Travaux . Et le contrat de partenariat est parfaitement explicite : « Le Loyer Travaux constitue une dette financière. » Difficile d'être plus clair. Nous ne sommes donc pas face à un simple loyer immobi...

Etre élu, avoir des droits et des obligations !

Ne pas faire de l'opposition un théâtre du NON,  mais un contre-pouvoir documenté, constructif et exigeant parce que l'opposition a des droits : Le droit de savoir :  obtenir les documents, demander les informations, vérifier les chiffres. Le droit de questionner  : transformer une question politique en question précise, documentée et difficile à esquiver. Le droit de proposer  : ne pas seulement critiquer un projet, présenter une alternative chiffrée et réaliste. Le droit d'alerter  : marchés publics, patrimoine, sécurité, accessibilité, finances, urbanisme… Le droit de contrôler  : comparer les engagements annoncés avec les réalisations et les budgets. Le devoir de lire  : délibérations, ROB, budget, annexes, marchés, rapports : le vrai pouvoir de l'opposition commence souvent dans les documents que personne ne lit. Le devoir de construire  : travailler sur plusieurs années, pas seulement réagir à ...

Pas touche !

  À Lavaur, touche pas à mon pouvoir ! La communauté de communes envisage de récupérer quelques pouvoirs de police des maires. Et voilà que notre maire s'y oppose. Mais qui ose donc vouloir déposséder le maire de ses pouvoirs ? Crime de lèse-Carayon ! Pas question de partager. Il s'arc-boute sur ses quelques pouvoirs de police. Après tout, à quoi servent les responsabilités si on ne peut pas montrer qu'on est le chef ? Se projeter dans un cadre intercommunal, mutualiser, disposer de moyens plus larges et d'une organisation potentiellement plus réactive ? Très peu pour lui. À l'heure où certains regardent déjà vers le Sénat, il semble surtout regarder… vers son fauteuil de maire. Chef un jour, chef toujours !

La charte... plus fort qu'un règlement !

 Pourquoi commenter la réglementation ? C'est beaucoup de s'y tenir, la charte qui découle des textes et particulièrement du CGCT :

Acte VI - Mode d'emploi de la démocratie

On entend partout : "on ne peut rien faire" !  MAIS SI ! V oilà comment une opposition peut faire fonctionner la démocratie locale, même lorsqu'elle est très minoritaire. les droits de l'opposition ne sont pas des faveurs accordées par le maire. Ce sont des garanties du fonctionnement démocratique local. ACTE V — Mode d'emploi d'une opposition Pas une opposition qui cherche à empêcher la majorité de gouverner. Pas une opposition qui vote systématiquement contre. Pas une opposition qui transforme chaque conseil municipal en pugilat. Mais une opposition qui contrôle, questionne, propose et informe . Et en face, une majorité qui doit accepter les règles du jeu. Car le maire dispose du pouvoir exécutif, mais il n'est pas propriétaire de la commune . Il doit rendre compte. Informer. Permettre le débat. Répondre aux questions des élus. Donner accès aux informations nécessaires à l'exercice du mandat. Respecter les droits de l'opposition. Et...

Pas un ne moufte !

Tous courbent l'échine. Pire : j'ai parfois le sentiment qu'ils finissent par trouver cela normal. Le GAT TO, les « écolos » du conseil municipal, persiflent sur les 90 % de circuit court annoncés par la majorité, sans jamais produire les chiffres permettant de vérifier cette affirmation. Je pourrais m'en indigner. Je le fais d'ailleurs régulièrement. Mais aujourd'hui, ce n'est pas mon sujet. Aujourd'hui, c'est la démocratie municipale qui me préoccupe. Et là, le spectacle est autrement plus inquiétant. Hier, devant le mur fraîchement refait de l'école Beltrame, le maire et deux de ses adjoints nous annonçaient tranquillement des mesures et des tarifs qui n'avaient pas encore été soumis au vote du conseil municipal. Le conseil se réunit ce soir. Alors une question toute simple : À quoi sert-il ? À enregistrer ? À applaudir ? À valider après coup ce qui a déjà été décidé et annoncé ? Si tel est le fonctionnement retenu, autant ê...