Quand tout est mélangé, plus personne ne comprend rien Lors du dernier conseil municipal, il fut beaucoup question du budget. Et surtout des dettes. Insatisfaite de la réponse du maire – ou plutôt de son absence de réponse précise, exercice dans lequel il excelle depuis plusieurs décennies – la liste « Changeons Lavaur » a choisi de saisir la presse. Résultat : le débat public ressemble désormais à une soupe dans laquelle on mélange allègrement dette, engagements financiers, ligne de trésorerie, cautionnements et provisions diverses. À la fin, tout le monde parle de millions imaginaires, personne ne sait réellement de quoi il parle, et le citoyen est prié de s'inquiéter selon "Changeons Lavaur" au paroxysme de son bashing Carayon ou de se rassurer selon le maire en regard de ses très fumeuses explications ! Essayons donc d'y voir clair. La dette Commençons par le plus simple. L'encours de la dette est connu. Il est public. Il figure dans les documents budgétaires ...
Une pétition est généralement destinée à obtenir quelque chose. C'est même son principe. Encore faut-il que ce quelque chose n'ait pas déjà été accordé. Ainsi, « Changeons Lavaur » lance une pétition pour réclamer des mesures contre les effets de la canicule dans les écoles. L'intention est louable. Le problème est que le maire a déjà fait droit à l'examen de la proposition d'amendement de l'opposition de 200 000 € et que la commission compétente doit examiner les solutions lors de sa prochaine réunion. C'est le fonctionnement normal d'une démocratie ! Autrement dit : la pétition demande ce qui est déjà engagé. Un concept original. Les pétitionnaires peuvent donc gagner du temps et imprimer directement sur leurs tracts : « Victoire ! Nous avons obtenu ce qui avait déjà été décidé. » Il fallait y penser. Mais à force de brasser du vent, surtout en période de canicule, il est heureux que les pétitions ne soient pas soumises à la taxe carbone.