Une pétition est généralement destinée à obtenir quelque chose. C'est même son principe. Encore faut-il que ce quelque chose n'ait pas déjà été accordé. Ainsi, « Changeons Lavaur » lance une pétition pour réclamer des mesures contre les effets de la canicule dans les écoles. L'intention est louable. Le problème est que le maire a déjà fait droit à l'examen de la proposition d'amendement de l'opposition de 200 000 € et que la commission compétente doit examiner les solutions lors de sa prochaine réunion. C'est le fonctionnement normal d'une démocratie ! Autrement dit : la pétition demande ce qui est déjà engagé. Un concept original. Les pétitionnaires peuvent donc gagner du temps et imprimer directement sur leurs tracts : « Victoire ! Nous avons obtenu ce qui avait déjà été décidé. » Il fallait y penser. Mais à force de brasser du vent, surtout en période de canicule, il est heureux que les pétitions ne soient pas soumises à la taxe carbone.
Il faudra bien qu'un jour « Changeons Lavaur » explique comment on peut soutenir une chose pendant une campagne électorale et défendre exactement l'inverse quelques mois plus tard. Car enfin, les écrits existent. Ils indiquaient eux-mêmes : « Nous estimons que notre programme représente un volume d'investissement de 25 millions d'euros sur sept ans. » Et ils ajoutaient : « Ce volume est réalisable au vu de la situation financière de la commune. » Les mots ont un sens. 25 millions d'investissements, 3,5 M€ par an pendant 7 ans ! Réalisables. Compte tenu de la situation financière. Dans le même temps, leurs alliés écologistes animaient le marché autour d'un slogan : « 30 ans, 30 millions de dettes » L'approximation du chiffre importe peu. Le message était clair : la dette était devenue l'argument central de leur campagne. Résumons. D'un côté : la dette serait insupportable ; la situation financière serait inquiétante. De l...