Je ne suis pas intelligent. Ce matin, dans ma boîte aux lettres, la confirmation. Le tract de « Changeons Lavaur » m’apprend que je ne suis pas du bon côté de l’intelligence. Je cite : « Nous faisons confiance à l’intelligence des Vauréens et des Vauréennes. » Formidable. Donc, par déduction simple : si vous ne votez pas pour eux… vous manquez d’intelligence, vous êtes des benêts. C’est mathématique. Je m’incline. À Lavaur, nous sommes donc plusieurs milliers d’imbéciles potentiels. Je m’en remettrai. Il faut reconnaître à « Changeons Lavaur » une constance : ils aiment distribuer les bons points. Hier, ils étaient chefs d’entreprise brillants, animateurs associatifs émérites, gestionnaires éclairés. Aujourd’hui, ils sont les gardiens officiels de l’intelligence municipale. Un peu d’élite, beaucoup de pédagogie. Mais au fond, qui sont les sots ? Peut-on être qualifié d’imbécile parce qu’on vote autrement ? Ou parce qu’on considère qu’une élection municipale… doit p...
Ce qu’ils acceptent… En se rangeant derrière Carayon, les colistiers ne signent pas seulement une candidature. Ils signent une méthode, ils s'engagent à suivre un chef de file clairement marqué à l'extrême droite. Ils acceptent le fonctionnement maison : le projet d’abord, les études ensuite. L’annonce en fanfare, les chiffres en sourdine. La maquette avant le plan. La plaine des jeux et des sports devient donc leur projet. Entièrement. Un projet dont personne n’a encore vu la moindre étude sérieuse de faisabilité. Ni technique. Ni financière. Ni même spatiale. Un simple coup d’œil au parcellaire aurait pourtant pu susciter quelques interrogations. À moins que Lavaur ne s’apprête à inaugurer le premier terrain de football en duplex. Côté finances, la promesse de 70 % de subventions est séduisante. Optimiste. Presque lyrique. Les dossiers récents, eux, parlent plutôt de 10 à 15 %. Parfois moins. Parfois rien. Mais l’esprit d’équipe, c’est important. Et l’es...