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Coup de gueule — Quand la rigueur disparaît

Par la voix de l’une de ses composantes, les écologistes, « Changeons Lavaur » s’est livré ces derniers jours à un numéro indigne. La venue du sénateur Folliot auprès de « Pour Lavaur Tout Simplement » a fait un peu de bruit. Soit. Mais la manipulation à laquelle se livre cet écologiste est malsaine, comme toute citation sortie de son contexte. Laisser croire que Simone de Beauvoir aurait affirmé, de manière péremptoire, « Les types qui se déclarent apolitiques sont fatalement des réactionnaires » n’est pas seulement approximatif : c’est intellectuellement malhonnête. Dans Les Mandarins (1954), roman qui restitue avec finesse le climat intellectuel de l’après-guerre et les débats autour du communisme, cette phrase est prononcée par un personnage , dans un contexte précis, conflictuel, argumenté. La sortir de là, sans expliquer ni ce qui la précède ni ce qui la suit, est tout simplement pitoyable. Rappelons une chose simple : être apolitique , c’est se tenir en dehors de la ...
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Brève de comptoir - encore un mensonge !

🪑 Brève de comptoir — Quelle erreur ! Il est tellement sûr de gagner les élections qu’il ne prend même plus la peine de mettre ses actes en accord avec ses paroles. Il ne nous prend pas pour des perdreaux de l’année… Non, il nous prend pour des simplets. Sommes-nous vraiment tous assez benêts pour croire ce qu’il dit ? Rappelez-vous : « Achetez local ! » qu’il répète. Et voilà qu’on apprend que les jolis calepins offerts lors des vœux ont été fabriqués en Chine. En Chine. On croit rêver. Même pas la décence de faire travailler des artisans de Lavaur. Pas forcément pour des calepins, d’ailleurs : il y avait mille autres idées possibles. Ou mieux encore : pas de cadeau du tout. Vu l’état du budget, ça aurait été une excellente idée aussi. Un maire ordinaire dans une situation financière aussi désespérée n'aurait pas offert de gadget ! Mais non. Le constat est simple : dire « achetez local » et offrir du made in China, c’est prendre ses concitoyens pour ce qu’ils ne sont pas....

L’immobilier vauréen, la déliquescence

📰 L’immobilier vauréen Chronique 2 — Le paraître et l’abandon Pendant que le maire ordinaire aurait consacré ses budgets à l’entretien et à la maintenance du patrimoine communal, Bernard Carayon, lui, surfait sur le paraître. On ne peut lui reprocher son obstination à réhabiliter la cathédrale Saint-Alain. La Chambre régionale des comptes a d’ailleurs validé ce choix, estimant qu’il pouvait contribuer à rendre à Lavaur son éclat et à développer le tourisme. J’ai posé comme principe de ne pas polémiquer. Je m’en tiendrai donc à cette analyse, même si les retombées de ce tourisme prétendument débridé restent, à ce jour, difficilement perceptibles. Pendant ce temps, les voiries se dégradaient. Il y eut surtout des oublis coupables, conséquence directe de l’absence de plans pluriannuels d’investissement. Le maire s’est toujours refusé à cette programmation, qu’il associait volontiers à un socle qu’il qualifiait de bolchévique, lui préférant le hasard des réalisations au coup par coup. ...

L’immobilier vauréen

Chronique 1 — L’héritage négligé L’immobilier vauréen est un domaine dans lequel le maire sortant couvre, en réalité, une somme impressionnante de décisions, toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Pour comprendre, il faut revenir au début. 1995. Lavaur est sans doute heureuse. Très heureuse même. Mais endormie. Un sommeil paisible, celui d’une cité au patrimoine historique conséquent, mais sans véritable renommée. Une dette acceptable 40 millions de francs avec une extinction sur 8 ans, un peu en dessous de la moyenne de la strate (commune de - de 10 000 h) Bernard Carayon arrive alors aux affaires. Il est tarnais, mais pas vauréen. Il a de l’allant, du dynamisme, porté par une réputation gaullienne teintée d’un soupçon lepéniste, de quoi incarner le changement face à une municipalité plutôt marquée à gauche. Il va casser la baraque. En réalité, il va surtout la laisser se désagréger, préférant consacrer son énergie à des actions directement liées aux réseaux...

Brève de comptoir - il nargue !

🪑 Brève de comptoir Comme quoi, on peut dire une chose… et être exactement l’inverse. Le maire appuie sa candidature sur deux priorités : SAVOIR FAIRE VOULOIR FAIRE Cela fait pourtant trente ans qu’il nous démontre qu’il ne sait pas faire et qu’il ne veut pas faire . Il ajoute, avec un rien de provocation : « Notre expérience, votre sécurité » Curieuse sécurité, quand depuis des années immeubles et voiries sont laissés à l’abandon. Et puisqu’il reprend le slogan d’un concurrent... « Tout simplement » — il devrait, tout simplement, ne pas se représenter. Donner enfin une chance à Lavaur de se remettre de dépenses faramineuses, de décisions inspirées d’une droite extrême assumée, et surtout d’un mode de gestion qu’il ne sait pas conduire et qu’il ne veut manifestement pas corriger. Pour le reste, j’ai entrepris de vous en parler cette semaine, à travers une série de chroniques placées sous le sceau de la sincérité et de la franchise. Mais rassurons-nous : tout...

La ville sous surveillance

Alors qu’il est incontestable que Lavaur est une ville sereine, que le crime organisé n’a pas désorganisé la vie citadine, il a pourtant été décidé, sous l’impulsion du maire, d’installer un dispositif de vidéoprotection. Le coût de ces équipements, tant à l’investissement qu’au fonctionnement, est régulièrement dénoncé par la Cour des Comptes. Au demeurant la fiche d'opération retraçant ces équipements est un indicateur de la démesure de cette politique pseudo sécuritaire ! Et rien ne démontre, à ce jour, que leur présence modifie durablement le comportement d’hypothétiques délinquants. Il faut sans doute imaginer une sorte de chaîne de traçabilité des malfaiteurs, qui pourraient être suivis lorsqu’ils traversent Lavaur, de caméra en caméra, comme dans une série télévisée à petit budget. Cela étant, quelques dispositifs installés sur les axes principaux, aux abords des écoles, du collège ou du lycée, peuvent constituer une aide ponctuelle aux forces de l’ordre. Un maire respo...

Ce que nous lui devons. Vraiment.

Bientôt sera présenté aux citoyens le projet pour « Lavaur l’heureuse » , porté par la liste désormais déclarée du maire sortant. Que Lavaur soit heureuse, c’est une intention louable. Mais cela ne veut pas dire grand-chose. Car ce qui importe réellement, ce n’est pas que la ville le soit, mais que les Vauréennes et les Vauréens le deviennent. La lettre du maire vient nous expliquer combien il nous est dévoué. Elle dresse rapidement la liste de ce qui a été réalisé, de ce que les citoyens lui devraient, parfois même de ce qu’ils lui devraient encore. Une sorte d’ode à la gloire municipale. C’est précisément à cela que les chroniques à venir s’intéresseront. Non pour nier ce qui a été fait au cours de ses cinq mandats, ce serait absurde, mais pour tenter un exercice rarement proposé aux citoyens : rapporter chaque réalisation à une question simple. Qu’est-ce qui relève réellement de l’action exceptionnelle d’un homme, et qu’est-ce qui aurait été accompli par n’importe quel maire...