Consommer local Le fil rouge de la commande publique municipale. Enfin... presque. Pour défendre les intérêts de la commune devant le tribunal administratif de Toulouse, le maire a choisi de faire une exception à ses principes. Direction Paris. Pour répondre aux deux recours en annulation déposés contre le budget communal et, par ricochet, contre la délibération fixant la taxe foncière sur les propriétés bâties, les compétences vauréennes, tarnaises ou même toulousaines ne semblent manifestement pas suffisantes. Il fallait donc traverser la moitié du pays pour trouver l'oiseau rare. Le dossier, il est vrai, présente une difficulté exceptionnelle : expliquer à un juge administratif comment a été élaboré le budget de la commune à partir d'un rapport d'orientation budgétaire fantomatique. Les contribuables apprécieront sans doute ce bel hommage rendu aux talents locaux. Quant au requérant, il découvre avec une certaine émotion qu'il faut désormais mobiliser le barreau pa...
La démocratie, ce n'est pas un jeu de rôles La démocratie est une affaire trop sérieuse pour être abandonnée aux habitudes. Depuis trente ans, le maire gouverne comme si la commune lui appartenait. Les annonces succèdent aux annonces, les promesses aux promesses, et les réalisations aux factures. Lorsqu'un projet est pertinent pour la qualité de vie des Vauréens, son coût, lui, est souvent à la hauteur de l'ambition affichée. Le cinéma en est l'illustration la plus éclatante. Face à cela, « Changeons Lavaur » joue un rôle devenu familier : critiquer. Critiquer est utile. Encore faut-il proposer. Sur la question de la canicule dans les écoles, voilà qu'apparaît une pétition accompagnée d'une demande de 200 000 €. Très bien. Mais pour quels travaux ? Dans quelles écoles ? Selon quelles priorités ? Avec quelles conséquences sur les autres investissements ? La voirie considérée par l'opposition elle-même comme une variable d'ajustement, sert de tirel...