Depuis qu'ils siègent, les élus de « Lavaur Citoyenne » , devenue depuis, par un heureux tour de passe-passe, « Changeons Lavaur » , n'ont eu de cesse de dénoncer l'opacité des règles d'attribution des subventions aux associations. Le maire et ses adjointes ont, de leur côté, juré leurs grands dieux que tout était parfaitement transparent. Dont acte. Il faut croire que la démonstration a fini par convaincre « Changeons Lavaur »… Puisque ses élus ont, comme à l'habitude, voté « pour » les attributions proposées. Voilà qui est rassurant. Ou qui mérite peut-être qu'on s'interroge encore un peu. Car il m'en souvient, notamment, d'une attribution pour le moins curieuse et d'un montant suffisamment significatif pour mettre à l'épreuve la rigueur annoncée des procédures. Mécénat ou subvention ? J'avais consacré une chronique à cette question en 2024. Un trio de quadras décide alors de relever un défi sportif avec un alibi humanitaire...
Abondance d'engagements Il ne s'agit pas ici de refaire le procès du cinéma. Il s'agit simplement de regarder ce que le conseil municipal vient de décider et, surtout, ce que cette décision ajoute aux engagements financiers de la commune. L'ARAC a contracté un emprunt de 2,530 millions d'euros pour financer le complexe cinématographique. L'organisme prêteur demande une garantie ? La commune la donne. Rien d'exceptionnel en soi : le Code général des collectivités territoriales encadre les garanties d'emprunt accordées par les communes et leur impose des règles prudentielles. Mais le dossier mérite d'être regardé de plus près. Car la commune est elle-même bénéficiaire de l'équipement et rembourse le financement à travers le Loyer Travaux . Et le contrat de partenariat est parfaitement explicite : « Le Loyer Travaux constitue une dette financière. » Difficile d'être plus clair. Nous ne sommes donc pas face à un simple loyer immobi...