Chronique 1 — L’héritage négligé L’immobilier vauréen est un domaine dans lequel le maire sortant couvre, en réalité, une somme impressionnante de décisions, toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Pour comprendre, il faut revenir au début. 1995. Lavaur est sans doute heureuse. Très heureuse même. Mais endormie. Un sommeil paisible, celui d’une cité au patrimoine historique conséquent, mais sans véritable renommée. Une dette acceptable 40 millions de francs avec une extinction sur 8 ans, un peu en dessous de la moyenne de la strate (commune de - de 10 000 h) Bernard Carayon arrive alors aux affaires. Il est tarnais, mais pas vauréen. Il a de l’allant, du dynamisme, porté par une réputation gaullienne teintée d’un soupçon lepéniste, de quoi incarner le changement face à une municipalité plutôt marquée à gauche. Il va casser la baraque. En réalité, il va surtout la laisser se désagréger, préférant consacrer son énergie à des actions directement liées aux réseaux...
🪑 Brève de comptoir Comme quoi, on peut dire une chose… et être exactement l’inverse. Le maire appuie sa candidature sur deux priorités : SAVOIR FAIRE VOULOIR FAIRE Cela fait pourtant trente ans qu’il nous démontre qu’il ne sait pas faire et qu’il ne veut pas faire . Il ajoute, avec un rien de provocation : « Notre expérience, votre sécurité » Curieuse sécurité, quand depuis des années immeubles et voiries sont laissés à l’abandon. Et puisqu’il reprend le slogan d’un concurrent... « Tout simplement » — il devrait, tout simplement, ne pas se représenter. Donner enfin une chance à Lavaur de se remettre de dépenses faramineuses, de décisions inspirées d’une droite extrême assumée, et surtout d’un mode de gestion qu’il ne sait pas conduire et qu’il ne veut manifestement pas corriger. Pour le reste, j’ai entrepris de vous en parler cette semaine, à travers une série de chroniques placées sous le sceau de la sincérité et de la franchise. Mais rassurons-nous : tout...