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Articles

Affichage des articles du février, 2026

Apolitisme…

L’arbre qui cache la forêt. Il nous l’a faite. Carayon a sorti de son chapeau une liste « apolitique ». Apolitique… mais dirigée par un homme encarté à l’UDR, dirigeant même ! Un détail sans doute. Sauf que le Conseil d’État, qui, lui, n’a pas l’habitude de faire dans la poésie, vient de classer officiellement l’UDR à l’« extrême droite » sur l’échiquier politique. C’est factuel. C’est écrit. C’est publié. Le journal Le Monde le rappelle d’ailleurs très calmement : la plus haute juridiction administrative a confirmé la classification de l’UDR, le parti d’Éric Ciotti, à l’« extrême droite » pour les municipales 2026. Apolitique, donc. Il faut reconnaître une chose : le tour de passe-passe est élégant. On enlève l’étiquette sur la vitrine… mais on garde le produit à l’intérieur. Et les colistiers ? Allons. Personne ne peut sérieusement prétendre qu’ils ignorent la ligne de leur chef de file. Le management Carayon est suffisamment limpide : vous êtes d’accord… ou vous êtes...

Les méthodes de la gouvernance

« Lavaur l’heureuse » — autoritarisme et dérive Avec le maire sortant, la gouvernance n’est pas une méthode, c’est un régime. Trente ans de pouvoir sans partage ont produit ce qu’ils produisent toujours : la verticalité, la confusion entre la ville et l’homme, entre l’institution et l’ego. Ici, tout part du sommet. Les projets ne naissent pas du débat, ils descendent du bureau du maire. Le conseil municipal n’est pas un lieu de délibération, c’est une chambre d’enregistrement. On peut parler, parfois. Décider, jamais. La mécanique est immuable : J’ai une idée. J’impose. J’annonce. J’exécute. Puis j’ai une autre idée. J’enterre la première. Et quand ça coince, j’emprunte. Ce n’est pas de la gouvernance, c’est de l’occupation du pouvoir. Et ce type de fonctionnement n’est jamais neutre politiquement. Quand le pouvoir se personnalise, il se raidit. Quand il se raidit, il cherche des appuis idéologiques qui lui ressemblent : simples, durs, sans contre-pouvoirs. Le glissement vers la ...

Le style de pouvoir

Ils ne peuvent pas l’ignorer. Le maire sortant revendique désormais publiquement ses affinités avec la ligne portée par Éric Ciotti. Ce n’est plus une rumeur, ni une interprétation : ce sont ses propres déclarations. Chacun peut en juger. En 2020, l’étiquette était celle d’une droite classique, inscrite dans le cadre des Républicains. L’ambiguïté permettait encore une lecture large : droite républicaine, sensibilités variées, alliances traditionnelles. Aujourd’hui, les choses sont plus claires. Le positionnement s’est durci. Les prises de position nationales ont des conséquences locales. On ne peut pas, d’un côté, afficher des choix politiques marqués et, de l’autre, se réfugier derrière un “apolitisme” commode. Les colistiers savent sur quelle ligne ils s’engagent. Ils acceptent de s’inscrire dans cette orientation. Ils en assument donc, de fait, la portée politique. Le vrai sujet n’est pas l’étiquette. Le vrai sujet, c’est la manière de gouverner. Depuis trente ans, le pouvoir m...

Bilan jeunesse : la politique du presque rien !

 J’avais l’espoir que, sur la jeunesse, le bilan de « Lavaur Citoyenne » serait un peu plus consistant. Moins vide que les autres. Raté. C’est du même tonneau. Pas pire, certes. Mais quand on est déjà au fond, on ne peut guère creuser plus profond. Ils ont participé. Ils ont proposé. Traduction : ils ont brassé de l’air. Une brasse coulée dans un océan d’intentions jamais arrivées à destination. Certes, « Lavaur Citoyenne », devenue par prestidigitation « Changeons Lavaur », a bien identifié un domaine. Mais ils l’ont parcouru en bottes de plomb, avec cette constance admirable dans l’art de ne rien transformer en action. C’est d’ailleurs le point commun de tous leurs bilans : beaucoup de gesticulations pour donner l’illusion du mouvement, beaucoup de présence pour la photo, et surtout aucune suite . Des participations sans lendemain, qui ne servent au fond que de faire-valoir. D’où cette question simple, et franchement inquiétante : comment imaginer qu’ils puissent gérer u...

Bien sûr, j'irai au cinéma !

Chronique de campagne – Lavaur, son cinéma Il faut croire que le cinéma de Lavaur n’est pas seulement un lieu où l’on projette des films. C’est aussi devenu un décor de théâtre politique, et parfois même une cour de récréation. Oui, j’ai critiqué, et je critique toujours avec véhémence, la façon dont ce dossier a été géré. Il y a d’abord eu l’abandon scandaleux de l’ancienne salle, conséquence directe de l’indifférence du maire et de ses adjoints face au dysfonctionnement de la DSP. Une négligence qui n’est pas un accident, mais une méthode, et que l’on retrouve d’ailleurs dans la gestion de tout l’immobilier communal. Dans ce cas précis, cette désinvolture a conduit à une situation absurde : on s’est retrouvé obligé de construire du neuf, en se pliant aux impératifs d’un lobby, malgré l’existence d’une étude pour le réemploi de l’ancien cinéma. Résultat : cinq millions d’euros “investis”. Dont 70 % directement à la charge du contribuable vauréen. Le reste ? Des subventions du départem...

Le maire aux abois...

Il croyait que la messe était dite… Il s’est trompé d’époque. L’histoire est assez bien écrite pour qu’on n’ait pas besoin d’innover : les pouvoirs trop longs finissent tous de la même façon. D’abord ils s’installent. Puis ils s’usent. Ensuite ils se crispent. Et, pour finir, ils se raidissent idéologiquement, faute d’avoir encore quelque chose à proposer. Alors il sort ce qu’il croit être son assurance-vie électorale : l’inauguration. Le cinéma, le 14 mars 2026. Les élections, le 15. Rappelons que cette inauguration devait avoir lieu APRES les élections, et que des portes ouvertes avaient organisées... en attendant.  Ce n’est pas un hasard. C’est un classique de fin de règne. Bien sûr, ce n’est pas interdit. Mais c’est moralement indéfendable. Et politiquement très révélateur. Le Vauréen n’est pas dupe. Il sait faire la différence entre le plaisir légitime d’une salle neuve et la mise en scène d’un pouvoir usé qui transforme l’argent public en décor de campagne. Évidemment, il...

Bilan de l’environnement… « Lavaur Citoyenne »

Six ans de mandat dans l'opposition, pour quoi ? Ils annoncent trois actions. Trois. C’est peu, mais après tout, la rareté fait parfois la valeur. Voyons donc. La première ? Ils se sont posé des questions. Formidable. On attend avec impatience l’inauguration officielle de la Commission municipale de la Question Profonde . Se poser des questions, ce n’est pas une action : c’est au mieux l’échauffement avant le match, au pire une discipline olympique de salon. La deuxième ? Ils ont participé. Pierre de Coubertin disait que l’important, c’est de participer. Mais Pierre de Coubertin n’était pas conseiller municipal d’opposition à Lavaur. En politique locale, “participer”, c’est souvent une façon élégante de dire “être là sans déranger personne”. Disons-le clairement : c’est confortable, c’est tiède, et c’est surtout très insuffisant. La troisième ? Ils ont participé « aux rencontres » élus / domaine de Fontorbe, pour s’assurer que l’épisode des fumées ne se reproduise pas. Là,...

Débriefing... J-18

Mon analyse politique. Mon choix. Les forces en présence – J-18 À moins de vingt jours du scrutin, les masques tombent. Les campagnes se tendent. Certains s’aigrissent, d’autres, fébriles, mentent, quelques-uns tentent encore de faire illusion. À Lavaur, l’enjeu n’est pas subtil : il s’agit de mettre fin à trente ans de dérives gestionnaires, d’endettement chronique et de politique personnelle. Trente ans à confondre la ville avec un terrain de jeu, et l’argent public avec une ligne de crédit sans plafond. Donner enfin à Lavaur un fonctionnement moderne et des investissements utiles, c’est précisément ce que le maire sortant refuse. Trois listes sont en présence. « Lavaur l’heureuse » (Carayon). Derrière l’étiquette prétendument “apolitique”, on trouve une droite dure assumée, désormais alignée sans complexe sur la droite la plus brutale. Carayon, c’est trente ans de pouvoir sans partage, trente ans de bricolage financier, trente ans d’arrangements avec les règles, quand ce ne son...

"Changeons Lavaur" Bilan santé suite et fin !

Suite du bilan santé : l’art de ne rien faire Alors, qu’ont-ils fait ? Rien. Désespérément rien. Ils ont posé des questions en conseil municipal. Formidable. Poser des questions, c’est utile. Mais ce n’est toujours pas une action. C’est le degré zéro de l’opposition : le micro, pas la manivelle. Ils prétendent avoir “levé un lièvre” sur l’attribution d’une subvention destinée à l’installation de médecins. En réalité, cette subvention a été accordée par une commission d’attribution, puis… elle s’est évaporée. Et c’est précisément cette commission qui est chargée d’en vérifier l’usage. Et si l’on soupçonne une irrégularité ? La loi est d’une simplicité biblique : n’importe quel élu peut saisir le procureur au titre de l’article 40 du CPP. L’ont-ils fait ? Non. Ils pleurent. Ils dénoncent a posteriori. Ils commentent. Mais ils n’agissent pas. Et ils veulent gérer Lavaur ? C’est une plaisanterie. Une mauvaise. Ils ont aussi “soutenu” des syndicats concernant l’hôpital. Très bien. Ma...

Brève de comptoir...

Je vais faire comme "Changeons Lavaur" je vais poser des questions histoire de gonfler mon "Bilan" Donc je m'y mets... je pose des questions Le GNSA  invite les candidats aux municipales à “s’engager pour la protection des arbres”. Très bien. Mais s’engager envers qui, exactement ? Et surtout : qui contrôle que l’engagement ne finit pas, comme d’habitude, au fond d’un tiroir après l’élection ? Parce que la règle des trois “C”, tout le monde la connaît : la confiance sans le contrôle, c’est de la connerie . Et si on ne tient pas son engagement... il se passe quoi ? Alors quoi ? Bouffonnerie ? Racolage politique ? Diversion de campagne ? Quand on voit que « Changeons Lavaur » a signé sans trop savoir devant qui , on se dit que l’essentiel n’est pas tant de protéger les arbres que de se faire prendre confirmation sur la photo. Si l’engagement est envers les électeurs, il suffit d’écrire dans son programme et de s’y tenir, c'est d'ailleurs fait pour cer...

Bilan « Lavaur Citoyenne » - Santé : le mensonge !

Ici, on ne reproche pas aux candidats d’avoir des idées. On leur reproche surtout de ne jamais savoir quoi en faire. Je pensais qu’ils avaient touché le fond. Non. Ils creusent. Encore. Et toujours. Nous savons que leur credo, c’est de virer Carayon. À chacun son format de campagne : il y en a qui construisent, d’autres qui détruisent. Tant que cela reste correct, soit. À chacun sa manière. Mais dans leur bilan « santé », la liste « Lavaur Citoyenne », devenue par mue opportuniste « Changeons Lavaur », ne se contente plus de geindre. Elle ajoute désormais une nouvelle corde à son arc : le mensonge grossier . Ils font dire au maire ce qu’il n’a jamais dit. Et ça, ce n’est pas un détail. C’est grave, parce que cela jette un doute sur tout le reste : où commence la vérité, où s’arrêtent leurs arrangements avec elle ? Je reviendrai sur ce bilan en détail. Mais il y a un point qui mérite d’être dénoncé immédiatement, avec vigueur. Ils attribuent au maire cette phrase : « J’ai obtenu...

végétalisation

Ce que je trouve absolument merveilleux, c’est la pugnacité de « Changeons Lavaur » à marcher dans les traces de « Lavaur Citoyenne ». Pourtant ! J’entends la dernière intervention de la tête de liste Navellou, rappelant l’engagement de « Lavaur Citoyenne » sur la végétalisation . Il en fait même un phare pour « Changeons Lavaur ». Très bien. L’action est pertinente, elle a d’ailleurs été expliquée par sa concurrente bien avant lui. Mais je suis surpris qu’elle ne figure pas dans leur tract « ce que nous voulons ». Sans doute ne la veulent-ils pas tant que ça. Et puis il y a un ÉNORME problème. En 2020, ce point était déjà dans leur programme. Résultat ? Un tel succès que le maire est passé au premier tour. Autrement dit : l’idée était peut-être bonne, mais l’équipe, elle, a brillamment échoué. Donc, si l’action est pertinente… c’est que l’équipe ne l’est pas. Et si l’équipe ne l’est pas… pourquoi la relancer ? Le goût immodéré de l’échec, sans doute. À moins que ce soit pour d...

Dossier finances - les dépenses réparatrices d'investissement

Les investissements de l’échec Pour ce type d’investissements, il faut d’abord regarder la cause réelle : les défaillances de gestion . Elles n’existent que parce que ce qu’un maire ordinaire aurait fait, entretenir, prévoir, planifier,  n’a jamais été fait . Prenons l’exemple emblématique de la mairie actuelle, liée au départ du TGI . 3 millions d’euros engloutis. L’entretien et la mise aux normes de l’ancien hôtel de ville auraient coûté bien moins cher et auraient, en plus, bénéficié de subventions plus importantes. Un maire ordinaire aurait aujourd’hui deux beaux bâtiments fonctionnels . Carayon , lui, a préféré laisser pourrir, puis reconstruire plus cher. C’est une méthode : l’abandon comme politique publique . Même logique pour l’immeuble destiné aux associations : on donne, on inaugure, on se félicite… mais sans entretenir, sans réhabiliter, sans anticiper . Du coup par coup, comme d’habitude. On fait plaisir, on coupe le ruban, et on laisse la facture aux suivants. Ca...

Nos amis les animaux...

  Trois listes. Une seule qui n’oublie pas les animaux. C’est à la fois affligeant et parfaitement révélateur. D’un côté, « Changeons Lavaur » , qui n’a jamais jugé utile de consacrer la moindre ligne, la moindre pensée, le moindre soupçon d’intérêt au sort des animaux. Ni aujourd’hui, ni hier, ni quand la liste s’appelait encore « Lavaur Citoyenne ». Le vide, le néant, l’indifférence tranquille. De l’autre, la liste Carayon , qui semble considérer qu’une ville peut être « heureuse » en fermant les yeux sur la misère animale. Les chiens et les chats ? Un détail. Un sujet secondaire. Un truc pour les associations, pour plus tard, pour jamais. Résultat : le sort des animaux est purement et simplement effacé du débat municipal . Sauf par « Pour Lavaur Tout Simplement » , qui a au moins eu le souci de considérer les animaux qui sont des êtres sensibles. Ce n’est pas une lubie d’ami des bêtes, c'est la reconnaissance de l'existence de nos compagnons et de leur valeur. Et pe...

Mutuelle, merci Bernard !

 Cela ne fait pas trente ans que les communes jouent sur l’effet de masse pour proposer des accès à des mutuelles , aussi bien à leurs agents qu’à leurs concitoyens. Mais ce n’est ni une invention, ni une révolution, ni même une audace politique : c’est juste de la gestion basique . Quand même, un minimum de décence devrait conduire le maire à reconnaître qu’il a découvert cette possibilité… très récemment. Et, hasard du calendrier, juste après avoir feuilleté, sans doute avec un grand intérêt, les programmes de sa concurrente. Sa précipitation soudaine à « choisir » une mutuelle (lui tout seul, pas le conseil, faut pas exagérer non plus) est évidemment un pur accident de calendrier, totalement indépendant de la proximité des élections municipales. On appréciera l’élégance de la coïncidence. Il va donc pouvoir claironner, la main sur le cœur : « je l’ai fait ». Traduction : je l’ai fait maintenant, parce que maintenant ça se voit. Un maire ordinaire, lui, l’aurait fait depuis ...

Dossier finances - les dépenses extraordinaires d'investissement

Ce sont celles qu'un maire ordinaire n'aurait pas imaginées ! Malroux , Bel air sont les phares de ces errances. On pourrait y classer aussi la future plaine des jeux et des sports ! Ce sont plusieurs millions qui sont dilapidés, mais plus grave, ces dépenses ne sont pas orphelines de dépenses de fonctionnement qui ne sont pas estimées au moment du lancement des opérations et qui vont grever durablement les finances communales. Et bien sûr... les moyens de mise en place sont exorbitants du droit.  

Recyclage politique et lanternes éteintes

Les deux écolos rescapés de la scission de juillet , celle qui les a vus rallier « Lavaur Citoyenne » malgré une opposition interne non négligeable, viennent de lancer une offensive contre « Pour Lavaur Tout Simplement ». Offensive… le mot est peut-être un peu fort. Disons plutôt : une opération de recyclage politique. Car ces champions de la récup’ ont manifestement confondu ressourcerie et stratégie. Recycler des objets, passe encore. Recycler des idées qui ont déjà échoué, c’est plus ennuyeux. En politique, ça ne fait pas du neuf : ça fait du rassis. Conscients que ça ne peut pas marcher, ils ont donc choisi l’option la plus simple : le mensonge, porté avec aplomb par leur tête de liste. J’y reviendrai. Mais regardons d’abord ce qu’ils publient, ces écolos-bricolos, pas trop rigolos, surtout quand ils mentent. Dans un post signé GAT TO , on peut lire, grâce au courage héroïque que procure l’anonymat de Mastodon , que « la candidate concurrente n’a pas fait preuve de courage en...

Dossier finances - les dépenses structurantes d'investissement

  Les investissements « structurants »… ou l’ordinaire travesti en exploit Un maire ordinaire conduit les investissements validés par le conseil municipal, inscrits dans un PPI, présentés au conseil dans le ROB, débattus lors du DOB, planifiés, budgétés, et, en principe, maîtrisés. Bref, il fait son métier. Ce ne sont pas des dépenses tombées du ciel ni des inspirations nocturnes : ce sont des projets censés donner à la ville une visibilité, un minimum de cohérence, et aux habitants un cadre de vie correct. Rien de très héroïque là-dedans, juste de la gestion. Il faut donc éviter toute confusion : les agapes médiatiques, les effets d’annonce et les maquettes animées de Carayon n’entrent pas dans cette catégorie. Ça, c’est de la satisfaction d’ego, de la communication et de la propagande, pas de l’investissement structurant. Si l’on regarde froidement ce qui a réellement structuré Lavaur en trente ans, la liste est finalement assez courte. On trouve la halle d’Occitanie (5,3 mi...

Brève de comptoir - La plaine des jeux...

  Brève de comptoir Si j’étais correspondant d’un média local, sans doute mettrais-je un sou dans l’appareil pour me faire le porte-parole de l’opposition vauréenne, qui évoque aujourd’hui un nouveau tour de passe-passe du maire. En cause : un projet pharaonique, la fameuse « plaine des jeux et des sports », servi avec une animation digne des plus grands illusionnistes. Mais soyons, pour une fois, raisonnables et objectifs. L’opposition serait-elle jalouse de ne pas y avoir pensé ? Évidemment non. Le maire lui-même sait parfaitement que ce projet ne verra jamais le jour. Il a simplement appliqué un vieux conseil : viser les étoiles pour, peut-être, atteindre la Lune. En l’espèce, je ne suis même pas certain qu’il décolle. En revanche, ce qu’il a parfaitement réussi, en jetant en pâture à l'oppositions un projet qu’un parc Disney n’aurait pas renié, c’est d’accaparer toute l’attention. Les critiques, les attaques, les débats se cristallisent sur la faisabilité, ou non, de ce ...

Que leurs volonté soient faites - conclusion

  Conclusion — Huit volontés, un seul problème Huit volontés. Huit belles formules. Et toujours la même constante : beaucoup d’intentions, très peu de mécanismes, et pratiquement aucune traduction concrète. On a vu passer la magie pour les médecins, la démocratie incantatoire , la solidarité en slogan, la citoyenneté à l’encre sympathique, le climat réduit à un thermomètre , la dette sans mode d’emploi, l’eau sans partage défini, et, pour finir, une pique bien sentie sur le lieu de résidence du maire. Tout cela dessine moins un programme qu’un catalogue de vœux pieux . Moins une feuille de route qu’un recueil de formules prêtes à l’emploi. Moins une alternative qu’une campagne de communication. On peut promettre. On peut incanter. On peut distribuer des tracts. Mais gouverner, c’est choisir, chiffrer, hiérarchiser et assumer. Et sur ces quatre verbes-là, « Changeons Lavaur » reste, pour l’instant, étrangement silencieuse. Mais rassurons-nous : tout cela sera expliqué...

Eclats de rire, impayables les écolos !

  Éclats de rire. Il aura fallu aux écolos locaux quasiment un mois pour comprendre une de mes chroniques… et pour la transformer en lettre ouverte au maire. Comme quoi, tout arrive, même les compréhensions tardives. Ce n’est pas la première fois qu’ils s’inspirent de mes textes. D’ordinaire, ils sont un peu plus prompts. Il est vrai que le sujet est délicat : Bel Air. Très délicat. On peut comprendre qu’il faille du temps pour s’y retrouver quand on confond analyse et incantation . Le résultat est, disons-le avec bienveillance, un texte approximatif, où l’on retrouve ce qui fait désormais leur marque de fabrique : beaucoup d’assurance, peu de rigueur, et un goût certain pour la simplification heureuse. Une lettre ouverte qui, sous couvert d’indignation, aligne surtout des contrevérités, mais avec un aplomb tout à fait remarquable. Il n’est jamais simple de reprendre un texte, de se l’approprier, et d’en conserver le sens quand on n’en maîtrise ni le contexte ni les implication...

Dossier finances - les dépenses ordinaires d'investissement

Ce qu’il a fait de nos sous (1) : les dépenses “ordinaires” Il ne s’agit pas ici de décrier des dépenses d’investissement dites “ordinaires”, que n’importe quel maire ordinaire aurait engagées. Ce qui est en cause, ce n’est pas le principe. C’est la méthode . Une méthode qui conduit à l’improvisation, source de dépenses mal contrôlées, avec une forte tendance aux budgets non maîtrisés et, par voie de conséquence, aux multiples correctifs de fin d’année. Des correctifs qui ont ceci de commode qu’ils ouvrent la porte à bien des dérives, souvent au profit… de Saint Alain . La raison est connue : ce sont les agents qui font remonter les besoins, et la commune répond au coup par coup , sans véritable pilotage politique. Cette pratique délétère est encore accentuée par l’absentéisme du maire : il faut bien faire tourner la machine, alors on décide dans l’urgence, quel qu’en soit le coût. Dans cette rubrique des “dépenses ordinaires”, on trouve de tout : du mobilier (y compris scolaire), de...

Que leurs volontés soient faites - volonté 8

  « Changeons Lavaur » Leurs 8 volontés passées au crible du bon sens Volonté n°8 : « Un maire qui réside dans la commune » Douce perfidie. Pique amusante. Et il faut bien le reconnaître : le maire sortant est évidemment visé. En habitant à Paris et en y travaillant jusqu’à une période très récente, il n’était effectivement pas dans les meilleures conditions pour intervenir avec efficacité en cas de problème urgent. D’autant plus qu’il cumule, selon la délibération du 10 juillet 2020, aujourd'hui curieusement introuvable sur le site de la mairie, l’ensemble des délégations. Un fonctionnement qui n’aide ni la réactivité ni le bon pilotage de la commune. Le télétravail ne règle pas tout. Cela a même incité "Changeons Lavaur" a une mémorable chasse au Bernie. Elle est rentrée bredouille ! Sur ce point, au moins, les choses sont simples : pour les deux autres listes, la présence d’un maire disponible 24/7 est acquise. Mais puisque cette volonté ouvre le débat, on peut a...