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Lavaur, au cœur d'un scandale

 J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, et surtout le bon, rien ne peut justifier l'achat de la polyclinique de la Gravette, Bel Air.

Au temps où le budget va être examiné concomitamment avec le compte financier unique, la dépense injustifiée de 5418 m² pour 4 050 000€ devrait être marquée par des recettes exceptionnelles.
Et encore faudra-t-il prendre en compte le coût final, à terminaison comme on dit, à savoir quand aura été remboursé le capital et que les intérêts auront été payés !
Ces emprunts arriveront à terme dans 25 ans... Ils sont, actuellement, au taux de 4,79% en mobilisation courante sans tenir compte des événements mondiaux actuels.

Le coût de Bel Air ce n'est donc pas 4 050 000€ ; il est donc raisonnable de penser que le coût réel, en regard de ce qui est démontré ci-dessus, doit être augmenté de ces intérêts  (150 000€ - estimation basse - par an sur 25 ans, soit 3 750 000€)... il est donc proche de 7 800 000€ pour ce qui est du seul investissement.

Et que Carayon ne vienne pas se réfugier derrière les écrits de la Chambre Régionale des Comptes, celle-ci a dit que la dette était élevée mais adossée à un patrimoine historique. Elle a, de surcroît, donné des pistes d'amélioration pour la gestion des investissements, à travers notamment l'élaboration d'un PPI, pistes que Carayon a bien sûr négligées.
Aujourd'hui elle écrirait que la dette a explosé et n'est plus adossée à un patrimoine historique.
Aujourd'hui elle dirait aussi que le ratio d'endettement déjà élevé en 2020 a franchi largement le seuil d'alerte (un peu moins de 6% au lieu de 4 %).
Aujourd'hui elle condamnerait cette gestion, cette acquisition scandaleuse.

Lavaur plonge inexorablement au cœur d'un scandale financier... historique.

Le conseil municipal va-t-il valider ce caprice et, ce faisant, en faire une affaire d'Etat, dont toute la France se gaussera !

Que Carayon ne vienne pas évoquer ESL et un éventuel bail dans une aile de Bel Air, le CA 2023 indique déjà les locations de ESL pour un montant de 443 000€, alors remplacer un bail par un autre n'épongera pas l'erreur de gestion dramatique d'un maire complètement inconscient.

Il est urgent que les moutons, qui sont les conseillers majoritaires, se secouent la toison, s'ils ne veulent pas que les vauréens soient tondus jusqu'au sang !

D'autant que la tonde va devenir de plus en plus rase et va durer des années entre sécurisation, gestion courante, assurances, maintenance, fiscalité, entretien immeuble, ascenseur, parking, espaces verts, grosses réparations (l'immeuble a 50 ans et il aura 75 ans à l'échéance des emprunts, alors le % de 10 est à retenir)...

Au lieu de s'accrocher comme une bernique à son rocher, le maire devrait, toute affaire cessante, trouver un débouché à sa bavure.

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