Accéder au contenu principal

5 ans d'attente... 3 mois pour vendre

 Lavaur : Vente de l'immeuble Malroux, une aventure dans l'aventure !

En 2019, la ville de Lavaur a été le théâtre d'une décision importante pour son développement local. Le conseil municipal, sur proposition du maire, a décidé d'acquérir un immeuble stratégique pour la vie des associations. Situé en plein cœur de la ville, cet immeuble était entouré de locaux associatifs dynamiques, constituant un atout majeur pour la municipalité. Lors du conseil municipal, un adjoint signale que "Nos associations sont logées, pour la plupart, dans de bonnes conditions". Il s'agit donc d'enrichir l'offre en direction du tissu associatif.

L'achat de l'immeuble

L'achat de cet immeuble est effectué pour un montant validé par les services des domaines, soit 225 000 €. Ce prix reflétait la valeur stratégique et l'emplacement privilégié de l'immeuble au cœur de Lavaur. Délibération du 5 décembre 2019.

Les défis de la gestion locative

Un aspect intéressant de cette acquisition était la présence d'un locataire à l'étage. Ce locataire représentait par un loyer mensuel de 650 €, une source de revenus régulière pour la municipalité. Ce loyer soulignait l'importance d'une gestion efficace des biens immobiliers pour maximiser les avantages économiques tout en maintenant une relation harmonieuse avec la locataire.

Une opportunité pour les associations locales

L'immeuble Malroux n'était pas seulement un atout financier pour la ville, mais également un lieu de convergence pour les associations locales. L'achat de cet immeuble offrait l'opportunité d'élargir les espaces dédiés aux activités associatives, renforçant ainsi le tissu social et communautaire de Lavaur dans un espace au cœur même de la ville.

En somme, l'acquisition de l'immeuble Malroux était bien plus qu'une simple transaction immobilière. C'était, prétendument, une décision stratégique illustrant la volonté de la municipalité de dynamiser la vie associative et de gérer efficacement ses actifs pour le bénéfice de tous les Vauréens. 

Les complications de la revente

Malheureusement, ce qui devait être la maison des associations est devenu un local inoccupé, alourdissant la charge foncière de la ville sans résoudre le problème de la mise à disposition d’un local. Dans le but d’alléger les finances publiques dramatiquement engagées dans une dette colossale de 30 000 000 € après 30 ans de mandat, la revente a été décidée par le maire, un projet mené discrètement et dans la plus grande célérité.

L’immeuble a été mis « en vente » début mars 2025, comme en témoigne une photo datée du 6 mars, ce qui est pour le moins surprenant...,  les services des domaines, seules autorités compétentes pour donner une estimation, n'ont été saisis que le 15 mars et ont rendu leur avis le 25 avril, fixant la valeur vénale à 207 000 €, soit deux mois après le début de la mise en vente !

Conclusion de la vente

Finalement, le bien a été vendu pour 186 000 €, en utilisant la marge de 15 % précisée par les services fiscaux, marge appliquée en moins pour rester dans la philosophie du maire : il est des dépenses qui rapportent ! Le maire, soutenu par un directeur des services aux ordres, a tenté de justifier la perte sèche et l’erreur de gestion par les loyers engrangés sur cinq ans. Toutefois, le chiffre annoncé de 50 000 €, est en réalité bien inférieur : environ 39 000 €, charges comprises, ne représentant qu'environ 30 000 € (HC), un montant qui, en tout état de cause n'impacte pas la valeur vénale. Pour ce qui est du tempo de la vente, 5 ans à ne rien faire, mise en vente 2 mois avant d'en connaître le prix et vente en un mois et demi, cherchez la méthode ! Il est évident que si le bon sens avait prévalu, la vente aurait pu être faite dans des conditions normales et une plus value sans aucun doute dégagée.

Confusion nette entre vitesse et précipitation !

En conclusion, cette aventure illustre les imbroglios et errances de la gestion immobilière municipale, et donc l'importance d'adopter d'urgence une planification et une communication transparentes dans la gestion des actifs publics. Le fonctionnement de la commission d'urbanisme devrait être dynamiser. Toute chose qui ne sont pas à la portée d'un maire qui se vautre dans l'amateurisme, réglant les problèmes en en créant d'autres.

Moralité de l'aventure

Cette aventure met en évidence le dilettantisme de la gouvernance de Lavaur, et le mépris affiché envers les citoyens, et mais aussi des conseillers, de tous les conseillers. Quant à savoir ce qu'il en est de la publicité liée à cette vente, un calendrier nous éclaire :


Avis des domaines 25 avril 2025
Délibération approuvant la vente 11 juin 2025

Une évidence, le maire n'a pas cherché à vendre au meilleur prix, attendre activement deux, trois mois de plus avec une communication active et éventuellement les services d'un conseiller immobilier aurait permis une affaire plus respectueuse des vauréens et au juste prix !
Alors que le bien est disponible depuis 5 ans, se précipiter pour revendre à perte voilà un exploit à mettre au crédit du maire !
De surcroit cela n'aurait absolument pas entravé la réalisation éventuelle de l'installation de certaines associations à Bel Air !

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Il n'a pas serré trop fort

Plus qu'une décision pour atténuer les conséquences financières désastreuses de ses opportunités fantastiques", c'est pure démagogie la décision de diminuer de 5 % les indemnités de fonction du maire, adjoints et conseillers délégués. L'idée vient du maire ? Attachons nous à en voir l'impact pour le maire ! Sur 2024 le maire, conseiller régional et conseiller communautaire a perçu 91 574,16€ brut, pour avoir un ordre d'idée c'est plus de  4,5 fois le SMIC, encore faut-il préciser que c'est pour 35 heures travaillées le SMIC... Il va donc rabattre 5 % sur l'indemnité de maire... 2000€ environ, il ne percevra plus que 89 000€. Je ne vais évidemment pas proposer d'ouvrir une cagnotte letchi, ni sortir mon mouchoir !  Mais il est intéressant de s'interroger sur ce que disent les textes puisque les indemnités sont fixées en rapport avec l'indice maximum brut le plus élevé de la fonction publique. Pour le maire ce taux est de 65% (brut 2671€/...

Deux poids, deux mesures...

 Je vous parlais dans mon dernier article du sacrifice du maire (et de ses adjoints et autres conseillers) quant à ses indemnités de maire. Pensez donc - 5% .   Quel sacrifice ! Quelle volonté de participer à l'effort budgétaire ! Moins grand tout de même que celui imposé aux associations : - 19% , avec un marquage différent selon les catégories d'associations. Je parle ici de la diminution qui s'est produite en moins d'un quart d'heure : entre le non vote du budget et l'exposé sur les attributions aux associations d'une subvention. Selon que votre activité pointe vers les sports, - 6 % ou l'éducation - 22 %, voire les "divers" avec une mention particulière pour l'amicale des personnels de la mairie (- 20 %) vous serez  plus ou moins participatifs à l'effort. Etonnant pour le sport qui devrait être habitué aux efforts ! AH ! Démagogie quand tu nous tiens, quand tu le tiens !

Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

Cet enfumage du maire plonge dans une grande tristesse... Puis vient le temps de la réflexion, cet état qui précède la réaction ! Non, ce n'est pas possible de laisser faire une telle chose, je suis même très étonné que TOUS les conseillers de la majorité présents aient accepté sans broncher ! PAS UN SEUL CONSEILLER DE LA MAJORITÉ POUR POSER UNE QUESTION... Ils seront face à l'électorat dans un peu plus d'un an, ils sont comptables devant les vauréens de leurs actions et de leurs inactions ! PAS UN pour interroger sur la composition de l'immeuble, PAS UN pour s'inquiéter du financement, PAS UN pour s'informer de la répartition imaginée, PAS UN pour questionner sur le devenir de l'immeuble de la SCI ATHENA acheté 225 000 € en 2020 et qui, je cite "présente un intérêt stratégique patent" puisque qu'au cœur d'activités sportives et artistiques selon les déclarations du maire lors de la réunion du CM du 5 décembre 2019, PAS UN pour rappeler...