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A chafouin, chafouin et demi !

 Lavaur !

Une cour de récréation format XXXXXL !

D’un côté les écolos agitent le chiffon vert, de l’autre le maire brandit la légitimité du pouvoir.
Entre approximations, mensonges et calculs, la vie politique vauréenne déroule sa comédie préférée : celle du miroir aux électeurs.

Il est désormais évident que la campagne électorale est lancée, mais sans candidats déclarés !
À Lavaur, ce sont finalement deux camps qui s’affrontent à distance, chacun jouant sa partition : les écolos, fers de lance d’une opposition brouillonne et illégitime, et le maire, vieux routier du verbe et du contre-feu médiatique.

Les premiers multiplient les interventions dans un média local, organisent des “jeux” sur le marché et mêlent dans un même panier la vente d’un immeuble, un bout de parking, la circulation en ville et les finances communales.

Le tout agrémenté de contrevérités et d’approximations juridiques, servies avec la ferveur d’un café du commerce.
Le second, lui, répond avec une sincérité toute relative, où la précision se noie souvent dans la communication.

Le maire, piqué au vif, a donc jugé bon de répondre dans le même média.
Et il y ajoute, pour faire bonne mesure, un joli mensonge, de quoi perdre un peu plus le citoyen (et accessoirement l’électeur).
Le droit de réponse, après tout, n’est pas un droit de sincérité.

Soyons clairs : en matière de politique immobilière, le maire ne navigue pas à vue... il ne navigue pas du tout.
Il reste à quai depuis trente ans, multipliant les achats opportunistes, ces “affaires à ne pas rater” qui finissent souvent en fiascos coûteux et, un délaissement des immeubles communaux.
La Chambre régionale des comptes l’a d’ailleurs rappelé : aucune vision prospective, des décisions au coup par coup et, j'ajoute : des dossiers aussi secrets que calamiteux.

On se souvient du dossier Malroux, du projet des Mazasses abandonné, des frais inutiles engloutis.
Et pendant ce temps, la piscine s’effrite, le Chai des Clauzades tombe en poussière…
Mais on érige des bâtiments flambant neufs, au nom d’une politique associative généreuse — et surtout dispendieuse.

Et voilà qu’au détour d’un conseil, harcelé par le GAT, le maire tente de justifier la désaffectation de quelques mètres carrés de parking en invoquant… la “fluidité du centre-ville”.
Sur un espace enclavé entre un jardin et des bâtiments !
À moins qu’il n’envisage la destruction du lycée Las Cases pour créer une “pénétrante” vers le centre, on peine à saisir la logique.
Ce qui rendrait la désaffectation illégitime !

Une vraie cour de récréation, cette politique municipale.

Chafouin, dit le GAT du maire.
Mais à bien y regarder, c’est peut-être le GAT lui-même qui l’est, à force de manœuvrer sans écho.
L’opération ressemble à un coup d’épée dans l’eau stagnante — celle d’une opposition qui s’agite plus qu’elle ne mobilise.


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