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Le bal des faux-cul !

Lavaur !

Le bal des faux-cul : une danse au son des délibérations

Avant de se lancer sur la piste, rappelons que nous dansons en République française, où la démocratie fixe le tempo. On peut ne pas aimer la musique, mais il faut au moins suivre la mesure.

Et quelle cacophonie, mes amis !
Le GAT Tarn Ouest s’échauffe, flyers en main, pour défendre le droit sacré… de ne pas marcher trop loin depuis le parking pour rejoindre sa classe au Lycée Las Cases à Lavaur.
À sa tête, un chevalier de Labastide-Saint-Georges, autoproclamé défenseur du bien public. L’apolitisme revendiqué a parfois un petit goût de campagne électorale, non ?

La querelle du moment : la politique immobilière du maire, et cette fameuse maison des associations — mirage administratif ou chef-d’œuvre d’illusionnisme ?
L’achat de l’immeuble avenue Malroux n’a jamais inspiré confiance, et pour cause : personne n’y a cru. “Constituer un patrimoine communal”, justifiait, a posteriori, le premier adjoint.
Fort bien, mais encore faut-il savoir pour quoi faire.

Résultat : on achète cher, on revend à perte, et on justifie le tout avec un numéro d’équilibriste digne d’un cabaret municipal.
Pendant ce temps, le projet des Mazasses - promis à un avenir grandiose - s’est évaporé, emportant une pluie de frais inutiles et une unanimité de votes qui ferait rougir n’importe quel conseil de guerre.

La Chambre régionale des comptes avait pourtant prévenu : gestion à vue, absence de stratégie.
Mais non, on continue, la main sur le chéquier.
Et voici l’achat de l’ancienne polyclinique : 5 000 m², 5 millions d’euros, et la promesse d’y loger associations, pôle médical, la régie électrique et peut-être la tour de Babel, qui sait ?
Les grands projets, ici, se veulent du bon vin - mais finissent en vinaigre de table.

La délibération est passée sans encombre, “comme une lettre à la poste”, selon l’expression consacrée. Une seule abstention, timide comme un élève en fin de cours.
Et tout le monde s’étonne ensuite que la note s’annonce salée : taxes foncières à la hausse, finances significativement à la baisse.

Pour éponger les dettes, le maire veut vendre quelques biens communaux comme il l'avait annoncé.
Et là, branle-bas de combat !
L’ancienne mairie et la place de la Résistance sur la sellette ?
Sacrilège ! Les enseignants, privés de parking, s’indignent ; le GAT s’enflamme, dénonce des “manœuvres opaques” et menace de saisir la justice, initie une "pétition/manifeste" adressée à... personne.

Cher GAT, permets-moi un conseil d’ami : avant de t’aventurer sur le terrain juridique, consulte un code et un avocat. Contester une décision qui n’existe pas, c’est un peu comme déposer plainte contre un crime imaginaire.

Mais bon, quand on veut se débarrasser du chien, on dit qu’il a la rage.
Le maire serait coupable de tout : d’acheter, de vendre, de respirer.
L’accusation est large, la preuve étroite.
Peut-on vraiment reprocher à une commune de vendre ce qu’elle ne peut plus entretenir ?
Lavaur, ce n’est pas Versailles.
Et si les murs pouvaient parler, ils demanderaient peut-être eux aussi un peu d’air frais.

Alors, que veut le GAT ?
Que tout tombe en ruine ?
Que l’immobilisme tienne lieu de vertu ?
On ne sait plus très bien.
Ce qu’on sait, en revanche, c’est que la ferveur militante connaît toujours un regain à l’approche des élections.
Drôle de saison, où les trottoirs deviennent tribunes et les parkings causes sacrées.

Ainsi s’ouvre le bal des faux-cul. Les projecteurs s’allument, les masques se fixent, et les pas s’enchaînent.
Mais attention, chers danseurs : sur la piste politique, la glissade est fréquente, et la chute rarement élégante.
à suivre... !





Commentaires

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