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Tempête dans un verre d'eau

Les écolos bastidiens jouent les redresseurs de torts à Lavaur, façon Don Quichotte du Jacquemart. À force de s’agiter pour sauver des murs qu’ils ne fréquentent pas, qu'ils n'entretiennent pas et ne financent pas, ils finissent par bâtir le plus solide des châteaux… en papier administratif.

Lavaur : les écolos de Labastide-Saint-Georges mènent la danse !

À Lavaur, on ne manque pas d’air — surtout quand il s’agit de souffler sur les braises d’un vieux bâtiment !
Quel remue-ménage pour rien ? Non, une finalité qu’il faut bien mettre en exergue :

PRIVER LAVAUR D’UNE RESSOURCE IMPORTANTE (620 000 €)
Mais après tout, “écolo” n’a jamais voulu dire “cohérent”,

pour le bénéfice d'associations subventionnées qui ont une alternative plus sécuritaire.

Pour cela, rien ne les arrête, pas même — et surtout pas — le ridicule dans lequel ils ont plongé la tête la première.
Ces Bastidiens ont un seul objectif : que "l’ancien hôtel de ville reste dans le domaine public". Cela c'est ce qu'ils affichent !
Autrement dit : empêcher sa réhabilitation !
En quoi cela les concernent... En droit pas d'intérêt, pas d'action !

Les voilà donc devenus les chevaliers du patrimoine... au service de la mise en péril des bâtiments !

Et ils avancent, toute voile dehors :
Ils menacent d'un recours juridique devant le tribunal administratif (d’ailleurs, au 9 octobre, ils disaient déjà l’avoir déposé), pour la désaffectation du parking, condition suspensive de la vente,
puis ils lancent une pétition qui recueille péniblement 150 signatures – dont plusieurs Bastidiens à l’origine du mouvement.
Une pétition adressée à personne, qui restera à jamais dans les limbes de change.org, sans réponse ni effet, même pas du maire... il ne le sait pas, elle ne lui est pas adressée!

Ensuite, ils déposent un recours gracieux auprès du maire par le biais d'une association. Après tout, pourquoi faire dans l’ordre quand on peut faire n’importe quoi ?

Et pour couronner le tout, voilà qu’ils “mandatent” une avocate spécialiste du droit administratif et un commissaire de la République pour… constater que les lieux (5 places de parkings) ne sont pas susceptibles d’une désaffectation. parce qu'affecté à un service public

L’avocate, sans doute sérieuse, aura lu l’article L.2141-2 du Code général de la propriété des personnes publiques, qui autorise le déclassement anticipé d’un bien public dès que sa désaffectation est décidée, avec clause résolutoire et délai d’exécution. 
Bref : la loi n’est pas de leur côté, mais qu’importe, le spectacle continue.

Alors à quoi jouent-ils, ces écolos ? Et l’association Autour du Jacquemart, auteure du recours gracieux ? Et ces Bastidiens signataires ?
Ont-ils décidé de faire concurrence à Lavaur Citoyenne dans la course aux imbécillités ?

Sont-ils prêts à abonder, personnellement, le budget de Lavaur pour exercer un mécénat de façade, au nom d’un romantisme municipal suranné ?

Faudra-t-il organiser une contre pétition pour faire valoir l'absolue nécessité d'abonder le budget communal ? Quitte à perdre 5 places de parking !

À force de prétendre sauver les murs, ils finiront par enterrer la maison commune.

Commentaires

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