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Trente glorieuses, trente piteuses... et maintenant

À Lavaur, la dette danse depuis trente ans au rythme d’une valse à trois temps : emprunter, dépenser, regretter.

Le cadre général : du climat aux finances locales

Les prochaines chroniques seront consacrées aux propositions — car si le dérèglement climatique est le décor mondial, c’est à chacun, à son échelle, de jouer sa partition.
Les trente glorieuses ont enfanté la consommation, les trente piteuses en ont payé le prix, et les années qui viennent devront trouver un équilibre.
Sinon, préparons-nous à vivre les trente douloureuses.

Le petit confort égoïste n’est plus tenable, ni à l’échelle planétaire, ni à celle de notre bonne ville de Lavaur.

Lavaur : trente ans de “toujours plus”

Ici, le maire — mais aussi tout le conseil — a mené depuis trente ans une politique du “toujours plus”, jamais démentie.
Les emprunts se sont empilés, les projets se sont succédé, et la polyclinique a achevé de révéler ce que tout le monde savait :
la gestion “en bon père de famille” a laissé place à une fuite en avant politicienne.

Aujourd’hui, l’heure n’est plus aux postures mais à la lucidité :
il faut stabiliser la dette, puis la réduire.
Et pour cela, se débarrasser des mensonges et des buzz qui ne nourrissent que les conversations de marché.

“Trente ans de pouvoir, trente millions de dettes” ? Faux buzz !

J’ai lu, ici et là, un slogan : “Trente ans de pouvoir, trente millions de dettes.”
Ah, le joli raccourci ! C’est percutant, ça fait le buzz… et c’est surtout faux.
Car, sauf à croire que Lavaur était vierge de toute dette avant Carayon, il faut reconnaître que la formule relève de la pure démagogie.

La dette est un organisme vivant : on contracte, on rembourse, on refinance.
Les premières années du maire ont d’ailleurs servi à éponger celles de ses prédécesseurs, avant de céder à la tentation du “toujours plus”.

Ce que disent les chiffres

Si les écolos veulent vraiment être utiles, qu’ils additionnent les emprunts réels, qu’ils les mettent en regard des investissements,
et qu’ils mesurent tout cela au développement démographique de la ville. Là, oui, on pourrait parler chiffres.

La Chambre régionale des Comptes, dans sa dernière analyse, ne s’y est pas trompée :
elle a pointé une gestion “sur le fil du rasoir”, mais pas illégale — simplement risquée, parfois excessive.
Car à Lavaur, il y a eu des “dépenses qui rapportent”, et maintenant des “dépenses qui ruinent”.

Une opposition qui s’agite… sans produire

Les emprunts récents sont ceux qui font mal. Les choix inconséquents, ceux qui laissent des traces.
Et pendant ce temps, le GAT Tarn Ouest et ses alliés s’agitent comme des éoliennes par vent d’autan : beaucoup de mouvement mais zéro production.

Et la chute…

À force de battre le tambour sur les dettes et les parkings,
les écolos finiront peut-être par inventer l’énergie renouvelable la plus vauréenne de toutes :
celle du vent.





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