Eh bien si : on pensait avoir touché le fond, mais le GAT TO creuse encore.
À ce niveau-là, ce n’est plus de l’incompréhension des finances publiques : c’est un bannissement définitif du cerveau.
Visiblement, pour eux, une ligne de trésorerie, c’est une sorte de maléfice comptable, une potion magique de technocrate.
Alors qu’en réalité, c’est juste le B.A.-BA de la gestion locale : payer ses factures en attendant l’arrivée des recettes en respectant la réglementation qui fixe à 30 jours le délai de paiement des créances de la commune.
Un enfant de CM2 saisirait ça avant eux — à condition, bien sûr, qu’il ne fréquente pas leurs réunions.
Le comble ? Ils dénoncent un mécanisme conçu précisément pour éviter que les entreprises locales se retrouvent étranglées par les retards de paiement.
Donc, pour résumer leur brillante pensée : “Pour être de bons gestionnaires, ne payons personne.”
À ce stade, ce n’est plus une idée : c’est un sabotage.
On pourrait rire, si ce n’était pas aussi irresponsable.
Et quand on leur demande un diagnostic sérieux, ils nous offrent un brouet indigeste où chaque chiffre est trituré comme une pâte à modeler, jusqu’à ce qu’il épouse parfaitement la forme de leurs fantasmes.
Le mensonge devient leur seule méthode de calcul.
Ils ont tellement dépassé le principe de Peter qu’ils se retrouvent maintenant dans une sorte de mezzanine de l’incompétence, un étage qu’on ne visite qu’avec un casque et un guide.
Et comme ils ne comprennent rien — mais alors rien — à la mécanique financière, on ne peut que leur recommander des activités plus sûres :
le tricot, où l’on peut défaire ce qu’on a raté ;
l’origami, où le papier souffre moins que le contribuable ;
la cuisine, où leurs approximations n’empoisonneront que ceux qui acceptent de goûter.
Parce que, pour gérer une commune, il faut un minimum : des faits, de l’honnêteté, et surtout… une cervelle.
Trois éléments dont le GAT TO semble malheureusement être intégralement dépourvu.

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