Lavaur, cité historique, non pas par ses vieilles pierres, mais par l’épaisseur de sa dette et l’indigence de sa gouvernance.
Carayon, grande gueule certifiée AOP, ça oui. Gouvernant,
beaucoup moins.
Et pendant que lui parade, le Vauréen, lui,
subit.
Le renouveau ne viendra ni des grimoires poussiéreux du maire, ni
des gadgets conceptuels de l’opposition qui s’extasie devant tout
ce qui commence par co : co-construction,
co-responsabilité, co-nnerie…
Un nuage de poudre aux yeux
qui dilue les responsabilités, neutralise l’efficacité et sert
surtout de roue de secours doctrinale aux militants de Place Publique
toujours en "phase d’essais".
A Lavaur, il n'est plus temps d’essayer. Il faut réussir.
Et réussir, ça ne se fait pas en bricolant des mini-budgets participatifs qui dispersent les moyens, entretiennent l’illusion d’une démocratie citoyenne tout en gardant, évidemment, tout le vrai pouvoir dans la poche arrière du maire, comme la loi l’exige.
Le “co”, c’est sympa sur une affiche. Dans la vraie vie, c’est un générateur de fias.cos.
Heureusement, il existe mieux : la loi, les décrets,
l’organisation déconcentrée.
Tout ce que Carayon
ignore depuis trente ans et que l’opposition n’a jamais eu le
courage de mettre sur la table.
Parce que oui, c’est possible :
– une vraie gouvernance
dynamique,
– des commissions renforcées,
– un calendrier
clair,
– des délégations raisonnables,
– et des citoyens
associés autrement qu'avec des post-it colorés.
Dès le lendemain des élections, le conseil municipal doit revoir sa copie, son fonctionnement : limiter les délégations au maire autorisées par l’article L.2122-22 du CGCT, redonner aux commissions un rôle moteur, les charger d’élaborer les propositions et les délibérations, bref… travailler.
Dans le même temps, créer des sous-commissions thématiques où
les citoyens ne viendraient pas faire de la figuration, mais
contribuer réellement, en assumant les contraintes budgétaires.
De
là naîtraient des programmes pluriannuels réalistes,
intégrés au ROB, suivis, évalués, adaptés.
C’est révolutionnaire ? Non.
C’est ce que Carayon aurait
dû mettre en place depuis trois décennies.
C’est ce que
l’opposition aurait dû formuler depuis cinq ans.
C'est aussi ce qu'avait préconisé la Chambre régionale des Comptes !
C’est ce
que toute liste sérieuse doit proposer, une démocratie participative.
Parce que Lavaur n’a plus le luxe de l’amateurisme.
A Lavaur, il est urgent,
A Lavaur, il est vital,
A
Lavaur, il est temps de réussir...

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