L'opposition ne nous épargnera rien !
Ils osent tout !
Par principe, je m’impose une certaine hygiène mentale : je ne relaie jamais les productions du GAT TO.
Non que je veuille priver le monde de moments potentiellement comiques, mais la stupidité, lorsqu’elle atteint un tel degré de concentration, mérite un minimum de précautions… un peu comme l’amiante.
Mais cette fois, difficile de résister : nos bricoleurs verts ont réussi à produire un chef-d’œuvre du genre. Stupide, mensonger, et en plus didactiquement faux — un triptyque parfait.
Selon eux, le maire aurait recours à des « financements extérieurs ».
Extérieurs à quoi ?
À leur entendement ?
Car s’ils entendent par là l’emprunt, il va falloir leur rappeler une notion simple : un emprunt communal reste… un financement communal.
Pas de machination planétaire, pas de complot bancaire à la petite semaine.
Juste une commune qui emprunte comme toutes les communes.
Puis ils osent un numéro acrobatique : lorsque le conseil transfère un excédent d’un budget annexe vers le budget principal, opération pourtant classique, ils voient là une sorte d’intervention extraterrestre.
Il faut croire que pour les bricolos, tout ce qu’ils ne comprennent pas relève du paranormal.
Mais le meilleur, le clou du spectacle, reste leur illustration, une démonstration graphique de leur totale incompétence financière.
On ne saurait mieux visualiser le vide conceptuel.
Or, contrairement à eux, je vais faire œuvre de pédagogie :
– La ligne de trésorerie s’active en fonction des besoins de liquidité liés aux travaux : si elle démarre plus tôt, c’est que les dépenses arrivent plus vite que l’an de référence.
– La ligne de trésorerie, le maire l’active grâce à la délégation que le conseil lui a accordée.
– L’affectation du million du budget annexe est, elle, votée par le conseil.
Les deux décisions sont donc distinctes, légales, connues, et surtout : sans aucun rapport.
Faire l’amalgame comme le GAT TO, c’est soit tenter de tromper le citoyen, soit prouver que l’on n’a pas le niveau CP en finances publiques. Dans les deux cas, inquiétant pour qui revendique la mairie !
Heureusement, leur audience reste confidentielle : la désinformation tourne à huis clos, les dégâts restent limités, comme une mauvaise pièce jouée devant une poignée de spectateurs distraits.
Demain, sans aucun doute : une nouvelle aventure.
Et probablement un nouveau fou rire.


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