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Bel Air... Un symptôme, pas un bâtiment !

Bel Air : la gestion au hasard comme méthode municipale

On peut regretter cette acquisition.
Encore faut-il rappeler qu’elle a recueilli un vote favorable du conseil municipal.

L’opposition, après avoir estimé que « cela allait dans le bon sens » (David) ou espère "un bon choix" (Navellou), s’est abstenue.
Reste désormais à trouver le sens. Et surtout le bon.

Plus d’un an après l’achat.
Plus d’un trimestre après la prise de possession effective des locaux.
Le bilan est édifiant : à part le déménagement timide de deux associations et de la MJC, il ne s’est strictement rien passé.

Rien de structuré.
Rien d’anticipé.
Rien de planifié.

Aucune étude n’a été diligentée sur le devenir de cet immeuble pourtant conséquent.

Pire encore : lors d’un conseil municipal, le directeur général des services a déclaré que la gestion se faisait « au fur et à mesure ».

Au fil de l’eau, donc.

Une formule qui fait sourire la Chambre Régionale des Comptes, avant de la retenir à charge. Car la gestion au jour le jour n’est pas une méthode : c’est précisément ce que les juridictions financières dénoncent.

Acheter d’abord, réfléchir ensuite : voilà donc la stratégie.

Or, des études auraient dû être menées préalablement, notamment pour déterminer :

  • l’état réel du bâtiment, construit il y a plus de cinquante ans, ce n’est pas parce qu’il était occupé par la fondation Fabre qu’il constitue un bijou patrimonial,

  • la typologie des locaux et la faisabilité de réaménagements,

  • les normes applicables aux établissements recevant du public, la classification dépendant de la fréquentation autant que de l’usage. Accueillir 200 personnes n'est pas dans les limites actuellement admissibles !

  • les coûts réels, et non fantasmés,

Car derrière un bâtiment se cache une addition longue, très longue :

  • entretien courant,

  • maintenance technique,

  • mises aux normes liées aux occupations projetées, l’adaptabilité des locaux conditionnant les usages, et non l’inverse,

  • assurances,

  • taxes,

  • équipements,

  • surveillance,

  • gardiennage,

  • desserte, le site étant excentré,

  • eau, électricité,

  • chauffage, climatisation,

  • entretien du parking et des espaces verts.

Pour l’instant : tout est à l’arrêt.

À Lavaur, la gestion semble se faire au jour le jour, comme si chaque jour suffisait à sa peine. Jusqu’au jour où survient le drame, celui qui n’arrive qu’aux autres.

Alors il n’y a plus de coupable.
Tout au plus un responsable… pardonnable.

Bel Air s’invite désormais naturellement dans la campagne municipale. Il appartient à chaque liste de dire clairement ce qu’elle compte faire de cet immeuble.

Le sujet est incontournable.

Il s’agit d’une part significative de l’encours de la dette communale, générant un remboursement en capital et en intérêts durablement pesant.

L’avenir de Bel Air doit donc figurer explicitement dans les programmes.

Il faudra mettre en place une véritable comptabilité analytique du coût des services.
Affecter à chaque mise à disposition un tarif intégrant l’ensemble des paramètres réels.

Le budget de la commune n’est pas open bar.
Et le contribuable, encore moins.

Dire combien cela coûte n’est pas une option : c’est une obligation.
La comptabilité analytique n'est pas un gadget, mais un outil de gestion.
Quitte à instaurer des règles claires, des tarifs adaptés, et à rappeler une évidence trop souvent oubliée : la gratuité pour certains ne doit pas devenir une charge exorbitante pour les autres, au nom d’une solidarité dévoyée.

Compliqué ?
On ne sait pas faire ?

Alors c’est un problème.

Et comme tout problème, il appelle une solution, à condition de vouloir la chercher.

À suivre. Très prochainement. et en exclusivité :
"Bel Air au secours de la dette..."


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