Rétablir la vérité sur les emprunts
« Changeons Lavaur » a voulu faire le buzz avec sa bougie : 30 ans de mandat, 30 millions de dettes.
C’est simple, c’est frappant, c’est mobilisateur.
Mais quand on prend le temps de réfléchir, il faut bien reconnaître que c’est… très loin de la vérité.
C’est surtout une approche simpliste.
Les écolos auteurs de cette bévue ont confondu une chose essentielle : l’encours de la dette et le montant réellement emprunté.
Or l’encours, ce n’est pas ce qu’a emprunté la commune.
C’est ce qui reste après les remboursements, y compris les intérêts de la dette.
Le jeu normal des annuités fausse complètement la lecture si on l’utilise comme s’il s’agissait des emprunts cumulés.
Mais évidemment, le maire ne s’est pas inscrit en faux. Et pour cause : la réalité est d’une toute autre ampleur.
Carayon, notre maire, le magicien de Lavaur, a en réalité emprunté… 43,5 millions d’euros entre 2000 et 2024.
Ce chiffre est validé en croisant deux sources indépendantes : les données issues du site des finances publiques et les comptes administratifs de la commune. Double source, donc chiffre solide.
Avant 2000, les données ne peuvent pas être validées de la même façon, mais les emprunts ont très probablement été de l’ordre 1,5 million d’euros par an.
Traduction simple :
les mandats de Carayon ont coûté à Lavaur près de 50 millions d’euros d’emprunts en trente ans.
Merci pour l’addition.
Ne le dites pas trop fort à « Changeons Lavaur », ils risqueraient de se vexer. Les écolos n’aiment pas être contrariés dans leur science financière. Mais sur ce point précis, le maire a raison : ils n’ont effectivement aucune leçon à lui donner, ils en ont même beaucoup à recevoir avant d'envisager gérer une commune !
Et la foire aux emprunts n’est pas terminée.
À ce rythme, si par impossible le maire était réélu, et en se basant simplement sur la moyenne, sans même parler de la plaine des loisirs et des sports, la montagne des emprunts culminerait tranquillement autour de 60 millions d’euros en fin de mandat.
Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.

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