La dette, et l’argent qui s’évapore
Les emprunts génèrent… des intérêts.
Évidence, diront certains. Et pourtant, c’est précisément ce que « Changeons Lavaur » oublie quand elle se contente de ressasser le chiffre de l’encours. Car l’encours ne dit rien de l’argent jeté par les fenêtres.
Or les intérêts, eux, sont bien réels. Et ils pèsent lourd dans un budget mais sont invisibles dans l'encourt, dans les 30 millions de « Changeons Lavaur ».
Nous savons désormais que le maire a emprunté 43,5 millions d’euros entre 2000 et 2024.
Pendant cette même période, la commune a remboursé… environ 13 millions d’euros d’intérêts.
Treize millions.
Pour rien.
Pour les banques.
Même avec un taux moyen relativement modéré, autour de 2,5 % par an, les petites rivières ont fait un torrent. Un torrent qui emporte nos impôts dans des choix dont Bel Air est aujourd’hui l’exemple le plus parlant.
Car Bel Air, ce n’est pas seulement une décision mal préparée et un investissement contestable. C’est aussi des intérêts supplémentaires pendant des années, un poids en plus sur un budget déjà asphyxié, et autant d’argent qui ne va ni à la voirie, ni à l’entretien, ni aux services utiles du quotidien.
Traduction simple : la politique d’investissement du maire sur un quart de siècle, ce n’est pas 43,5 millions.
C’est 56,5 millions d’euros.
On pourrait intégrer les années 1995 à 1999 mais je ne le ferai pas. ( je n'ai pas de données incontestables)
Bel Air a alourdi cette addition.
Un maire ordinaire n’aurait pas laissé dériver ainsi la situation.
Et face à ces chiffres, une seule question compte vraiment : pour quels résultats ?
Quels investissements réellement utiles ?
Quelles priorités durables ?
Quelle amélioration concrète du quotidien des Vauréens à la hauteur de cette montagne d’argent ?
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : non pas satisfaire les visions d’un maire, plus porté sur le clinquant que sur l’utile, plus enclin à construire qu’à entretenir, mais servir l’intérêt public.
Avec une opposition incapable d’aligner correctement deux chiffres et de replacer les données dans leur contexte, le système pourrait continuer longtemps.
Je ne ferai pas l’injure de ne pas rendre à Bernard ce qui appartient à Bernard : on pourra toujours débattre de l’utilité de tel ou tel emprunt.
Mais les intérêts, eux, c’est réglé :
c’est de l’argent perdu,
sans contrepartie,
et pour toujours.
Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.

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