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Dossier finances - Il a fait quoi avec nos sous ?

 Et oui, il a fait quoi avec nos sous ?

Pour être précis, la période 1995/2000 n’est pas analysée ici. Il est aujourd’hui quasiment impossible, pour un citoyen ordinaire, d’en reconstituer les événements de façon fiable et consolidée.

En revanche, la période 2000/2024 est largement suffisante pour se faire une idée précise de l’usage qu’a fait le maire de l’argent public.

Sur cette période, on parle de 43,5 millions d’euros d’emprunts, mis en regard des ressources propres de la commune.
Au total, ce sont environ 110 millions d’euros qui ont été mobilisés.

Sur cette somme, 70 millions concernent des investissements “remarquables”.
C’est là-dessus qu’il faut se pencher en priorité.
Les 40 millions restants, sur 25 ans, correspondent à des dépenses d’investissement plus “courantes”, même si certaines, comme la vidéoprotection, posent déjà question et qu’un maire ordinaire ne les aurait sans doute pas toutes validées telles quelles.

Disons-le clairement : une partie des dépenses d’investissement a été faite dans un cadre relativement classique. Elles auraient été engagées par n’importe quel maire ordinaire. La différence, c’est la méthode. Et sur ce point, la Chambre régionale des comptes a été explicite :

« Ce sont les services qui font remonter les besoins et les choix sont faits par l’autorité car elle connaît bien les contextes. »

Ces dépenses “ordinaires” seront examinées dans un premier temps.

Viennent ensuite des équipements qui auraient peut-être été validés par un maire “normal”. Il est difficile de les condamner systématiquement : le développement d’une commune passe aussi par des investissements forts. Là, on est clairement dans le champ des choix politiques.

Puis viennent les dépenses que seul un maire extraordinaire peut imaginer, celles qu’un maire ordinaire n’aurait même pas envisagées.

Et enfin, il y a les dépenses d’investissement rendues nécessaires par les défaillances d’entretien. Celles-là, par définition, n’auraient pas existé avec une gestion normale. C’est toute la différence entre un budget de fonctionnement utilisé au fil de l’eau pour préserver les biens, et un budget d’investissement appelé en urgence à la rescousse quand le manque d’entretien a fini par dégrader bâtiments et infrastructures.

C’est cet équilibre, ou plutôt ce déséquilibre, que nous allons examiner.

Nous passerons donc en revue, avec une curiosité parfois amusée, parfois franchement scandalisée, ces différents aspects, au fil de chroniques documentées.

Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.

Commentaires

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Il n'a pas serré trop fort

Plus qu'une décision pour atténuer les conséquences financières désastreuses de ses opportunités fantastiques", c'est pure démagogie la décision de diminuer de 5 % les indemnités de fonction du maire, adjoints et conseillers délégués. L'idée vient du maire ? Attachons nous à en voir l'impact pour le maire ! Sur 2024 le maire, conseiller régional et conseiller communautaire a perçu 91 574,16€ brut, pour avoir un ordre d'idée c'est plus de  4,5 fois le SMIC, encore faut-il préciser que c'est pour 35 heures travaillées le SMIC... Il va donc rabattre 5 % sur l'indemnité de maire... 2000€ environ, il ne percevra plus que 89 000€. Je ne vais évidemment pas proposer d'ouvrir une cagnotte letchi, ni sortir mon mouchoir !  Mais il est intéressant de s'interroger sur ce que disent les textes puisque les indemnités sont fixées en rapport avec l'indice maximum brut le plus élevé de la fonction publique. Pour le maire ce taux est de 65% (brut 2671€/...

Deux poids, deux mesures...

 Je vous parlais dans mon dernier article du sacrifice du maire (et de ses adjoints et autres conseillers) quant à ses indemnités de maire. Pensez donc - 5% .   Quel sacrifice ! Quelle volonté de participer à l'effort budgétaire ! Moins grand tout de même que celui imposé aux associations : - 19% , avec un marquage différent selon les catégories d'associations. Je parle ici de la diminution qui s'est produite en moins d'un quart d'heure : entre le non vote du budget et l'exposé sur les attributions aux associations d'une subvention. Selon que votre activité pointe vers les sports, - 6 % ou l'éducation - 22 %, voire les "divers" avec une mention particulière pour l'amicale des personnels de la mairie (- 20 %) vous serez  plus ou moins participatifs à l'effort. Etonnant pour le sport qui devrait être habitué aux efforts ! AH ! Démagogie quand tu nous tiens, quand tu le tiens !

Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

Cet enfumage du maire plonge dans une grande tristesse... Puis vient le temps de la réflexion, cet état qui précède la réaction ! Non, ce n'est pas possible de laisser faire une telle chose, je suis même très étonné que TOUS les conseillers de la majorité présents aient accepté sans broncher ! PAS UN SEUL CONSEILLER DE LA MAJORITÉ POUR POSER UNE QUESTION... Ils seront face à l'électorat dans un peu plus d'un an, ils sont comptables devant les vauréens de leurs actions et de leurs inactions ! PAS UN pour interroger sur la composition de l'immeuble, PAS UN pour s'inquiéter du financement, PAS UN pour s'informer de la répartition imaginée, PAS UN pour questionner sur le devenir de l'immeuble de la SCI ATHENA acheté 225 000 € en 2020 et qui, je cite "présente un intérêt stratégique patent" puisque qu'au cœur d'activités sportives et artistiques selon les déclarations du maire lors de la réunion du CM du 5 décembre 2019, PAS UN pour rappeler...