Les investissements de l’échec
Pour ce type d’investissements, il faut d’abord regarder la cause réelle : les défaillances de gestion. Elles n’existent que parce que ce qu’un maire ordinaire aurait fait, entretenir, prévoir, planifier, n’a jamais été fait.
Prenons l’exemple emblématique de la mairie actuelle, liée au départ du TGI. 3 millions d’euros engloutis.
L’entretien et la mise aux normes de l’ancien hôtel de ville auraient coûté bien moins cher et auraient, en plus, bénéficié de subventions plus importantes.
Un maire ordinaire aurait aujourd’hui deux beaux bâtiments fonctionnels.
Carayon, lui, a préféré laisser pourrir, puis reconstruire plus cher. C’est une méthode : l’abandon comme politique publique.
Même logique pour l’immeuble destiné aux associations : on donne, on inaugure, on se félicite… mais sans entretenir, sans réhabiliter, sans anticiper. Du coup par coup, comme d’habitude. On fait plaisir, on coupe le ruban, et on laisse la facture aux suivants.
Carayon, c’est un gosse à Noël : il se jette sur les jouets neufs et laisse les anciens prendre la poussière jusqu’à ce qu’ils deviennent irréparables.
Quand les dysfonctionnements deviennent trop visibles, on entre alors dans la chaîne des erreurs :
– l’immeuble avenue Malroux,
– puis le projet des Mazasses (des frais pour rien),
– et enfin le sommet de l’inconséquence : Bel Air.
Un achat absurde, plus de 4 millions d’euros pour un investissement sans retour, avec en prime un cortège de dépenses futures impossibles à chiffrer sérieusement. Voilà ce que produit une gestion sans cap : on empile les décisions mauvaises pour masquer les précédentes.
C'est aussi ce cinéma qu'il a fallu repenser parce l'ancien n'a pas bénéficié de la vigilance nécessaire (5 millions d'€ dont 70 % pour la commune)
Routes, bâtiments : même méthode, mêmes dégâts.
On refait les routes parce que l’entretien courant a été négligé pendant des années. On rénove en urgence ce qu’on aurait pu préserver à moindre coût. C’est la signature des mandats Carayon : laisser se dégrader pour pouvoir dépenser plus ensuite.
Un maire ordinaire n’aurait pas attendu que tout soit en ruine pour agir. Il aurait planifié, profité des bonnes fenêtres météo, étalé les travaux, maîtrisé les coûts. Il aurait géré. Tout simplement.
Ces “investissements de rattrapage” expliquent en grande partie l’emballement des emprunts et, au bout du compte, l’explosion de l’encours de la dette. On ne paie pas ici une ambition, on paie des années de négligence et d’improvisation.
Maintenant, il va falloir faire l’inventaire de ces gabegies.
Et surtout, il va falloir les gérer.
Bon courage à ceux qui hériteront de l’addition.
Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.

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