« Changeons Lavaur »…
Elle vend du rêve. C’est un cauchemar.
« Changeons Lavaur » se réclame de la démocratie.
Un mot. Juste un mot. Manifestement vidé de son sens.
Car ce qui s’entend surtout dans ses postures, c’est tout ce que la démocratie n’est pas.
Ce n’est pas en agitant trois PowerPoint et quelques graphiques de fortune qu’on analyse un budget, et encore moins la vie financière d’une commune. D’ailleurs, les chiffres qu’elle évoque sont faux. Une analyse digne de ce nom devrait être sincère, prospective, faite de constats et de pistes de résolution, pas de condamnations à l’emporte-pièce.
Mais rassurons-nous : tout cela sera expliqué… plus tard.
Autant dire que je valide sans état d’âme la saillie du maire :
« Je n’ai pas de leçon d’économie à recevoir des écologistes. »
Ce qui, bien entendu, ne l’absout en rien de ses propres délires pharaoniques.
Mais ce n’est pas le sujet.
Le sujet, c’est cette question qu’un anonyme m’a posée :
« Vous voterez pour qui ? »
J’ai envie de répondre que cela n’a pas grande importance. Que je ne souffre pas du syndrome du gourou. Et que je n’ai aucune illusion sur l’effet miraculeux d’une position individuelle.
Reste que je sais parfaitement pour qui je ne voterai pas. Et pourquoi.
La capacité de « Changeons Lavaur » à s’acharner sur des sujets qui ne relèvent ni du conseil municipal ni du maire est, il faut le reconnaître, exemplaire. Elle promet de tout chambouler, promet tout… et ne pourrait rien faire si, par impossible, elle obtenait la majorité, puisque ce n’est tout simplement pas de sa compétence.
Elle aura alors beau jeu de pleurnicher, comme à son habitude, et de nous resservir son éternel :
« J’voudrais bien, mais j’peux point. »
Mais il y a pire : elle est parjure.
Elle dénonce aujourd’hui ce qu’elle a voté hier. Un comble pour qui se prétend démocrate. Une habitude, en revanche, pour ceux qui, aujourd’hui, se réclament de gauche.
Et surtout, elle fait exactement ce qu’elle reproche au maire UDR : elle cache ce qu’elle entreprend, ou n’entreprend rien et fait croire qu’elle fait.
Ses réseaux sociaux sont fermés à ceux qui la contredisent. Ceux-là n’ont même pas droit au programme dans leur boîte aux lettres. Discrimination pour les protéger de la stupidité du texte ? Ou simple peur de la contradiction ?
Les sujets abandonnés sur le bord de la route par « Changeons Lavaur » sont nombreux. J’en ferai la liste. Et je vous dirai tout sur les idées de cette liste.
Petite confidence, qui n’étonnera personne : voter pour Carayon, je ne l’ai jamais fait. Car au-delà de ses positions nationales et de ses convictions politiques, je ne peux pas imaginer donner ma voix à quelqu’un qui pratique le pouvoir personnel, gouverne dans le secret et n’associe personne à ses décisions.
Ce napoléonisme effréné est la mort de la démocratie. Et il est toujours aussi fascinant de voir combien continuent à boire ses paroles et à le défendre bec et ongles.
Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.

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