Chronique 5 — Le cinéma, ou l’équipement qui n’aurait jamais dû exister
La mise en service du nouveau cinéma ne doit pas masquer la réalité.
Il n’y aura ni petits fours ni inauguration officielle, mais il y aura toute la communication nécessaire pour servir la candidature du maire sortant.
Ne soyons pas dupes.
Cette “aventure” n’a été rendue possible que pour une seule raison :
la négligence du maire dans la gestion de la concession confiée à l’ancien exploitant.
Une indifférence prolongée, qui a conduit à une prétendue “surprise” lorsque le concessionnaire a mis la clé sous la porte.
Un maire ordinaire n’aurait pas été surpris.
Parce qu’il aurait exercé son rôle de contrôle.
Parce qu’il aurait suivi la délégation.
Parce qu’il aurait pris, en temps utile, les mesures nécessaires pour que le cinéma continue de fonctionner normalement, sans sombrer progressivement dans la dégradation puis l’inutilisabilité.
Gérer une concession, ce n’est pas réagir dans l’urgence.
C’est un travail quotidien.
On peut d’ailleurs penser que si le maire avait fréquenté ce cinéma, s’il y avait accompagné ses enfants, il n’aurait pu ignorer l’état de délabrement dans lequel il se trouvait.
Les conseillers municipaux eux-mêmes auraient pu l’alerter.
Un chiffrage des travaux de remise nen service avait été fait en... 2019 ! La mise en régie imaginée.
Las....
La méthode Carayon est constante :
gérer au coup par coup.
L’état général du patrimoine immobilier communal en est la preuve.
Dans l’hypothèse d’un maire ordinaire, le cinéma serait encore en activité aujourd’hui.
Le Mylord aurait conservé sa place dans la vie de la cité et le cœur de nos concitoyens.
À la place, nous héritons de 20 ans de remboursement d’emprunt en capital pour un montant de 2 530 000 € HT auxquels s'ajoutent les intérêts !
Mais nous disposerons de plus de 400 places !
Alors non.
Définitivement non.
Le cinéma ne peut pas être inscrit au bilan du maire dans la colonne des réussites.
Il relève de la colonne négative.
Parce que cela n’aurait pas dû arriver.
Et parce que, sans cette dérive, les Vauréens seraient sans doute riches de quelques points de taxe foncière en moins.
Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.

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