Pourtant, ce n’est pas Noël… et ce n’est pas encore le 1er avril.
Et voilà que le maire extraordinaire nous dévoile le grand projet de sa candidature :
LA PLAINE DES LOISIRS ET DES SPORTS
Je passe les détails de la “consultation citoyenne” sur ce projet grandiose.
Il n’y en a pas eu.
Le maire vient cependant au-devant du citoyen en posant lui-même les questions… auxquelles il s’empresse de répondre :
Pourquoi ? Comment ? Où ? Quoi ?
C’est presque drôle.
Presque.
Parce qu’il a soigneusement oublié LA question essentielle, surtout quand on sait que la commune est endettée au-delà du raisonnable :
COMBIEN ?
Évidemment, il ne la pose pas.
Sans doute parce qu’il ne sait pas y répondre.
Et probablement aussi parce qu’il sait très bien que ce projet ne se fera pas.
Il y a aussi la question QUAND ?
Là, la réponse est simple : à la Saint-Glinglin.
Voyons donc le QUOI :
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4 terrains de football avec tribunes et vestiaires
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1 skate-park
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2 boulodromes
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1 gymnase
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des parcours de fitness
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des terrains de volley
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une aire de jeux et des jeux d’eau pour les enfants
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des tables et pergolas végétalisées pour les pique-niques en famille
Le OÙ s’impose : la plaine des Mazasses, à deux pas du collège, de la piscine intercommunale et du complexe des Clauzades.
À deux pas aussi du chai en voie de ruine et de l’ancienne piscine devenue friche sportive.
On ne peut pas non plus passer sous silence la nature du sous-sol.
Les études réalisées lors de la construction de L’O Pastel sont claires : les Mazasses sont sur l’eau.
Les surcoûts sont donc, par définition, inévitables.
Mais plus simplement encore : comment va-t-il faire ?
Comment va-t-il installer tout cela ?
Comment va-t-il payer tout cela ?
Il parle de 70 % de subventions des “partenaires”…
Encore faudrait-il dire qui sont ces partenaires.
Rien que quatre terrains de football, avec terrassements et drainage, c’est environ 2 400 000 €, sans compter tribunes et vestiaires.
Un skate-park ? Environ 200 000 €.
Un gymnase ? Impossible à chiffrer puisqu’il n’est même pas décrit.
Et le reste est du même acabit.
À la question QUAND ?
La réponse est simple : dans nos rêves.
Il est évident qu’aucun maire ordinaire n’aurait porté un projet aussi pharaonique, qui conduirait notamment une commune de 10 000 habitants à disposer de… quatre stades de football.
Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.

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