« Lavaur Citoyenne » s’est livrée à un exercice en apparence simple : faire le bilan de six années de mandat.
À la lecture, on comprend vite que le document suit en réalité deux pistes bien distinctes :
– la première, celle de leurs propres impérities, de leur inactivité et de leur vacuité politique ;
– la seconde, celle d’un catalogue de griefs contre la mandature Carayon.
Le tout est sous-tendu par la nouvelle devise de campagne sous l’étiquette « Changeons Lavaur » : la confiance naît de la vérité. C’est ambitieux. Dommage que le texte soit truffé de contre-vérités.
Premier chapitre de ce pensum : l’urbanisme.
Un monument à la gloire de leurs échecs, de leurs tergiversations et de leurs indécisions. Bref, un résumé assez fidèle de leur incompétence.
Quand « Lavaur Citoyenne » affirme que le maire n’a pas communiqué sur l’église Saint-François ou sur le Chai des Clauzades, c’est faux. Il y a eu des communications en conseil municipal, et des affichages des décisions d’interdiction d’accès. On peut juger cela insuffisant, mais prétendre qu’il n’y a rien eu est tout simplement mensonger. Et surtout, cette accusation n’apporte strictement rien au bilan de « Lavaur Citoyenne ».
L’immeuble de l’avenue Malroux ?
Lors de l’achat, approuvé par l’ensemble du conseil municipal, un usage avait été défini. Certes, la saga de la « maison des associations » en était à son premier épisode, et l’on sait ce qu’elle est devenue. Mais dire que le maire n’a rien dit est faux : il a dit ce qui s’est révélé être une ânerie, puis une erreur de gestion consacrée par les votes du conseil municipal, avec l’abstention de « Lavaur Citoyenne ». Ils savaient. Le maire a parlé.
Sur la voirie, le maire a explicitement reconnu son mauvais état et s’est même engagé l’an dernier à “mettre le paquet”, allant jusqu’à promettre de doubler le budget sur le prochain mandat. On peut douter de la crédibilité de la promesse, mais là encore, prétendre qu’il n’a rien dit relève de la mauvaise foi.
Tout aussi faux est le procès fait au commissaire enquêteur ou au maire concernant le retard du rapport : il est dû à une demande de prolongation, ce qui est assez habituel.
Concernant Bel Air, le maire, conforté par le directeur des services, a précisé que les aménagements se feraient au fur et à mesure. On peut juger cela stupide, et je le fais, car une analyse des besoins et un chiffrage sérieux auraient dû être anticipés, notamment au moment de la vente, pour laquelle « Lavaur Citoyenne » s’est abstenue au lieu de s’opposer. Mais, là encore, il n’a pas été mutique.
Sur la concertation du PLU, elle a été jugée réglementaire par le commissaire enquêteur. On peut estimer que c’est insuffisant, mais « Lavaur Citoyenne » ne peut décemment reprocher au maire… d’appliquer la loi.
Enfin, sur le logement : s’il est vrai que le maire n’a pas communiqué sur le nombre précis de logements vacants, c’est encore préférable à annoncer n’importe quoi. En 2022, il y avait 648 logements vacants, dont environ 2 % dans le parc HLM. Dire “600 logements vacants” sans qualification, parc public, parc privé, logements indécents, refus de location, c’est raconter des sottises sur un sujet complexe.
C’est toujours mieux de se taire que de dire n’importe quoi.
Au final, pour cette première plongée dans le “bilan” de « Lavaur Citoyenne », on est surtout face à une collection de balivernes.
La vérité est malmenée, et la confiance, qu’ils prétendent placer au cœur de leur démarche, ne peut être au rendez-vous.

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