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L’immobilier vauréen, la déliquescence

📰 L’immobilier vauréen

Chronique 2 — Le paraître et l’abandon

Pendant que le maire ordinaire aurait consacré ses budgets à l’entretien et à la maintenance du patrimoine communal, Bernard Carayon, lui, surfait sur le paraître.

On ne peut lui reprocher son obstination à réhabiliter la cathédrale Saint-Alain.
La Chambre régionale des comptes a d’ailleurs validé ce choix, estimant qu’il pouvait contribuer à rendre à Lavaur son éclat et à développer le tourisme.

J’ai posé comme principe de ne pas polémiquer.
Je m’en tiendrai donc à cette analyse, même si les retombées de ce tourisme prétendument débridé restent, à ce jour, difficilement perceptibles.

Pendant ce temps, les voiries se dégradaient.

Il y eut surtout des oublis coupables, conséquence directe de l’absence de plans pluriannuels d’investissement.
Le maire s’est toujours refusé à cette programmation, qu’il associait volontiers à un socle qu’il qualifiait de bolchévique, lui préférant le hasard des réalisations au coup par coup.

Ainsi, le chai des Clauzades fut lui aussi livré aux outrages du temps.
Défaut d’entretien, absence totale d’observation du bâti : aujourd’hui, le chai menace de choir.

Un maire ordinaire aurait mobilisé les aides disponibles pour sa rénovation.
Un simple budget de fonctionnement aurait permis d’en maintenir la fonctionnalité.

Aujourd’hui, il faut rebâtir.

Le maire évoque un coût situé entre un et deux millions d’euros.
Un tel écart démontre surtout qu’il n’en sait rien, et que, fidèle à ses habitudes, il laisse à « la prochaine municipalité le soin de faire ce qui convient ».

S’il devait être cette prochaine municipalité, nul doute qu’il ferait comme toujours :
botter en touche.
D'ailleurs son programme ne prévoit pas la prise en compte de l'immobilier.

Il en va ainsi de l’ensemble du patrimoine communal.
Le maire n’intervient que lorsqu’il ne peut plus faire autrement.

Mais il achète.

Mal.

L’immeuble de l’avenue Marloux en est l’illustration parfaite.
Une acquisition inutile, justifiée par un alibi, les associations, et conclue par une revente à perte.

Une opération négative financièrement.
Du beurre rance, jusqu’à l’écœurement.

Le maire ordinaire n’aurait jamais perdu d’argent sur cette opération.
Il ne l’aurait tout simplement pas réalisée, puisque les associations auraient pu être accueillies en toute sécurité dans l’ancien hôtel de ville, notamment.

Pendant ce temps-là, les voiries continuent de se déliter.

Parmi les opérations dont le maire se vantera pourtant, figure l’immeuble Bel Air.
J’en ai souvent parlé.

Là encore, un maire ordinaire ne l’aurait jamais acheté.
Il n’en aurait pas eu besoin.

Entre l’ancien hôtel de ville et le chai, les solutions existaient.

Mais le maire ne les a pas choisies.

Et le Vauréen paie.

Là où un maire ordinaire aurait présenté un budget équilibré et une dette soutenable, nous héritons d’un empilement d’achats, de relogements et d’improvisations.

La maison des associations devient ainsi le leitmotiv de toutes les dérives.
Elle servira de vitrine, de justification, de récit et restera inoccupée en très grande partie.

Il ne sera jamais question de chiffres dans ses propos pré électoraux...
Seulement de rigueur, d’économies, de bonne gestion.

Discours étrange, après avoir jeté l’argent public par les fenêtres pendant trente ans.

Mais l’immobilier ne s’arrête pas là.

Je vous dirai, dans la chronique 3, ce qui figure également dans son escarcelle :
des réalisations… empoisonnées.

Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.


Commentaires

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Il n'a pas serré trop fort

Plus qu'une décision pour atténuer les conséquences financières désastreuses de ses opportunités fantastiques", c'est pure démagogie la décision de diminuer de 5 % les indemnités de fonction du maire, adjoints et conseillers délégués. L'idée vient du maire ? Attachons nous à en voir l'impact pour le maire ! Sur 2024 le maire, conseiller régional et conseiller communautaire a perçu 91 574,16€ brut, pour avoir un ordre d'idée c'est plus de  4,5 fois le SMIC, encore faut-il préciser que c'est pour 35 heures travaillées le SMIC... Il va donc rabattre 5 % sur l'indemnité de maire... 2000€ environ, il ne percevra plus que 89 000€. Je ne vais évidemment pas proposer d'ouvrir une cagnotte letchi, ni sortir mon mouchoir !  Mais il est intéressant de s'interroger sur ce que disent les textes puisque les indemnités sont fixées en rapport avec l'indice maximum brut le plus élevé de la fonction publique. Pour le maire ce taux est de 65% (brut 2671€/...

Deux poids, deux mesures...

 Je vous parlais dans mon dernier article du sacrifice du maire (et de ses adjoints et autres conseillers) quant à ses indemnités de maire. Pensez donc - 5% .   Quel sacrifice ! Quelle volonté de participer à l'effort budgétaire ! Moins grand tout de même que celui imposé aux associations : - 19% , avec un marquage différent selon les catégories d'associations. Je parle ici de la diminution qui s'est produite en moins d'un quart d'heure : entre le non vote du budget et l'exposé sur les attributions aux associations d'une subvention. Selon que votre activité pointe vers les sports, - 6 % ou l'éducation - 22 %, voire les "divers" avec une mention particulière pour l'amicale des personnels de la mairie (- 20 %) vous serez  plus ou moins participatifs à l'effort. Etonnant pour le sport qui devrait être habitué aux efforts ! AH ! Démagogie quand tu nous tiens, quand tu le tiens !

Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

Cet enfumage du maire plonge dans une grande tristesse... Puis vient le temps de la réflexion, cet état qui précède la réaction ! Non, ce n'est pas possible de laisser faire une telle chose, je suis même très étonné que TOUS les conseillers de la majorité présents aient accepté sans broncher ! PAS UN SEUL CONSEILLER DE LA MAJORITÉ POUR POSER UNE QUESTION... Ils seront face à l'électorat dans un peu plus d'un an, ils sont comptables devant les vauréens de leurs actions et de leurs inactions ! PAS UN pour interroger sur la composition de l'immeuble, PAS UN pour s'inquiéter du financement, PAS UN pour s'informer de la répartition imaginée, PAS UN pour questionner sur le devenir de l'immeuble de la SCI ATHENA acheté 225 000 € en 2020 et qui, je cite "présente un intérêt stratégique patent" puisque qu'au cœur d'activités sportives et artistiques selon les déclarations du maire lors de la réunion du CM du 5 décembre 2019, PAS UN pour rappeler...