Cela ne fait pas trente ans que les communes jouent sur l’effet de masse pour proposer des accès à des mutuelles, aussi bien à leurs agents qu’à leurs concitoyens. Mais ce n’est ni une invention, ni une révolution, ni même une audace politique : c’est juste de la gestion basique.
Quand même, un minimum de décence devrait conduire le maire à reconnaître qu’il a découvert cette possibilité… très récemment. Et, hasard du calendrier, juste après avoir feuilleté, sans doute avec un grand intérêt, les programmes de sa concurrente.
Sa précipitation soudaine à « choisir » une mutuelle (lui tout seul, pas le conseil, faut pas exagérer non plus) est évidemment un pur accident de calendrier, totalement indépendant de la proximité des élections municipales. On appréciera l’élégance de la coïncidence.
Il va donc pouvoir claironner, la main sur le cœur : « je l’ai fait ».
Traduction : je l’ai fait maintenant, parce que maintenant ça se voit.
Un maire ordinaire, lui, l’aurait fait depuis plusieurs années. Sans fanfare. Et surtout, sans attendre que les urnes se rapprochent dangereusement.

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