Trois listes. Une seule qui n’oublie pas les animaux.
C’est à la fois affligeant et parfaitement révélateur.
D’un côté, « Changeons Lavaur », qui n’a jamais jugé utile de consacrer la moindre ligne, la moindre pensée, le moindre soupçon d’intérêt au sort des animaux. Ni aujourd’hui, ni hier, ni quand la liste s’appelait encore « Lavaur Citoyenne ». Le vide, le néant, l’indifférence tranquille.
De l’autre, la liste Carayon, qui semble considérer qu’une ville peut être « heureuse » en fermant les yeux sur la misère animale. Les chiens et les chats ? Un détail. Un sujet secondaire. Un truc pour les associations, pour plus tard, pour jamais.
Résultat : le sort des animaux est purement et simplement effacé du débat municipal.
Sauf par « Pour Lavaur Tout Simplement », qui a au moins eu le souci de considérer les animaux qui sont des êtres sensibles. Ce n’est pas une lubie d’ami des bêtes, c'est la reconnaissance de l'existence de nos compagnons et de leur valeur.
Et pendant ce temps-là, on a quoi à Lavaur ?
Un chenil dans un état pitoyable, manifestement pas aux normes.
Et, pour faire bonne mesure, un commentaire crétin sur la page « Lavaur l’heureuse » expliquant que « c’est un problème national ». Traduction : circulez, il n’y a rien à voir, surtout rien à faire.
Sauf que non.
La signature d’une convention avec la fondation 30 Millions d’Amis pour les chats errants prouve justement que le problème est aussi communal. Très concrètement communal. Juridiquement communal. Politiquement communal.
La loi est claire : les communes ont des obligations en matière d’accueil et de protection des animaux, notamment pour les structures comme les chenils municipaux. Ce n’est ni optionnel, ni décoratif, ni « secondaire ».
Alors qu’on se le dise sans détour :
voter Navellou ou voter Carayon, c’est accepter que le sort des animaux reste au fond du tiroir.
Dans le meilleur des cas par indifférence, dans le pire par mépris.
Et ça, ce n’est pas un détail de programme. C’est un choix de société.

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