Misérable, méprisable : la posture de « Changeons Lavaur »
« Changeons Lavaur » se réclame de la rigueur intellectuelle et politique. La liste se prévaut de la compétence de ses colistiers, chefs d’entreprise, responsables associatifs, cadres expérimentés, toute la panoplie du sérieux en bandoulière. Et puis, régulièrement, elle publie… n’importe quoi.
Car il faut tout de même un culot remarquable pour s’indigner aujourd’hui de la vente de l’ancien hôtel de ville et du parking attenant, quand le chef de file et plusieurs colistiers ont voté cette vente le 11 juin 2025. Remarquable, ou pathologique.
Il ne faut vraiment avoir honte de rien pour écrire :
« Mais qu’est-ce qui pousse le maire à se débarrasser de son patrimoine immobilier et historique ? »
Ce qui le pousse ? Une délibération votée à l’unanimité... Mais visiblement, la mémoire sélective est devenue un outil de campagne.
Quand « Changeons Lavaur » pose la question sur Facebook, il n’y a en réalité aucune ambiguïté : ils ont répondu POUR il y a quelques mois. Ce n’est même plus de la politique politicienne. C’est de la contorsion intellectuelle. Du niveau échauffement de cirque.
Et comme une énormité n’arrive jamais seule, la publication est agrémentée d’un mensonge bien dodu :
« La conséquence de 30 millions de dettes accumulées sur 30 ans ».
Ils n’en savent strictement rien. Ce qu’ils pourraient dire, si une larme d’honnêteté venait un jour balayer la buée de la mauvaise foi, c’est qu’en 1995 l’encours de la dette était de 6,5 millions d’euros, qu’au 31/12/2025 il est de 27,6 millions d’euros, et qu’il sera de 25,9 millions si la prochaine municipalité ne contracte pas de nouvel emprunt.
Mais présenter cela comme “30 millions accumulés par le maire” est une absurdité comptable. L’encours de la dette n’est pas une cagnotte de Monopoly : il additionne ce qui reste, retranche ce qui s’éteint, et intègre ce qui est nouvellement emprunté. À moins de refaire l’historique précis de tous les emprunts depuis 1995, ce que les documents accessibles ne permettent pas, l’affirmation est au mieux stupide, au pire malhonnête. Probablement les deux.
« Une dette qui se creuse d’année en année » assène encore « Changeons Lavaur ». Là, on touche au chef-d’œuvre de vérité mensongère. C’est aussi pertinent que de dire « une dette qui se rembourse d’année en année »... ce qui, soit dit en passant, a été le cas en 2025. Mais visiblement, la nuance n’est pas compatible avec une publication Facebook bien sentie.
« Changeons Lavaur » nous explique vouloir s’entourer d’experts. Excellente idée. Cette liste ferait bien de commencer tout de suite.
Car au lieu de jouer les chevaliers blancs de la transparence et de l’intérêt général, il serait peut-être temps de montrer, en pleine campagne, que la démocratie réelle ne se construit ni sur l’amnésie sélective, ni sur les contorsions, ni sur les contre-vérités.
En conclusion, l’avenir de « Changeons Lavaur », et la possibilité que cette liste devienne un jour celle d’un maire ordinaire, semble déjà bien balisé. Elle s’inscrit résolument dans la plus pure tradition des postures qu’elle prétend combattre.
Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.

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