« Changeons Lavaur »
Leurs 8 volontés passées au crible du bon sens
Volonté n°6 : « Réduire la dette »
Elle ne voudrait quand même pas l’aggraver.
Cette volonté est d’ailleurs partagée par les deux autres listes. C’est dire si elle est audacieuse.
Le maire sortant, espérons pouvoir passer du participe présent au participe passé dès le 15 mars, a récemment expliqué qu’« il faut faire des économies ».
Dont acte. Il est même passé à l’action en proposant… une « plaine des loisirs et des sports » !
Un projet cyclopéen, s’il en est.
Allez, encore 5 à 6 millions, pour peu qu’il arrive à faire sortir le projet de la maquette animée pour le poser, un jour, dans le monde réel.
Il va devoir faire ce que son premier adjoint ne sait pas faire : pousser les murs.
Il nous vend des rêves. C’est louable. Dommage qu’ils arrivent après nous avoir plongés dans des cauchemars budgétaires.
La liste « Pour Lavaur Tout Simplement », elle, propose au moins une démarche rationnelle : un audit. Ce qui a un avantage simple et rare en politique locale : ne pas parler pour ne rien dire, et attendre de connaître précisément la situation avant de proposer des solutions adaptées.
Et « Changeons Lavaur » ?
Elle annonce qu’il faut réduire la dette. Point.
Aucune action.
Aucune piste.
Pas même l’ombre d’un début de solution.
Augmenter la taxe foncière de 15 % pour effacer la dette en six ans ?
Réduire drastiquement les investissements ?
Vendre du patrimoine ?
Prioriser, renoncer, arbitrer ?
Rien. Silence radio.
Il faut dire qu’en s’appuyant sur l’analyse financière des écolos et sur leur fameuse bougie, « Changeons Lavaur » n’est manifestement pas en état d’y voir clair. J’ai même entendu la tête de liste expliquer que le montant de la dette n’était pas le chiffre le plus important. Dont acte, là aussi.
Faire comme si de rien n’était, c’est possible. D’autant plus facile que leurs “volontés” ne sont accompagnées d’aucune action.
L’essentiel, semble-t-il, est ailleurs : battre le pavé, distribuer des tracts, faire comme les autres. C’est bien, il faut des outsiders. Dommage qu’ils n’aient pas encore croisé la pertinence.
Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.


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