Après le blanc, le noir… et l’ombre de Bel Air
Je vous parlais de la signalisation horizontale.
Parlons aujourd’hui de ce que font tous les maires en période électorale : le rapiéçage des voiries.
On pourrait faire l’inventaire de nos routes. Il existe d’ailleurs, très détaillé, sans doute rangé au fond d’un tiroir.
On pourrait aussi rappeler qu’à Lavaur la ligne budgétaire « voirie » est devenue depuis longtemps la variable d’ajustement, pratique dûment validée à l’époque par « Lavaur Citoyenne », aujourd’hui « Changeons Lavaur », alors dans l’opposition.
On pourrait encore s’excuser en disant que “tout le monde fait pareil”. Et, dans un grand élan d’indulgence, se rassurer en murmurant que “c’est pire ailleurs”.
On pourrait.
Mais ce serait stupide.
Parce qu’ailleurs, la dette est nettement moins élevée.
À Graulhet, elle est environ deux fois moins importante.
À Gaillac aussi.
Et surtout, ailleurs, la dette baisse depuis plusieurs années.
À Lavaur, nous avons fait un autre choix :
des routes fatiguées,
une dette qui enfle,
et Bel Air comme monument à l’improvisation budgétaire.
Bel Air, c’est la version XXL de la même méthode : on décide mal, on chiffre après, on découvre trop tard, et on empile les conséquences. Résultat : chaque euro englouti là-bas est un euro de moins pour une politique sérieuse de voirie ici.
Dans ce paysage, Lavaur fait figure de mauvais élève.
Et le maire, fidèle à sa ligne, préfère l’esbroufe au traitement de fond. Un peu de blanc sur l’asphalte, un peu de noir sur les nids-de-poule, et beaucoup de communication pour masquer l’essentiel : l’incapacité à investir durablement parce que la dette, et Bel Air en tête, mangent tout l’oxygène budgétaire.
Sauf que vivre dans une “ville heureuse” sous perfusion de rapiéçage électoral va surtout nécessiter une consommation massive d’anti-stress.
Et je doute que la pharmacopée des laboratoires Fabre suffise à effacer longtemps l’image de Lavaur l’endettée, coincée entre ses routes fatiguées et son Bel Air hors de prix.

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