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Recyclage politique et lanternes éteintes

Les deux écolos rescapés de la scission de juillet, celle qui les a vus rallier « Lavaur Citoyenne » malgré une opposition interne non négligeable, viennent de lancer une offensive contre « Pour Lavaur Tout Simplement ».

Offensive… le mot est peut-être un peu fort. Disons plutôt : une opération de recyclage politique.

Car ces champions de la récup’ ont manifestement confondu ressourcerie et stratégie. Recycler des objets, passe encore. Recycler des idées qui ont déjà échoué, c’est plus ennuyeux. En politique, ça ne fait pas du neuf : ça fait du rassis.

Conscients que ça ne peut pas marcher, ils ont donc choisi l’option la plus simple : le mensonge, porté avec aplomb par leur tête de liste. J’y reviendrai.
Mais regardons d’abord ce qu’ils publient, ces écolos-bricolos, pas trop rigolos, surtout quand ils mentent.

Dans un post signé GAT TO, on peut lire, grâce au courage héroïque que procure l’anonymat de Mastodon, que « la candidate concurrente n’a pas fait preuve de courage en restant muette sur la gestion de la ville depuis 2020 ».
Je savais déjà qu’ils n’étaient pas le lampadaire le plus éclairé du trottoir, mais je leur prêtais encore une veilleuse. Manifestement, même ça, c’était trop optimiste.

Pas plus qu’eux, la candidate ne s’est exprimée sur la gestion municipale depuis 2020. Et pour cause : ce n’était ni son rôle, ni sa mission. Leur soudaine passion pour les finances communales est, elle, toute récente. Pourtant sur leurs sites, ils tirent dans tous les sens, mélangeant allègrement local, national et international, comme si tout ça faisait une seule et même soupe idéologique.

Fallait-il vraiment qu’elle se livre à cet exercice ?
Au risque de créer une confusion parfaite entre ses responsabilités départementales et la critique d’un budget communal en particulier ?
Elle a fait mieux : elle s’est engagée à lancer un audit financier indépendant dès son élection. Voilà au moins une méthode sérieuse pour parler chiffres sans raconter n’importe quoi.

GAT TO lui reproche aussi son « sans étiquette ». C’est assez savoureux venant de gens qui se sont accrochés à une liste pseudo de gauche, copie carbone de celle qui a échoué en 2020, sans la moindre remise en question depuis.
L’équipe de Nathalie Joseph est diverse, d’horizons variés, pas politique. Imaginons que l’envie de servir une commune ne passe pas obligatoirement par une carte de parti.

Et puis il y a ce grand moment de comique involontaire : GAT TO raille la candidate quand elle dit que « l’assemblée » est sa boussole. Il appelle ça de la communication creuse.
En réalité, c’est d’une clarté limpide : les citoyens, les Vauréens, sont le point de départ des décisions. Le courage dont elle parle, c’est celui de chercher des consensus entre avis divergents. Un concept manifestement exotique pour certains.

Mais le plus drôle reste à venir. GAT TO dénonce les formules clinquantes… avant de nous servir, sans rire :
« Être de gauche, c’est donner la priorité aux plus faibles. En particulier aux générations futures quand on porte l’écologie au cœur. »
Si ce n’est pas de la formule creuse, alors c’est que le dictionnaire a besoin d’une mise à jour urgente.

Et pour conclure, il fait la promotion d’une liste qui aurait « porté la contradiction ». Porté la contradiction… quand ses membres félicitent le maire pour ses actions ? Quand ils ont été incapables de faire aboutir la moindre proposition en six ans ? Là encore, on est plus près du slogan que du bilan.

Cerise sur le gâteau : le reproche de la « politisation » de la liste de Nathalie Joseph viserait son appartenance aux valeurs de gauche… qui sont précisément celles de la majorité départementale à laquelle elle appartient... et qu'ils défendent !
Il faut oser. Ils osent.

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