Le maire a confié la défense des intérêts de la commune, dans deux affaires récentes, à des cabinets d’avocats… parisiens.
Oui, Paris. Rien que ça.
Comme si, soudain, le rayon d’action juridique du Tarn s’était réduit à la taille d’un confetti.
Pourtant, des avocats, il y en a à Lavaur, il y en a dans le Tarn, et même — sacrilège suprême — un cabinet tout frais installé Grand-Rue, affichant noir sur blanc sa compétence en droit public.
Mais non : à Lavaur, on préfère la robe parisienne, sans doute plus brillante sous les projecteurs des inaugurations.
Le Code des marchés publics permet bien au maire de choisir librement son avocat : soit.
Mais encore faut-il avoir un minimum de considération pour les compétences locales, pour ses propres concitoyens, pour le tissu professionnel du territoire.
Là, on a plutôt l’impression que la confiance en la matière s’arrête au panneau “Sortie de ville”.
On attendra de voir si les honoraires seront miraculeusement plus doux que la logique ne le laisse présager.
(Spoiler : il n’y a pas d’illusion à avoir.)
Et l’opposition, dans tout ça ?
Silence radio. Pas un souffle, pas une étincelle d’indignation.
Il faut dire qu’elle était occupée… sur le marché pour parler associations.
À chacun ses combats : certains défendent la commune, d’autres collectionnent les photos de groupe.

S'agit-il de défendre les intérêts de la commune ou les intérêts du maire ?
RépondreSupprimerla commune, le dernier concerne l'arrêté de circulation.
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