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Affichage des articles du mars, 2026

Des promesses devenues engagements

En attendant le ROB Le rapport d’orientation budgétaire arrive. Il sera, forcément, imprégné des promesses de campagne. 👉 Encore faut-il s’en souvenir. Promesses… devenues engagements Par la magie de l’élection, les promesses deviennent des engagements. Et ces engagements ne concernent pas seulement les électeurs. 👉 Ils concernent toute la commune. Un cadre contraint Un détail mérite d’être rappelé. La dette de la commune avoisine les 25 millions d’euros. 👉 Environ trois fois la moyenne des villes comparables. Dans ces conditions : pas de nouvel endettement significatif des ressources limitées et, en dernier recours… la fiscalité Une méthode simple Les engagements existent. Ils ont été formulés. 👉 Il est donc possible de les examiner. Un par un. Thème par thème. Aujourd’hui : sécurité et tranquillité Cinq actions annoncées. Recrutement de 3 policiers municipaux Une décision importante. Mais : pas de calendrier, pas de justification chiffrée, pas d’évaluation du coût. ...

Au fil de l’eau - 48

C’est le nombre d’engagements pris, par le maire, pendant la campagne. 👉 48 Un programme dense. Très dense. Au point qu’une question simple se pose : 👉 comment ne pas en perdre quelques-uns en route ? On n’est jamais à l’abri : d’un oubli d’un classement approximatif ou, qui sait, d’un incident informatique malencontreux 👉 un site qui disparaît… et avec lui quelques promesses. Mais rassurons-nous. Les promesses n’engageraient que ceux qui y croient, paraît-il. Je n’ai jamais été convaincu. 👉 Une promesse engage d’abord celui qui la fait. Et une élection ne les efface pas. 👉 Elle les transforme. D’ailleurs, les mots sont là : 👉 “nous nous engageons…” Parfait. Alors faisons simple. Place au réel Ces 47 engagements doivent maintenant trouver leur place : 👉 dans le Rapport d’Orientation Budgétaire. priorisés chiffrés planifiés Car c’est là que tout commence. 👉 “48 promesses. Le ROB dira combien deviennent des décisions.”

Un ROB doit éclairer. Encore faut-il qu’il dise tout.

 Les ROB vauréens : ce qu’ils disent… et ce qu’ils taisent Le rapport d’orientation budgétaire de la commune de Lavaur est, au fil des années, devenu un document singulier. Clairement partisan, il se présente comme un catalogue déroulant les rubriques réglementaires, mais se garde bien d’explorer les véritables perspectives de développement de la commune. Un catalogue, pas une stratégie D’une année sur l’autre, les actions sont listées comme dans un compte rendu d’exécution, mais sans les chiffres ni le calendrier. 👉 Une forme de doublon du compte administratif, devenu aujourd’hui compte financier unique (CFU). Mais un ROB n’est pas fait pour raconter le passé. 👉 Il est fait pour préparer l’avenir. Des investissements… sans cadre Les opérations d’investissement sont énumérées. Sans calendrier. Sans coût précis. Sans suivi. D’une année sur l’autre : 👉 pas de continuité 👉 pas de bilan 👉 pas d’explication sur ce qui est reporté ou abandonné Une transparence l...

Fil de l'eau - le musée

 Je propose une nouvelle rubrique Au fil de l’eau Réactions rapides. À chaud. Sur ce qui s’écrit… et ce qui se décide. Aujourd'hui le musée Le projet du musée de Cocagne est relancé, avec une inflexion notable : ... prise en compte des contraintes financières. Ce changement interroge. Pourquoi ce réalisme n’a-t-il pas été intégré dès l’origine ? Cela confirme une constante locale : les projets sont annoncés… avant d’être cadrés. Surtout ils ne sont pas débattus lors de la présentation du rapport d'orientation budgétaire. Un signe que la 6è mandature sera à l'image des autres : Un maire qui décide, des conseillers qui votent... le doigt sur la couture du pantalon ! La suite sera déterminante :  le conseil municipal sera-t-il réellement associé ?

Mutuelle pour ne pas être remboursé ?

 Une idée neuve… de 2012 ! Il faut rendre hommage au sens de l’innovation. Pendant la campagne, le maire a découvert une idée formidable chez sa concurrente ! 👉 la mutuelle communale. Une idée si brillante qu’il s’est empressé de la reprendre. Une mise en œuvre… rapide Une fois l’idée adoptée, il fallait aller vite. Très vite. 👉 Le maire propose. Le maire fait. Même si, au passage, il oublie de vérifier. Une inspiration… locale Pourquoi chercher compliqué ? Un coup d’œil à Toulouse, par exemple... Ils le font ? 👉 On fait pareil. Un détail… presque Un esprit chagrin, il y en a toujours, pourrait noter un léger détail. La mutuelle choisie fait actuellement l’objet d’une attention particulière du régulateur. Une mise en demeure. Des pratiques à corriger. 👉 Rien d’insurmontable, sans doute. L’essentiel est ailleurs L’important, c’est d’aller vite. Annoncer. Montrer. Cocher la case. Le reste… 👉 viendra après. Pour les Vauréens L’offre est là. Acce...

Et maintenant...

 Le ROB : là où tout commence Dans la foulée des élections, la machine communale se remet en marche. Et comme souvent, tout commence par un document que peu de gens lisent. 👉 Le Rapport d’Orientation Budgétaire. Un document… politique Le ROB n’est pas un document technique. 👉 C’est un document politique. C’est le premier acte du budget. Celui qui est préparé par le maire, présenté au conseil municipal, et qui va orienter tout le reste. Concrètement, le ROB, c’est quoi ? Le ROB, c’est le moment où la mairie annonce sa stratégie. Pas encore le budget, mais les choix qui vont le construire. Autrement dit : ce qu’elle va faire… et comment elle compte le faire. Ce qu’on doit y trouver Un ROB sérieux doit répondre à des questions simples : Dans quel contexte économique sommes-nous ? Quelle est la situation financière de la commune ? Quelle est la dette ? Quelles sont les priorités d’investissement ? Comment tout cela sera financé ? Et surtout : 👉 quelle...

Tête de liste ...

Il avait écrit. « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. » « Notre commune mérite mieux que des effets d’annonce. » « Nous voulons piloter Lavaur autrement. » « Gérer une ville exige de la rigueur. » Il a été élu... Et puis… Il a démissionné. Il était la tête de liste. Le référent. Le visage. Et pourtant… Il a démissionné. Alors une question simple Quand on parle de courage, de rigueur, de responsabilité… 👉 on parle de quoi, exactement ? Et une autre, plus simple encore S’il avait été élu maire… 👉 serait-il resté ? Les mots engagent. Les actes répondent.

Rien n'était imprévu...

Une surprise… très attendue Nous l’avions écrit. Ils l’ont fait. Il n’aura pas fallu longtemps. Un conseil municipal. 👉 Un seul. Et déjà, la mécanique se met en place. Une surprise… qui n’en est pas une Souvenez-vous. En matière de listes municipales, il n’y a jamais de hasard. Encore moins chez « Changeons Lavaur ». Tout était là. Une tête de liste en façade. Un premier rang discret. Un deuxième encore plus discret. Et puis, un peu plus bas : 👉 les places utiles. Les places 4 et 5. Tiens donc. E. David. P. Albouy-Pomponne. Pas en avant. Pas visibles. Mais parfaitement positionnés. L’horlogerie Le mécanisme est simple. Et redoutablement efficace. 👉 Une démission. Puis une autre. Et la liste se réorganise. Sans débat. Sans surprise. Sans explication. Le tempo Je m’étais trompé sur un point. Je pensais que cela prendrait du temps. Erreur. 👉 Une seule séance a suffi. Et les électeurs ? 1100 voix. C’est le score. 1100 électeurs qui pensaient ...

Comment Carayon a gagné …et pourquoi ça marche

À qui la faute ? Mauvaise question. La question qui circule depuis dimanche est simple : « À qui la faute si Carayon est repassé ? » Simple. Et fausse. La bonne question est beaucoup plus intéressante : 👉 « Grâce à quoi Carayon a-t-il été réélu ? » Parce que chercher des coupables, c’est confortable. Comprendre un mécanisme, c’est utile. Une campagne éclair… et enfumée Carayon n’a pas gagné malgré la campagne. Il a gagné grâce à elle . Une entrée tardive. Un calendrier serré. Et une stratégie limpide : 👉 ne laisser aucun temps à la vérification. Annonce fin janvier. Promesses en rafale. Et au milieu, un mirage bien calibré : 👉 la plaine des sports. Sortie de nulle part. Absente des documents. Mais parfaitement installée dans les esprits. Une campagne éclair. Version municipale de la blitzkrieg. La vérité ? Trop lente ! Face à cela, un problème simple : 👉 la vérité est lente. Elle demande : des chiffres des documents du temps. Le mensonge, lui, tient en une phrase....

Sixième mandature ...

Une opposition peut-elle agir ? Et si, finalement, une opposition pouvait agir ? Encore faut-il connaître les outils. À Lavaur, la question n’est pas seulement celle de la dette, même si elle reste élevée, et supérieure à celle des communes comparables. Le vrai problème est ailleurs : 👉 elle n’est jamais réellement débattue. Lors de la précédente mandature, l’opposition a souvent dénoncé : l’opacité les méthodes certaines incohérences. Mais au-delà des prises de parole, pas d’actions concrètes. Interventions en conseil. Déclarations. Puis… plus rien. Pourtant, des leviers existent Contrairement à une idée répandue, une opposition municipale n’est pas condamnée à commenter. Elle peut agir. Et cela commence par un moment clé : Le ROB, c’est le moment où la mairie annonce sa stratégie. Pas encore le budget, mais les choix qui vont le construire. Autrement dit : ce qu’elle va faire… et comment elle compte le faire. 👉 le Rapport d’Orientation Budgétaire (ROB) C’est là que to...

Devoir de mémoire !

Chronique J+5 Internet a la mémoire longue Internet a la mémoire longue. Les campagnes électorales, beaucoup moins. Il est parfois utile de s’en souvenir. En 2020, les écologistes refusaient leur soutien à Albouy-Pomponne. Motif invoqué : absence de moyens identifiés flou sur le financement manque de visibilité sur les alliances. En résumé : un programme jugé insuffisamment structuré. Six ans plus tard, ces mêmes critiques pourraient être appliquées presque mot pour mot au programme de « Changeons Lavaur ». Mais cette fois, cela ne pose plus de difficulté. Les alliances évoluent. Les exigences aussi. L’opposition… mais avec modération Cette mémoire sélective se retrouve également dans la pratique du conseil municipal. Prenons un exemple simple. « Lavaur Citoyenne » s’est régulièrement inquiétée de l’opacité dans l’attribution des subventions aux associations. Une critique légitime. Mais au moment du vote ? 👉 Vote POUR. Même logique pour les bourses au mérite. Interrogatio...

Le Roi !

 Installation pour un nouveau mandat sans partage. La cérémonie n'a rien de bien mystérieux et exceptionnellement il n'y a rien de secret ! Le maire sera élu par sa cour qui lui fera allégeance ! Et bien sûr, les coutumes se perpétuent... Il y aura un pot !

Démocratie ! Vous avez dit démocratie ?

La démocratie est un exercice difficile. À Lavaur, elle devient parfois un numéro d’équilibriste… sans filet. La campagne ? Une foire d’empoigne. À qui promettra le plus. Pas le mieux, le plus. Et dans cette discipline, le maire reste champion. Sa « large victoire » -  54 %  - sonne mieux que ce qu’elle est : une majorité relative… et surtout 3076 électeurs désormais créanciers . Car les promesses, elles, pleuvent. Dernier exemple en date : la plaine des jeux et des sports , annoncée avant d'être réélu, études lancées immédiatement, subventionnée à 70 %, évidemment. Un détail manque cependant : le débat ! Pas vu passer au conseil municipal. Ni sur l’utilité. Ni sur le coût. Ni sur le financement. Ni sur l’intégration dans les priorités de la commune. Rien. Mais qu’importe. À Lavaur, la décision précède toujours la réflexion depuis 30 ans. Nous voilà donc repartis pour plusieurs années de gestion verticale : le maire décide, les conseillers valident. Une démocratie...

Ce serait un comble

Chronique d’après scrutin Et pourtant, du comble à la réalité… il n’y a parfois que deux petits pas. Deux petits pas. Presque rien. La question n’est donc pas si cela arrivera, mais quand . Soyons honnêtes : je parie que ce sera rapide. Car en matière de listes municipales, il n’y a jamais de hasard. Encore moins chez « Changeons Lavaur » . Là, on frôle même l’horlogerie fine. Une tête de liste un peu plus… présentable, disons. Un premier rang discret. Un deuxième encore plus discret. Et puis, tranquillement, sans bruit, en embuscade… Aux places 4 et 5. Tiens donc. Mais qui voilà ? Les revenants de « Lavaur Citoyenne » . E. David. P. Albouy-Pomponne. Planqués, mais pas perdus. Le mécanisme est d’une élégance redoutable. Deux démissions. Deux petites démissions. Et hop. Reconstitution du trio. Nouveau nom. Même casting. Pirouette, cacahuète politique, version municipale. Trois petits tours… et les revoilà. Mais au fond, pourquoi se cacher ? Ils nous l’ont pourtant expliqué ...

C'est le jeu ! Lendemain d'élections

Lendemain d’élections À Lavaur, comme ailleurs, il y a ceux qui gagnent… et ceux qui expliquent pourquoi ils n’ont pas gagné. Commençons par le vainqueur. Il y a Carayon . Et puis il y a sa liste. Enfin… disons plutôt une collection de doublures soigneusement alignées derrière le maire, prêtes à approuver avec une régularité métronomique. Le résultat est là : Carayon a gagné. On pourra dire que c’est moins confortable qu’avant. On pourra dire que c’est serré. On pourra même dire que cela ressemble à un second tour sans second tour. Mais enfin, inutile de tortiller les chiffres : il a gagné. Les élections, du moins. Car maintenant commence la partie délicate : les promesses . Et les Vauréens ont de quoi faire. Une plaine des sports , subventionnée à 70 %, évidemment. Trois policiers municipaux supplémentaires. L’ isolation de la Halle d’Occitanie . La végétalisation de la ville, des écoles, du Pech, du Carla… bref, la jungle municipale promise. La zone économique des Mazasses ....

Lavaur vote !

 Dernière analyse avant le scrutin. Après des semaines de campagne, chacun peut désormais juger les forces en présence. Les masques sont tombés. Dimanche, Lavaur vote. La campagne a été âpre. Certains s’aigrissent, d’autres, fébriles, mentent, quelques-uns tentent encore de faire illusion. À Lavaur, l’enjeu n’est pas subtil : il s’agit de mettre fin à trente ans de dérives gestionnaires, d’endettement chronique et de politique personnelle. Trente ans à confondre la ville avec un terrain de jeu, et l’argent public avec une ligne de crédit sans plafond. Donner enfin à Lavaur un fonctionnement moderne et des investissements utiles, c’est précisément ce que le maire ne sait pas faire. Trois listes sont en présence. « Lavaur l’heureuse » (Carayon). Le système Carayon Trente ans de pouvoir sans partage. Trente ans de bricolage financier. Trente ans d’arrangements avec les règles. À Lavaur, l’enjeu est simple : tourner la page. Derrière l’étiquette prétendument “apolitique”, on trou...

"Changeons Lavaur", la posture misogyne

L’inclusive… pas pour tous ! Étonnant, non ? La liste « Changeons Lavaur » serait-elle… misogyne ? Rassurez-vous, je ne fais que suivre leur propre logique. Car chacun sait que cette liste est une ardente défenseure de l’écriture inclusive , présentée, par certains, comme un combat essentiel pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Un combat pour eux noble, et surtout très visible dans leurs communications. Enfin… visible par moments . Car à la lecture de leur dernier tract, quelques détails surprennent. Leur programme, nous expliquent-ils, serait « le fruit de nos échanges avec les habitants, les associations et les acteurs économiques ». Tiens donc. Pas les habitant.e.s ? Pas les acteur.rice.s économiques ? Voilà qui est inattendu pour des militants si attachés à l’inclusivité, ou alors ils n'ont pas consulté les habitantes et actrices... On apprend ensuite qu’ils feront appel à des référents de quartier . Des référents. Donc des hommes. Les femmes, manifestement, ne s...

Ecolos... des références dans l'extrême droite

Dans un post publié hier, les écologistes vauréens du GAT TO se sont interrogés sur une promesse de la liste Pour Lavaur Tout Simplement . Après tout, nous sommes en campagne électorale : chacun examine les engagements de l’autre, les critique, les discute. Rien de plus normal. Ce qui l’est un peu moins, en revanche, c’est la manière choisie pour le faire. Pour disqualifier une promesse jugée irréaliste, nos écologistes locaux ont cru bon de convoquer une formule politique bien connue. Une formule qui, comme chacun sait, a été popularisée par Charles Pasqua avant d’être reprise par Jacques Chirac . Autrement dit, un morceau de rhétorique que l’on ne trouve pas exactement dans les manuels de communication des Verts. Certes, la citation n’est pas parfaitement fidèle. Mais chacun sait que le GAT TO entretient avec la précision textuelle un rapport… disons souple. Le plus étonnant reste pourtant ailleurs. Car pour affirmer qu’une promesse serait impossible à tenir, encore faudrait-il con...

Bel Air ou le chant du cygne !

la symphonie des fausses notes Dans ses ultimes efforts pour tromper les électeurs, le maire sortant entonne ses derniers refrains… un tract de plus, plein de promesses tardives et d’approximations soigneusement orchestrées. Bel Air serait donc un succès. La maison des associations est ouverte, nous dit-il, et cent associations seraient candidates . Formidable. Mais alors une question toute simple : pourquoi si peu sont-elles réellement installées ? Un an pour examiner des candidatures, ce n’est pourtant pas une épreuve olympique. Résultat : une poignée d’associations dans un bâtiment gigantesque. Et à quel prix ! 30 000 € de fonctionnement annuel par association , si l’on fait les comptes. Ajoutons à cela l’emprunt de 4 050 000 € , ses intérêts, et l’entretien futur… et la partition devient franchement dissonante. Bel Air restera sans doute comme le monument budgétaire de cette mandature, son chant du cygne, un sifflement insupportable ! Et que l’opposition se soit réfugiée dans un...