Chronique 7 – L’ancienne piscine
Le sujet pourrait paraître anodin.
Il se trouve pourtant à la croisée de dysfonctionnements majeurs en matière de gestion, avec des conséquences financières aujourd’hui insupportables.
Cette piscine a été fermée pour des raisons sans doute légitimes :
vétusté de la structure, coûts d’entretien devenus excessifs, explosion des frais de fonctionnement,
ventilation défaillante, vestiaires non chauffés, pollution de l'air ambiant, fermetures techniques fréquentes...
Un maire ordinaire aurait évidemment pris en compte l’âge des installations et leur inadéquation avec l’évolution des charges, pour s’orienter vers une solution : rénovation lourde ou construction neuve.
C’est une évidence.
La construction neuve a été choisie.
Elle fera l’objet d’une autre chronique.
Mais ce qu’un maire ordinaire aurait, en tout état de cause, fait, c’est se projeter.
Et, parallèlement à la construction d’un nouvel équipement, il aurait géré le devenir de l’ancien.
Car ce qui subsiste aujourd’hui n’est plus une piscine :
c’est une friche "sportive".
Une friche pour laquelle la commune continue pourtant de payer :
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une assurance de propriétaire occupant,
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la taxe foncière sur les propriétés bâties,
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un semblant d’entretien.
Autrement dit, nous payons pour un équipement qui ne fonctionne plus et ne fonctionnera plus.
Lors des vœux 2025, le maire a expliqué que « l’État marche sur la tête ».
En réalité, c’est lui qui a des chaussures à la place d’un chapeau.
Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.

S'agit il d'une politique d'investissement ou d'une folie des grandeurs ?
RépondreSupprimerNi l'une ni l'autre.
C'est pire : c'est la politique d'un omniscient-omnipotent comme il en existe tant dans les 25.000 petites communes de France qui dirigent plus qu'ils ne gèrent. La commune c'est "leur chose", leur fief, leur propriété. Pour se maintenir au pouvoir, ils font des coups spectaculaires souvent superflus qui épatent les esprits serviles ou calculateurs. Entre deux coups, ils ne font rien, rien de l'indispensable, rien du prosaïque souvent peu valorisant pour leur image...
Une commune ça se gère au quotidien, pas par télétravail depuis Paris ou des lieux plus ensoleillés.
CQFD !
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