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Démocratie, la CRC l'a écrit !

Dans notre précédent devoir nous avons abordé le thème de la démocratie ou,  plus précisément l'autocratie qui est de mise à Lavaur.

Nous disions et j'en suis convaincu car les magistrats ont pu voir, investiguer et avoir communication de tous les documents :

"Il n'est pas de meilleur audit que celui de la Chambre Régionale des Comptes (CRC), relisons ensembles quelques-uns de ses avis... La dictature y est identifiée avec les mots de la CRC qui sont tout en nuance !"

Mais elle dit quand même, et c'est fort de sens :

"Une meilleure information du citoyen, passant par le respect du "conseil municipal permettrait de progresser vers une logique de gestion participative de la commune... ".

"La politique ancienne et soutenue d'investissement doit être formalisée au sein d’une prospective pluriannuelle actualisée et être portée régulièrement à la connaissance de l’assemblée délibérante."

Elle décrit un indicateur pertinent comme "largement absent, et il est évident que mettre en place un contrôle qualité est un obstacle à toute gouvernance autocratique comme à Lavaur : il s'agit notamment du contrôle interne, un outil de gestion qui assure la fiabilité de l'organisation.
Le constat de la CRC :
l
es mécanismes sont, au cas d’espèce, assez largement absents : 
 - les fiches de poste des agents ne sont pas toutes décrites ou connues des intéressés ;
 - absence d’organigramme fonctionnel détaillé ;
 - les systèmes d’information n’apparaissent pas suffisamment encadrés ;
 - supervision du patrimoine partagée entre plusieurs directions (urbanisme, services techniques, culture et patrimoine) sans formalisation des périmètres.

Les prévisions budgétaires sont présentées de manière très succincte, notamment s’agissant des investissements : les projets de la collectivité sont énumérés sans information sur les coûts, les modalités de réalisation, le calendrier, tant en projection qu’en suivi.
La prospective pluriannuelle des investissements mériterait ainsi d’être plus détaillée.

La chambre rappelle que ces mesures ne peuvent se substituer à l’information délivrée à l’occasion du débat d’orientation budgétaire (DOB) qui nécessite au cas d’espèce d’être plus détaillée. L’ordonnateur doit notamment consacrer une part plus importante à la prospective, en particulier en matière d’investissement, conformément aux dispositions des articles L. 2312-1 et suivants du CGCT.
En matière d’investissement, les opérations d’entretien ou de renouvellement nécessaires sont communiquées par les services techniques au service financier, qui dresse au fur et à mesure un état des opérations à réaliser. Il n’y a pas à proprement parler de prospective pluriannuelle des besoins en investissement.
Ainsi, aucune programmation pluriannuelle des investissements (PPI) n’est formalisée. Le DGS et la responsable des services financiers déclarent « connaître » le patrimoine de la commune et en déduire les besoins en cours et à venir, priorisant les dépenses en fonction des impondérables (sécurité, projets en cours) et des opportunités de subventionnement (État, région, conseil départemental, Union européenne). Les DOB recensent une liste d’intitulés de projets à réaliser sur l’exercice, sans précision de montant ni de calendrier, tant en projection qu’en suivi. Aussi, aucune information ne permet d’établir de lien entre les projets présentés dans les DOB successifs ni d’en connaitre l’aboutissement.
Certains projets peuvent même être absents des débats.

Pour la majorité des projets, l’objectivation des besoins repose donc pour l’essentiel sur la connaissance que les élus ont du territoire et des administrés.
La mise en place de conseils d’école, les retours des associations utilisatrices des équipements sportifs et culturels ou encore le rapport de proximité des élus avec la population sont des sources importantes d’information permettant à l’exécutif de mieux identifier les besoins.

Il y a là, la description du mécanisme qui conduit à l'épanouissement de l'autocratie mais en filigrane les moyens d'y remédier.

Car, contrairement à ce qui peut être développé par certaines formations dites de gauche, depuis les lois de décentralisation de 1981 initiées par G.Defferre, tous les outils existent pour faire de la démocratie, une démocratie participative.

Encore faut-il les connaître, les mettre en perspectives, les animer.

Carayon n'en a pas voulu, l'opposition est dans une telle médiocrité que c'est hors de sa portée, pourtant, à défaut d'être facile, c'était à faire.

L'enjeu est donc bien de créer une synergie entre le citoyen et la gouvernance et cela est réglementairement possible.

Vous me direz... Comment ?

Ce sera le corrigé de ce devoir qui sera publié en septembre, en attendant rien ne vous empêche de faire des propositions.

Commentaires

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Il n'a pas serré trop fort

Plus qu'une décision pour atténuer les conséquences financières désastreuses de ses opportunités fantastiques", c'est pure démagogie la décision de diminuer de 5 % les indemnités de fonction du maire, adjoints et conseillers délégués. L'idée vient du maire ? Attachons nous à en voir l'impact pour le maire ! Sur 2024 le maire, conseiller régional et conseiller communautaire a perçu 91 574,16€ brut, pour avoir un ordre d'idée c'est plus de  4,5 fois le SMIC, encore faut-il préciser que c'est pour 35 heures travaillées le SMIC... Il va donc rabattre 5 % sur l'indemnité de maire... 2000€ environ, il ne percevra plus que 89 000€. Je ne vais évidemment pas proposer d'ouvrir une cagnotte letchi, ni sortir mon mouchoir !  Mais il est intéressant de s'interroger sur ce que disent les textes puisque les indemnités sont fixées en rapport avec l'indice maximum brut le plus élevé de la fonction publique. Pour le maire ce taux est de 65% (brut 2671€/...

Deux poids, deux mesures...

 Je vous parlais dans mon dernier article du sacrifice du maire (et de ses adjoints et autres conseillers) quant à ses indemnités de maire. Pensez donc - 5% .   Quel sacrifice ! Quelle volonté de participer à l'effort budgétaire ! Moins grand tout de même que celui imposé aux associations : - 19% , avec un marquage différent selon les catégories d'associations. Je parle ici de la diminution qui s'est produite en moins d'un quart d'heure : entre le non vote du budget et l'exposé sur les attributions aux associations d'une subvention. Selon que votre activité pointe vers les sports, - 6 % ou l'éducation - 22 %, voire les "divers" avec une mention particulière pour l'amicale des personnels de la mairie (- 20 %) vous serez  plus ou moins participatifs à l'effort. Etonnant pour le sport qui devrait être habitué aux efforts ! AH ! Démagogie quand tu nous tiens, quand tu le tiens !

Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

Cet enfumage du maire plonge dans une grande tristesse... Puis vient le temps de la réflexion, cet état qui précède la réaction ! Non, ce n'est pas possible de laisser faire une telle chose, je suis même très étonné que TOUS les conseillers de la majorité présents aient accepté sans broncher ! PAS UN SEUL CONSEILLER DE LA MAJORITÉ POUR POSER UNE QUESTION... Ils seront face à l'électorat dans un peu plus d'un an, ils sont comptables devant les vauréens de leurs actions et de leurs inactions ! PAS UN pour interroger sur la composition de l'immeuble, PAS UN pour s'inquiéter du financement, PAS UN pour s'informer de la répartition imaginée, PAS UN pour questionner sur le devenir de l'immeuble de la SCI ATHENA acheté 225 000 € en 2020 et qui, je cite "présente un intérêt stratégique patent" puisque qu'au cœur d'activités sportives et artistiques selon les déclarations du maire lors de la réunion du CM du 5 décembre 2019, PAS UN pour rappeler...