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Le maire de Lavaur, fossoyeur de la démocratie locale

 

Cet édile ne risque pas de faire naître une idylle avec ceux qui sont amoureux de la liberté, de la transparence, de la démocratie.
Je pense (et j'exprime) mon profond désarroi face à cette technique du dos rond, de l'autruche mise à profit par Carayon pour s’exonérer de toute démarche citoyenne.

" Être à contre courant est souvent salutaire et les écrits restent" écrit-il dans son ouvrage «Écrits et paroles d’un homme libre» paru aux éditions Privat (pub gratos !)

La double faute de Carayon !

La première est qu'il n'est jamais à contre courant, toujours dans le droit fil d'un conservatisme suranné, il perpétue des croyances d'un possible "toujours plus", s'inscrivant dans un climato-scepticisme qui conduit à des situations inévitablement dramatiques ; alors que les prévoir en amoindrirait les effets catastrophiques.

Son pseudo "contre courant" ce sont ses bottes de sept lieux pour arriver vite, vite à des succès électoraux - pas toujours au rendez-vous ! Un contre courant qui magnifie son égo et plonge dans un même temps la commune, qu'il dit aimer tant, dans des situations inextricables.

Sa seconde faute et de considérer que seuls les écrits restent. Il devrait prendre en compte que les paroles aussi restent maintenant !
Libérées sur les médias, elles s'inscrivent dans la durée prêtes à fondre sur le menteur.

La liste est longue de ses dénis de démocratie, elle est longue et ancienne !

Je ne vais pas refaire les trente ans de manipulations, de secret de Carayon...

Le présent nourri suffisamment le propos pour ne pas faire dans l'archéologie de ses impérities qui s'articulent autour d'un pesant déni de démocratie.

Il a organisé une cour flamboyante qui se livre avec générosité à des actions "panem et circenses", mais sans jamais communiquer sur la politique de la ville.
Ses séides vendent et vantent des opérations sans en connaître le contenu car, eux-aussi, sont tenus à l'écart.
Un secret est un secret et Carayon n'est pas disert sur le sujet de ses projets, sans doute ne maîtrise-t-il pas les conséquences de ses lubies, caprices et le secret n'est que l'adaptation au coup par coup (coût par coût ?) d'un flagrant manquement de prospectives et par conséquence de perspectives !

Aujourd’hui son modus operandi est fondé sur le secret et le silence, exactement l'inverse de ce qu'est la démocratie. Nous sommes ses sujets... même si certains d'entre nous sont, pour lui, des mauvais sujets !

Ce goût, cet amour, cette passion, ce penchant, cette prédilection pour le secret est un constat de tous les jours, mais le dire est une lapalissade.
Le prouver est une double exigence, celle de l’honnêteté politique et intellectuelle, j'ai ces exigences.

Sur les sujets contemporains,
- il faut se souvenir que concernant le projet de complexe cinématographique, il y a deux ans en juillet 2023, le maire avait assené en conseil municipal : "vous ne saurez rien !",
- les démarches de l'ONF sont restées secrètes malgré de nombreuses demandes d'organisations compétentes et de citoyens,
- la communication des contributions des citoyens au PLU (prévue par la loi) n'est toujours pas faite, le rapport du commissaire enquêteur en attente,
- le résultat des sondages de parkings (mairie notamment) réalisés dans la foulée de celui du cinéma est toujours confidentiel, malgré les demandes,
- la réponse à de nombreux courriers de citoyens, collectifs, associations concernant la voirie : stationnements handicapés, éclairage, mobilité douce, ralentisseurs est toujours attendue malgré des mises en demeure, le maire n'a pas accusé réception de ces courriers !
- le projet d'achat d'un immeuble de  5418m², n'a fait l'objet d'aucune communication mais est une fierté de Carayon pour avoir été réalisée en secret, enfin pour le moment ! La délibération ne comporte même pas la pièce jointe !
- les résultats de l'appel d'offre concernant les assurances ont fait l'objet d'une décision qui n'a pas été commentée en conseil municipal, pas plus que les mesures envisagées pour pallier le manque de couverture assurantiel n'ont été évoquées,
- les subventions aux associations restent sans justification quant à l'impact des activités sur la vie de la commune, malgré des demandes restées lettres mortes,
- les transferts de ligne budgétaires ne sont pas explicités surtout celles qui concernent la voirie.

Il s'agit ici des plus graves entorses à la vie démocratique.
Le citoyen est tenu éloigné de toutes les décisions qu'il subit en n'ayant comme recours que de lourdes procédures. Lourdes et longues, cela permet au maire omnipotent de faire comme bon lui semble en développant le syndrome de l'A69 qui rend inéluctables des actions qui sont décidées et réalisées dans la précipitation pour éviter la contestation.  

La démocratie est un bien précieux, le maire la craint, il lui préfère la dictature, il fait (ou fait faire) mais ne sait pas organiser la concertation, il ne la souhaite pas. Il a oublié qu'il doit rendre compte, pourtant c'est dans son métier.


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