Dans mon précèdent article, le constat est fait que la démocratie n'a pas droit de cité à Lavaur. Elle y est bannie.
Alors ou bien on courbe l'échine et on s'occupe comme on peut, Lavaur Citoyenne a tenté la chasse au Bernie, mais bernique ! Elle a fait chou blanc ou bien, encore, elle s'est lancée dans une opération de comptage de camions pour prouver ce qui n'est pas contesté.
Mais point de combat pour asseoir la démocratie.
Au début du mandat quelques pleurnicheries pour tenter d'imposer la stupide écriture inclusive, l'emploi d'un patronyme complet mais rien en terme de démocratie.
Son sempiternel "on ne nous dit rien" est d'une rare stupidité... quand on sait demander on obtient.
Certes le maire se fait un point d'honneur à œuvrer dans l'ombre, il ne tient qu'à l'opposition d'allumer les sunlights.
Alors, me direz-vous "on fait quoi et comment "?
J'y viens !
Objectif 2026, mars !
Deux hypothèses,
1) Carayon ou son alter ego gagne les élections et l'opposition se retrouve devant la page blanche qu'elle a eu en 2020 et qu'elle n'a pas su noircir,
2) Carayon se retrouve avec ses colistiers dans l'opposition.
Si l'hypothèse 1 est la bonne, il ne faut pas baisser les bras, l'enjeu sera fort.
Ce sera un vrai challenge mobilisateur.
Comment faire ?
Au lendemain des élections les 33 membres de la liste défaite seraient inviter à créer une "municipalité miroir" qui, à travers des commissions publiques officieuses examinerait les affaires publiques et procéderait à des communications officielles lors des conseil municipaux par la voix des élus de l'opposition.
L'organisation serait celle de la commune, un reflet actif.
Les commissions spécialisées se verraient confier des missions / tâches avec des pilotes pour chacune, des pilotes pas des chefs, c'est plus compliqué à initier mais c'est plus pertinent et plus efficace.
Bien sûr la première commission serait celle qui s'intéresserait à la démocratie, elle aurait une mission essentielle : suivi et mise en lumière des décisions municipales avec en corolaire la saisine systématique des institutions de la République en cas de manquement du conseil ou de maire (pouvoir régalien ou pouvoir issu de la délégation au titre de l'article L2122-22 du CGCT ). Il s'agit du tribunal administratif, du Préfet et de la CADA... (J'ai essayé... cela fonctionne !)
Des interpellations des élus, des motions et des pétitions viendraient compléter le dispositif, et ainsi faire vivre la démocratie participative qui est une priorité pour que Lavaur puisse prendre de nouveaux repères et assumer enfin le passage au XXI siècle.
Si l'hypothèse 2 est la bonne, il faudra se retrousser les manches ! L'enjeu est l'avenir de Lavaur.
La première piste à emprunter est celle de l'information et de la communication, garante de la sincérité : dire ce qui est pour permettre d'appréhender des solutions.
Il
est crucial d’établir une communication claire et constructive.
Quelques pistes :
- Fixation d’un calendrier transparent pour les réunions du
conseil municipal avec des ordres du jour obligatoires qui
traiteraient des finances et délégations.
- Instaurer un "moment citoyen" à l’issue de chaque
réunion du conseil municipal où tous les citoyens pourraient
exprimer leurs avis, via un système de questions préalables à
soumettre.
- Création de sous-commissions ouvertes à tous les citoyens,
animées par des conseillers élus chargés de relayer les
propositions citoyennes aux instances réglementaires.
Un
tel système d’organisation favoriserait une meilleure
participation des citoyens et une transparence des actions municipales.
À travers cette approche, Lavaur pourrait
retrouver les repères nécessaires pour entrer dans une ère
démocratique éclairée.
Enfin,
il ne suffira pas de poser les jalons.
Les corrections à apporter
sur les sujets brûlants, ces enjeux incandescents qui transcendent
le débat, doivent être menées avec sérieux et sans artifices.
Éviter de vendre des illusions, et laisser cela à ceux qui,
jusqu’ici, ont trébuché pour avoir confondu cour de récréation et conseil municipal et pour avoir transformé le débat politique en débat politicien.
C'est ce à quoi va s'attacher la correction des devoirs de vacances : dettes ou plutôt conséquences de la dette, associations, Bel Air, voirie, PLU...
La
voie vers une démocratie revitalisée à Lavaur est semée
d’obstacles, mais elle est aussi parsemée d’opportunités. Il
est temps de travailler efficacement et non jouer les éoliennes, saisir ce moment décisif
pour, enfin, faire résonner la voix des vauréens dans l’espace
public.

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