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Non, ce n'est pas une fake news - PLU

La concertation selon Saint-Carayon

À Lavaur, il paraît qu’on va concerter.

Oui, oui, vous avez bien entendu : concertation. Un mot doux comme une flûte traversière, que l’on n’avait plus entendu depuis la dernière campagne municipale, entre deux coupures de ruban.

Le maire, dans un soudain élan de ferveur démocratique, aurait décidé d’organiser des réunions d’information sur la finalisation du PLU.
Des réunions par quartiers, s’il vous plaît !
Animées par un bureau d’études (ne riez pas), en présence d’un adjoint au maire chargé de retranscrire les observations des habitants.
On jurerait une parabole républicaine : le Peuple parle, l’Élu écoute, et le Bureau d’études transforme tout ça en PowerPoint.

Un document d’information, sous la forme familière des lettres du maire, serait même distribué à chaque foyer.
Autant dire que les habitants s’apprêtent à connaître la joie pure de découvrir l'adaptation des “observations des PPA et de la MRAe” entre deux publicités pour les foires au gras.

Le tout, évidemment, avant la grande réunion du conseil municipal, spécialement consacrée au sujet.
Un rêve.
Un mirage.
Un épisode de “Democracy, saison 1”, tourné sans budget ni figurants.

Car ne nous y trompons pas : ce scénario relève de la politique-fiction.
À Lavaur, la concertation, c’est comme la neige à Noël : on en parle beaucoup, mais personne ne la voit tomber.

Non, ce n’est pas une fake news.
C’est simplement une utopie vauréenne, un conte municipal pour enfants sages — où l’on fait semblant de débattre avant de voter ce qui est déjà décidé.

La démocratie, ici, n’est pas morte : elle fait juste la sieste… depuis trente ans.

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