Oppositions en kit
À la lecture de l’article de presse relatant le lancement de la campagne, un sentiment domine :
la consternation.
Changeons Lavaur, dans toutes ses errances.
Souhaitons sincèrement que leurs cartons contiennent autre chose que ce qu’ils annoncent publiquement.
Car le changement promis ne ressemble ni à une évolution, ni à une révolution.
À peine une adaptation.
Et encore.
Ce qui nous est proposé relève davantage du slogan que du projet.
Du décor plutôt que de la structure.
Une opposition en carton.
Rien de solide.
Rien de construit.
Rien qui réponde réellement aux interrogations profondes laissées par l’ère Carayon.
Et pourtant, le terrain était tout trouvé.
Ce qui aurait dû constituer leur véritable cheval de bataille, ils l’ont d’ailleurs longtemps reproché au maire, c’était la démocratie, la transparence, la collégialité, la mise en place de véritables structures de travail.
La fin de l’exercice solitaire du pouvoir.
Or que proposent-ils ?
Un conseil municipal des jeunes.
Pourquoi pas.
Un skatepark.
Pourquoi pas non plus.
Une politique sociale de l’énergie et de l’eau.
Idée intéressante, qui mérite réflexion.
Mais est-ce réellement l’urgence absolue quand la commune doit faire face à :
-
une dette abyssale,
-
un immeuble Bel Air à organiser,
-
une gouvernance à reconstruire,
-
une méthode de travail à inventer ?
Depuis plusieurs semaines qu’ils battent le pavé, rien d’autre ne ressort.
Pour l’autre liste, le tableau n’est guère plus brillant :
recrutements de policiers municipaux, mutuelle communale, qu’il semblerait que le maire ait déjà engagée, et végétalisation à tout-va.
Voilà donc les armes censées faire tomber Carayon.
Permettez-moi d’en sourire.
Lui aussi, sans nul doute.
Car pendant que l’opposition s’agite, le maire sortant n’a même pas besoin de défendre son bilan :
l’absence de projet structuré en face fait déjà le travail pour lui.
Plutôt que de gesticuler inutilement, s’ils voulaient réellement offrir une chance à la commune de redresser la barre, une seule voie serait crédible :
celle du rassemblement, du travail de fond, de la réflexion collective.
Non pas une politique cosmétique, mais une politique de reconstruction.
Cela aurait au moins le mérite de démontrer leur capacité à faire ce qu’ils prônent :
le consensus, le travail en équipe, l’intérêt citoyen avant les calculs.
Car s’ils sont déjà entrés dans la logique de savoir qui se désistera pour qui au second tour, alors ils se condamnent eux-mêmes.
Dans ce cas, inutile de se faire des illusions :
Carayon n’aura même pas besoin de plaider sa candidature.
Il lui suffira d’attendre.
Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.

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