La même rengaine :
les liaisons douces.
C’est beau, c’est vert, c’est consensuel.
C’est surtout déjà écrit ailleurs, rangé dans des cartons intercommunaux qu’ils redécouvrent comme on découvre l’eau chaude.
Reste un détail, presque vulgaire : payer.
Car les subventions se raréfient, les enveloppes fondent, et l’idéologie cyclable ne finance pas l’enrobé.
Une alternative ? Cette opposition s’agite (léthargiquement !)
Elle confond délais, procédures et compétences, écrit aux maires voisins qui n’en ont strictement rien à faire, et réussit l’exploit de rater même ses indignations.
Résultat : la droite n’a pas besoin de faire campagne.
"Changeons Lavaur" s’en charge avec une efficacité redoutable.
Tranquillement, méthodiquement, le maire va dérouler son bilan :
Le cinéma ! Le centre aquatique !
La maternité ! La maison des associations ! La vente
exubérante de l'ancien hôtel de vile avec un projet structurant à
la clé ! L'IRM ! Pinel ! Les reconfigurations des infrastructures
routières ! La vidéo protection ! Les actions en
direction des jeunes : bourses, permis de conduire, sports !
Les subventions aux associations ! L'assistance à nos aînés !
Les actions de cautionnement des opérateurs de logements sociaux !
J'en ai sans doute oublié, le maire ne sera pas amnésique, il saura tout rappeler et enrichir avec des promesses !
Demain, ce sera un tract. Aujourd’hui, c’est déjà une image.
Et l’opposition ?
Elle parlera de la dette, sans l’avoir comprise.
De démocratie, sans proposer de gouvernance.
De transparence, sans méthode.
Pendant ce temps, les Vauréens regardent l’avenir se rétrécir, les taxes grimper, et les débats s’évaporer.
Qui sauvera Lavaur ?
À ce stade, certainement pas ceux qui confondent projet, posture et incantation, les mêmes qui sont plus doués pour se vanter et menacer que pour démontrer et proposer... J'y reviens très vite !

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