Accéder au contenu principal

Chronique d'un contentieux administratif : Pourquoi ces recours ?

Le maire s'interroge publiquement :

« Pourquoi ? Pourtant, il n'y a jamais eu de recours... »

La question mérite effectivement une réponse.

Je ne suis membre d'aucun parti politique.

Je n'exerce aucun mandat.

Je ne suis candidat à aucune élection et n'ai aucune intention de le devenir.

Je ne représente qu'une seule chose : un citoyen attaché au respect des institutions de la République.

La démocratie ne s'arrête pas au soir des élections.

Elle repose aussi sur le respect des règles qui s'imposent aux élus, comme à chacun d'entre nous.

Lorsque je considère qu'une décision administrative est susceptible de méconnaître ces règles, je n'organise ni manifestation, ni campagne de dénigrement.

J'utilise les voies de droit que la République met à la disposition de chaque citoyen.

C'est précisément le rôle du tribunal administratif.

Il ne gouverne pas les collectivités.

Il contrôle simplement la légalité de leurs décisions.

Pourquoi aujourd'hui ?

Parce que je considère que les enjeux financiers de certaines décisions publiques prises ces dernières années justifient que le juge administratif soit amené à exercer ce contrôle.

À partir d'un certain niveau d'engagements financiers, le contrôle de légalité par le juge administratif cesse d'être une simple faculté ; il devient, pour un citoyen, une responsabilité. 

Le tribunal dira si cette appréciation est fondée.

S'il rejette mes recours, je respecterai sa décision.

S'il les accueille, chacun devra également en tirer les conséquences.

Dans un État de droit, saisir un tribunal n'est pas une déclaration de guerre contre une commune.

C'est faire confiance aux institutions de la République.

C'est ainsi que je conçois la citoyenneté.

Le débat est désormais entre les mains du juge administratif.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Chronique – Coup de colère : la gauche bien gauche !

Non, non… je ne m’acharne pas sur « Changeons Lavaur ». D’abord parce que je ne m’acharne jamais gratuitement. Ensuite parce que la gauche, c’est toute ma vie. Justement. Ils ne sont pas de gauche. Pas un peu, pas maladroitement : pas du tout . Et, paradoxe cruel, parfois encore moins que l’autre liste. Cette situation me rappelle une vieille histoire locale : la campagne du docteur Cayla, sabordée non par la droite, mais par ses “amis” de gauche. L’histoire bégaie. Toujours. La gauche version 2026 cumule les handicaps : – des accointances macronistes jamais digérées, – une incapacité chronique à rassembler toute la gauche, – et cette posture étrange qui consiste à vouloir incarner l’alternative sans jamais assumer l’opposition. Résultat prévisible : division, partage des voix, et boulevard pour la droite. Ils en porteront la responsabilité politique entière. Car enfin, quelle opposition ont-ils été ? 95 % des délibérations votées avec la majorité. 95 %. Ce n’est pas u...

La plaine des mirages

 Pourtant, ce n’est pas Noël… et ce n’est pas encore le 1er avril. Et voilà que le maire extraordinaire nous dévoile le grand projet de sa candidature : LA PLAINE DES LOISIRS ET DES SPORTS Je passe les détails de la “consultation citoyenne” sur ce projet grandiose. Il n’y en a pas eu. Le maire vient cependant au-devant du citoyen en posant lui-même les questions… auxquelles il s’empresse de répondre : Pourquoi ? Comment ? Où ? Quoi ? C’est presque drôle. Presque. Parce qu’il a soigneusement oublié LA question essentielle, surtout quand on sait que la commune est endettée au-delà du raisonnable : COMBIEN ? Évidemment, il ne la pose pas. Sans doute parce qu’il ne sait pas y répondre. Et probablement aussi parce qu’il sait très bien que ce projet ne se fera pas. Il y a aussi la question QUAND ? Là, la réponse est simple : à la Saint-Glinglin. Voyons donc le QUOI : 4 terrains de football avec tribunes et vestiaires 1 skate-park 2 boulodromes 1 gymnase d...

Brèves de comptoir – L’herbe est plus verte… quand personne ne l’entretient

 La nature reprend ses droits. Surtout le long des routes vauréennes. Pendant la campagne électorale, notre maire version “écologie heureuse” évoquait même le recours à des caprins pour entretenir les espaces verts. 👉 Les chèvres n’ont jamais vu Lavaur. Les herbes, si ! Une écologie très théorique Les accotements débordent. visibilité réduite croisements masqués piétons repoussés sur la chaussée promeneurs condamnés à slalomer entre circulation et végétation Une écologie contemplative. Beaucoup moins pratique quand on circule à pied. Un détail pourtant essentiel L’entretien des accotements n’est pas un luxe. 👉 C’est une obligation de sécurité. Le maire est responsable de la sécurité sur la voirie communale. Or, au-delà de 40 cm de végétation : 👉 la visibilité est considérée comme dégradée. Petit relevé local Chemin des Vignes : jusqu’à 145 cm Croisement rue du Parc de la Planette : plus de 120 cm 👉 Là, on ne parle plus de biodiversité. On parl...