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Articles

Affichage des articles du juillet, 2026

Acte I : Le mystère Pourquoi court-il ?

  La fuite… à toutes jambes ! À écouter Bernard Carayon, ce n'est évidemment ni l'ambition, ni la recherche d'un nouveau titre qui le conduisent à briguer un siège au Sénat. Alors… Pourquoi ? Qu'est-ce qui peut pousser un maire, en tout début de mandat, à l'âge de la retraite, à regarder déjà vers Paris ? Le prestige ? L'influence ? L'envie de défendre les territoires ? Ou tout autre chose ? Pour ma part, je ne peux m'empêcher de repenser à quelques déclarations qui ont jalonné les mandats précédents. Le secret autour de Bel Air. Le PPI présenté comme une inutilité issue du bolchévisme. La dette qui, paraît-il, enrichit. Les décisions prises sans aucun débat. Autant d'épisodes qui interrogent. Alors je vous propose un défi. Selon vous, quelle est la véritable raison de cette candidature au Sénat ? Toutes les hypothèses sont les bienvenues. Les plus sérieuses. Les plus ironiques. Les plus improbables aussi. Dans quelques jours, je...

Et si l'indignation ne suffisait plus ?

Il est facile de dénoncer. Il est plus difficile d'agir. Parce que la démocratie locale ne peut pas se résumer à des campagnes électorales, à des querelles de personnes ou à des effets d'annonce, des citoyens ont décidé de créer une association. Une association dont l'ambition est simple : remettre l'humain au cœur de la vie publique. Réfléchir avant d'affirmer. Informer avant de convaincre. Proposer avant de critiquer. Rassembler plutôt qu'opposer. Chaque semestre, un grand thème de la vie communale sera étudié, analysé et documenté. Les travaux seront publics. Les propositions seront argumentées. Les débats seront ouverts. Parce qu'une commune ne se construit pas seulement avec des budgets ou des slogans, mais aussi avec des femmes et des hommes qui acceptent de réfléchir ensemble. La  première préoccupation sera naturellement celle des plus fragiles et la protection de tous face au  changement climatique. Car une société se juge moins à la q...

Prise de conscience, émotion...

 Le froid tue. La faim tue. La canicule tue aussi. Et pourtant... Lorsque les températures chutent, les caméras s'intéressent quelques jours aux plus fragiles. On parle de plans hivernaux, de maraudes, d'hébergement d'urgence. Puis vient l'été. La chaleur écrase les rues. Les regards se détournent. Les souffrances deviennent silencieuses. Pourtant, vivre dehors sous 40 degrés n'est pas moins dangereux que dormir dehors par une nuit glaciale. Il suffit de quelques jours pour qu'une santé déjà fragile bascule. Et, pendant ce temps, la vie politique continue son cours. Les inaugurations succèdent aux inaugurations. Les candidatures occupent les colonnes des journaux. Les communiqués triomphants sur les subventions reviennent encore et encore. Une élection se profile, un média rappelle les subventions... Pendant ce temps, d'autres comptent les heures avant la prochaine distribution alimentaire, cherchent un peu d'ombre, un verre d'eau, un re...

Marchés de dupes

  "Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. "  Cette phrase figurait en bonne place sur les documents de « Changeons Lavaur » . Elle mérite que l'on s'y arrête. Car la première vérité est parfois celle que l'on préfère oublier. À peine l'élection remportée, la tête de liste s'efface, fuit ses engagements ! Les électeurs avaient choisi un chef de file. Ils découvrent une remplaçante. Était-ce le projet présenté ? Était-ce le contrat passé avec les 1 147 Vauréens qui avaient accordé leur confiance à cette liste ? Depuis, la communication continue. Les publications se succèdent avec une grande économie. On dresse l'inventaire des interventions, des prises de position, des actions menées surtout par la remplaçante ! Uniquement dirais-je en toute objectivité. Mais une question demeure : est-ce vraiment ce pour quoi et pour qui les électeurs avaient voté ? « Lavaur l'Heureuse » « Ceux qui me connaissent savent bien que ...

SCOOP ! N'en parlez pas !

  Brève de comptoir Tout le monde se souvient de l'énergie déployée par Bernard Carayon, alors député-maire, pour défendre l'A69. Avec le concours d'élus de tous bords, ce projet d'un autre temps voulu par Pierre Fabre laissera une facture écologique dont la biodiversité se serait volontiers passée. Ironie de l'histoire : cette autoroute rend encore plus anachronique l'aéroport de Castres-Mazamet, déjà largement déficitaire. Mais voilà que le maire de Lavaur, désormais candidat aux sénatoriales, reprend du service... cette fois pour voler au secours de l'aéroport. À ce rythme, s'il est élu sénateur, il ne lui restera plus qu'à défendre un dernier grand projet d'avenir : la déviation du canal du Midi vers Castres . Je ne doute pas qu'une magnifique animation en 3D nous sera présentée à la fin du mois d'août. Avec, pourquoi pas, quelques péniches à grande vitesse. J'attends cela avec une impatience... navigable.

Jeter l'argent par les fenêtres !

BRÈVE DE COMPTOIR Tous les jours, je passe devant nos beaux radars pédagogiques solaires du centre ville. Et tous les jours, ils m’instruisent. Celui de la place des Thérons est en zone 50. Dans le rond-point, il affiche généralement 20, 22, parfois 25 km/h… Rassurant : personne n’a encore tenté le rond-point à 50 ! À l’entrée de Lavaur, côté Castres, même pédagogie : un autre radar, entre un rond-point et un feu tricolore. Alors une question me taraude : qu’est-ce qu’ils enseignent exactement, nos radars pédagogiques ? Que les automobilistes ralentissent dans les ronds-points ? Qu’ils s’arrêtent aux feux rouges ? Voilà une information qui valait peut-être bien quelques milliers d’euros. Reste maintenant à connaître leur prix. Juste par curiosité… Ça fait combien de ventilateurs, de stores ou de clims dans nos écoles ? Garçon ! Un thermomètre, s’il vous plaît. On connaît déjà la vitesse des voitures. J’aimerais maintenant connaître la température des salles de classe.

AFFAIRE À SUIVRE - La zone de rencontre… à la rencontre des justifications !

Pendant l'été, le maire a créé une nouvelle « zone de rencontre » dans le cœur historique de Lavaur. Pourquoi ? Excellente question. Je me suis donc précipité sur l'arrêté, persuadé d'y trouver une étude, un constat, quelques chiffres ou, au minimum, une explication. J'ai trouvé… les « considérants ». Le premier indique qu'il convient de faciliter la cohabitation des piétons et des véhicules dans les meilleures conditions de sécurité. Une intention difficilement contestable. Le second rappelle qu'il appartient au maire d'assurer la sécurité sur les voies publiques. Là encore, difficile de ne pas être d'accord. Mais ces deux considérants pourraient tout aussi bien introduire un arrêté concernant n'importe quelle rue de n'importe quelle commune. Ce qui manque, c'est la raison. Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Y a-t-il eu une étude de circulation ? Un constat d'accidentologie ? Une concertation avec les riverains ou les commerçants ? L...

Le civisme commence au volant. L'exemplarité commence à la mairie.

Je ne demande à personne de me croire. Je demande seulement que chacun regarde les faits. L'accessibilité : des affiches exemplaires… des places beaucoup moins. À gauche, l'affiche municipale. À droite, les places PMR de Lavaur. Cherchez l'erreur. L'affiche rappelle avec raison qu'il faut respecter les places réservées aux personnes en situation de handicap. Elle évoque le civisme. Elle rappelle la sanction. Très bien. Mais une question demeure. Quand la commune respectera-t-elle les mêmes règles qu'elle demande aux citoyens d'appliquer ? Une place PMR ne se résume pas à un panneau et à un pictogramme. Elle doit être accessible. Elle doit permettre la sortie d'un fauteuil. Elle doit offrir un cheminement sécurisé. Elle doit respecter les dimensions prévues par les textes. Or les photographies parlent d'elles-mêmes. Ici, un trottoir sans véritable accès. Là, un revêtement dégradé. Ailleurs, une largeur insuffisante. Ce n'est pas...

Chronique d'un contentieux administratif - la dette

Soyons sérieux ! Ce n'est pas parce que le maire se pose en censeur ou en juge que son appréciation devient une vérité juridique. Depuis des années, il distribue les bons points, condamne les contradicteurs et présente ses analyses comme des certitudes. Mais, en droit, une seule appréciation compte désormais : celle du tribunal administratif. Dans la presse, le maire répond aux recours en posant la question suivante : « Faut-il faire entrer le coût du cinéma dans la dette de la ville ? » Or, ce n'est pas la question posée au juge. Le recours soutient que le rapport d'orientation budgétaire est insincère parce qu'il ne présenterait pas de manière complète les engagements financiers de la commune. Le recours soutient que la question soumise au juge est la suivante : Les engagements pris pour le financement du cinéma devaient-ils être intégrés à l'information budgétaire présentée aux élus lors du débat d'orientation budgétaire ? C'est précisément sur ce point ...

Chronique d'un contentieux administratif : Pourquoi ces recours ?

Le maire s'interroge publiquement sur les requêtes en cours : « Pourquoi ? Pourtant, il n'y a jamais eu de recours... » La question mérite effectivement une réponse. Je ne suis membre d'aucun parti politique. Je n'exerce aucun mandat. Je ne suis candidat à aucune élection et n'ai aucune intention de le devenir. Je ne représente qu'une seule chose : un citoyen attaché au respect des institutions de la République. La démocratie ne s'arrête pas au soir des élections. Elle repose aussi sur le respect des règles qui s'imposent aux élus, comme à chacun d'entre nous. Lorsque je considère qu'une décision administrative est susceptible de méconnaître ces règles, je n'organise ni manifestation, ni campagne de dénigrement. J'utilise les voies de droit que la République met à la disposition de chaque citoyen. C'est précisément le rôle du tribunal administratif. Il ne gouverne pas les collectivités. Il contrôle simplement la légalité de leurs déci...

Chronique d'un contentieux administratif

Restons sérieux. Le recours dirigé contre la délibération fixant le taux de la taxe foncière ne repose pas sur une querelle politique. Il repose notamment sur l'insincérité du rapport d'orientation budgétaire . Lorsque ce document affirme que : « La pression fiscale est inférieure à celle de communes comparables du département du Tarn », le requérant soutient que cette affirmation est matériellement inexacte. À l'appui de sa requête, il fait notamment valoir que le taux communal de TFPB à Lavaur est fixé à 63,41 % , alors que la moyenne des communes tarnaises de taille comparable est d'environ 41 % . C'est précisément ce type de question qu'il appartient désormais au tribunal administratif d'apprécier. Le débat est désormais entre les mains du juge administratif.

Quand le maire rit... jaune !

Le maire répond... Un article de presse s'est fait l'écho des recours déposés devant le tribunal administratif contre le budget primitif 2026 et la délibération fixant le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Le maire s'interroge : « À quoi sert de tirer dans le dos de la ville ? » La réponse est simple. À rien. C'est précisément pour cette raison que les recours ne sont pas dirigés contre la ville, mais contre deux délibérations dont la légalité est contestée. Dans un État de droit, lorsqu'un citoyen estime qu'un acte administratif méconnaît les règles applicables, il saisit le juge. C'est exactement ce qui a été fait. Le maire affirme également que les « fautes juridiques et comptables » auraient été commises. C'est désormais au tribunal administratif d'en décider. En revanche, une phrase mérite de retenir l'attention : « Quant au DOB, il se reproduit chaque année dans les mêmes conditions ; il n'y a jamais eu de recours contr...