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Le maire hors la loi, la démission s'impose !

Achat de l'immeuble Belair

L'affaire est significative du mépris que le maire a pour ses conseillers et pour évidemment les citoyens dont ses électeurs.

Un véritable coup d'état pour faire passer un achat immobilier sans commune mesure avec les besoins et les moyens de la commune. 

Sans doute, pour ne pas avoir à affronter une bronca avec pour toile de fond un achat précédent d'un local d'entreprise (l'immeuble Campocasso, sur l'avenue Malroux) destiné à installer la maison des ... associations qui serait à vendre car difficile à entretenir selon un media papier, il force la décision.
Car, oui, Lavaur a l'expérience de ces lubies du maire.

L'absence de projet est une injure au bon sens, une procédure hors la loi pour masquer la réalité de l'opération. Le maire dira au cours d'une réunion que la surface acquise est au moins deux fois supérieure à ce qui était projeté et donc ce qui était utile et recensé !

Le maire surfe sur la confiance d'un conseil ignorant des procédures et vole littéralement le vote du conseil en ne disant pas la vérité. Je préfère penser que les conseillers ignorent plutôt qu'ils couvrent.
Des mensonges qu'il entend enfouir sous des approximations.

La délibération qu'il a imposée n'est étayée par aucune étude.

Le GAT "les écologistes"  s'est emparé du dossier et a sollicité l'avis du contrôle de légalité exercé par le Préfet.

Le préfet a répondu en fustigeant l'absence d'études préalablement à la présentation du dossier au conseil municipal, une phase réglementaire sciemment omise par le maire qui se vante d'avoir agi en secret pour des raisons fallacieuses et irrationnelles. Une attitude aux antipodes de la réglementation, un déni de démocratie auquel il ne faut pas s'habituer. La démocratie ne peut se faire à travers des opérations clandestines.

Il n'est pas utile de s'attarder sur les tergiversations autour du prix même si, il y a là, une mystification de la pire espèce : dire une partie de vérité pour éclipser la réalité.
Il est tout de même intéressant de se pencher sur cette redescription, manipulation destinée à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
L'avis des domaines est de 3 915 000 € (avec une possibilité de négociation sans justification jusqu'à 4 500 000€, mécanisme technique de tolérance habituel). la délibération et les propos du maire en séance de conseil évoque le prix négocié,  4 050 000 €, mais à aucun moment le prix arbitré qui est le prix du marché.
La différence, 3 % de plus soit 135 000€, n'est pas anodine quand on imagine les travaux d'adaptation qui seront indispensables en plus de ceux déjà promis : badges d’accès, d’un système domotique pour limiter les dépenses d’énergie et parking qui sera "vidéosurveillé". Abattre une ou de cloisons avait-il fanfaronné en réunion du conseil, mais aucune certitude sur ce qu'il conviendrait de faire... Il n'y a pas d'études !
Il y a une tromperie évidente, la raison l'est moins... la honte de n'avoir pas su imposer l'avis des domaines ?
Dans le document préparatoire le maire aurait dû expliquer ces éléments et dire pourquoi il a accepté une plus value alors qu'il n'y avait pas concurrence (selon lui le secret aurait permis de l'éviter) ou dire quelle concurrence il a combattu. Il doit cela à son conseil pour éclairer sincèrement son vote.

Pourtant l'essentiel est bien qu'aucun projet n'a été soumis au conseil, qui s'est prononcé à l'aveugle ou en pure confiance sur l'écoute d'un exposé construit sur du vent !
Il n'y avait, il n'y a pas d'urgence... le bien ne sera libre qu'en septembre.
Depuis la demande d'avis des domaines bien des démarches auraient pu être menées, des études faites, des simulations financières réalisées, des besoins recensés... Enfin je peux le supposer puisque l'avis n'est pas joint à la délibération et que la date de cet avis est inconnu.
RIEN.
Le silence, et puis soudain, un point de l'ordre du jour d'une réunion !
La méthode suppositoire du maire qui s'affranchit de toute procédure réglementaire et qui trompe éhontément tout un conseil !

Confiance trahie !
Ainsi, la veille citoyenne exercée par le GAT "les écologistes" confirme bien l'adage des 3 C :

Confiance sans Contrôle n'est que Connerie.

Et cet achat immobilier est bien une connerie et aucun conseiller n'a opposé le manquement réglementaire à l'instruction préalable de ce dossier et à sa connaissance par les conseillers !

Reprenons les éléments de ce dossier, tels que présentés au conseil :

Une convocation à la réunion du 18 décembre avec un point de l'ordre du jour pour le moins sibyllin - "achat d'un bien vieille route de Toulouse"...

Des articles dans la presse qui annoncent cet achat et déclinent des raisons, des usages possibles...

Le conseil se réunit et le maire livre un exposé dithyrambique sur cette opération qu'il qualifie d'opportunité stratégique... historique !

Et cerise sur le gâteau, une délibération qui n'est pas du tout conforme à l'exposé et qui est amputée de l'avis des domaines dans sa version numérique.

L'histoire se répète... le maire enfume à qui mieux mieux ! 

Pour ce faire, il invente une nouvelle forme d'achat. Il existe l'achat avec plans, celui sur plans et Carayon propose au conseil qui approuve UN ACHAT SANS PLAN.

Un achat à l'aveugle !

On marche sur la tête pour reprendre l'anaphore de son discours des vœux 2025, et pour plagier son éternel refrain... il n'y a cela nulle part ailleurs qu'à Lavaur, en parlant des procédures utilisées par le maire.

Mais je ne tomberai pas dans son idée développée lors de son discours des vœux qui voudrait qu'il y a tout à gagner en se taisant.
Les faits parlent d'eux-même. Les faits se sont ces convocations arrachées un mois après la forfaiture de la délibération extorquée aux conseillers, ce sont ces communications hors sol lors de manifestations conviviales au cours desquelles des conseillers justifient, auprès de la population "seniors", cette acquisition que rien ne justifie.

Seule Lavaur Citoyenne résiste... Elle s'abstient en teintant son vote de sa dubitative perception de la réalité de l'opération et de son succès, un oui MAIS qui n'est pas entendu par le maire qui ne trouvera rien d'autre que de persifler : "vous pouvez voter contre"... Un défi que sagement les élus LC n'ont pas relevé.

INOUÏ ! Jugez-en par vous-même, un mois après la réunion, le maire convoquent quelques représentants d'associations pour expliquer l'inexplicable mais surtout pour... recenser les besoins, faire exprimer les desiderata, c'est insensé ! Les associations veulent, le citoyen paie !

Cette démarche aurait dû avoir lieu en amont afin de pouvoir arbitrer ! Avant même de saisir les domaines. Oui il a raison on marche sur la tête !

Et puis aussi cette annonce (voir interview sur facebook) de l'attribution d'une aile à ESL !
Au moment des vœux, cette possibilité à disparue, mais alors cette aile, elle deviendra quoi ?
On marche sur la tête !

Il parle de méthode ! De modus operandi ! Exactement ce qui aurait dû être défini en amont de la réunion du conseil et ce qui aurait dû être discuté en conseil pour aboutir à une délibération opposable.

Décidément plus qu'un magicien, notre maire revêt un déguisement, celui de bouffon.
Ses salamalecs ne font plus rire, elles coûtent plus de 4 millions d'€.
En attendant qu'il sache quels problèmes il va résoudre et quels sont les problèmes qui vont se poser, je m'inscris en faux quant à son "on marche sur la tête"... Ce n'est pas "on" c'est LUI !

Il devrait se cantonner à ce qu'il sait faire : organiser des pots et des apéros !

Cessons de marcher sur la tête, brisons les secrets, le maire n'a plus d'autre alternative que de démissionner, cela devient urgent !

A travers ses mensonges, ses manipulations il apporte la preuve que trente ans c'est beaucoup trop !



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