Sempiternel refrain du maire Carayon, "c'est la faute de l'Etat" !
Il nous le sert à toutes les occasions, rapport d'orientation budgétaire puis débat, budget, compte administratif...
Pourtant cela manque de clairvoyance, sauf à penser que c'est une manipulation...
La dette de l'Etat est de 3 430 000 000 000 € soit 50 000 € par habitant (octobre 2025).
Cette dette englobe la dette des collectivités locales (8 %) soit 274 000 000 000 €.
Pour les seules communes, qui émargent à 68 % des dettes de collectivités locales, cela représente :
186 600 000 000 €.
A Lavaur la dette est de 29 000 000 € dont 4 500 000 € consacrés à Bel Air !
Est-il bien utile de repréciser le caractère particulièrement futile (stupide) de cet investissement qui ne se concrétise en ce début d'automne que par l'installation de 3 associations dans un immeuble de plus de 5 000m² !
Et... une mission confiée à un bureau d'études pour déterminer les travaux à entreprendre, les aménagements à réaliser... Le serpent de mer de "l'espace médecin" repointe le bout de son nez à travers la notion de désert médical que Carayon exploite de temps en temps pour faire bonne mesure. Le problème de la gestion de ce problème, imposition puis suppression du numerus clausus, ne trouvera pas sa solution dans la création (qui reste à ce jour hypothétique) de deux ou trois bureaux pour médecins et annexes (secrétariat, salles d'attente etc.)
Encore faut-il préciser qu'une association a été retoquée pour des raisons "techniques" (voir conseil municipal de septembre au cours duquel Carayon nous a indiqué que l'immeuble "Le Cristal" serait un obstacle à l'émission d'ondes radios) et que le maire l'a invitée à chercher un local idoine en prenant en compte une participation de la commune aux frais inhérents à cette location hors Bel Air.
Non vous ne rêvez pas,
Carayon achète Bel Air et propose de subventionner, en plus, une location pour une association, et ce n'est pas discutable, particulièrement importante, essentielle pour Lavaur et environs : il s'agit de RD'Autan Lavaur, garante d'une liberté d'expression qui fait défaut cruellement au sein de la municipalité.
Il est quand même extrêmement stupide de devoir faire une location alors qu'un immeuble a été acheté à prix d'or pour les associations et qu'un autre a été bradé avenue Augustin Malroux qui aurait pu convenir pour l'exercice de leur activité!
Après cette digression utile pour mesurer les impérities du maire, revenons à notre démonstration !
Imaginons ces dettes vauréennes à l'échelle de la France : 36 000 communes, la dette des communes serait alors de... 1 044 000 000 000 €.
C'est à dire 5,6 fois supérieure à ce qu'elle est !
Et pour faire dans le détail, pour la seule année 2024, si toutes nos communes avaient été les victimes de lubies d'un maire irresponsable la dette supplémentaire aurait été de :
162 000 000 000 €..., 162 milliards le prix si toutes les communes avaient plongé dans la stupidité comme à Lavaur ! 100 millions de SMIC...
La dette nationale, si toutes les communes avaient un Carayon comme maire, serait donc de : 4 474 000 000 000 €... 3 milliards de SMIC.
A ce niveau d'irresponsabilité, on ne peut plus parler de gestionnaire !
La seule coercition possible est de le réélire pour l'obliger à gérer ses inconséquences.
"On marche sur la tête", pour reprendre l'anaphore chère au maire, heureusement que ces investissements qui conduisent à la faillite ne sont "qu'à Lavaur et nulle part ailleurs"... pour emprunter également cette anaphore à notre édile !
Ne cherchez pas une quelconque réaction de l'opposition, d'ailleurs ne cherchez pas l'opposition... il s'agit juste d'un mot qui ne recouvre aucune réalité !
Certes, pour Bel Air, l'opposition s'était abstenue, mais pas opposée car comme la majorité, elle tente de caresser les associations dans le sens du poil, un réservoir de voix croit-elle !
Cette détestable habitude de tenter d'apprivoiser un électorat en mettant à mal les finances communales est bien un point commun entre les deux axes politiques du conseil municipal qui ne sont finalement pas opposés.
A quand l'expression de la vérité ? La sincérité ?

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