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Des sous, il nous faut des sous !

J’ai bien dit des sous, pas des sots. Avec l’opposition, on a droit aux sots, pas aux sous. Une vraie braderie !

Il va pourtant falloir en trouver, des sous.
Parce qu’à force de procrastiner collectivement en satisfaisant aux lubies du maire, la commune n’est plus juste à l’arrêt : elle coule mollement dans une vase administrative, pendant que nos infrastructures elles, poursuivent leur lente et inéluctable déliquescence.
Un ballet de fissures, d’herbes folles se propagent dans un silence digne d’un film d’auteur pessimiste.

C’est peut-être l’occasion rêvée de réunir nos deux spécialités locales : la misère budgétaire et la vidéo protection. On ne brille peut-être pas par la richesse, mais en matière d'yeux connectés là, c’est festival.

Je sens déjà les cris d’orfraie : “Ooooh mais vous exagérez !” — oui, à peine mais c’est le but.
Et à force d’en faire grincer quelques-uns, je pourrais presque constituer une dizaine de listes électorales.
Il est vrai que la servilité est un critère de représentativité, on a une opposition qui en témoigne.

Alors regardons autour de nous :

Levez les yeux, vous verrez nos caméras, ces sentinelles inertes qui filment, stockent, mais surtout ne dérangent jamais personne — sauf les finances publiques.
Baissez les yeux, vous aurez droit à la collection permanente de déjections canines, vernissage quotidien à ciel ouvert.
Et entre les deux, baladez-vous en ville, où stationnement sauvage, téléphone au volant et rodéos font partie de notre patrimoine vivant.

Maintenant, faisons un peu d’arithmétique :

  • Coût délirant des caméras inutiles ? Check.

  • Recettes potentielles si on avait le courage de verbaliser ne serait-ce qu’un dixième des infractions ? Check aussi.

Mais non, surtout ne touchons à rien.
Supprimer la vidéo ? Allons donc. On a déjà sacrifié un bras pour les installer, autant garder l'autre pour se gratter la tête quand on cherchera encore à quoi elles servent.
Quant à les désinstaller, ce serait presque une insulte au gaspillage qui a été si bien organisé.

Alors, plutôt que de suivre notre opposition — qui, rappelons-le, brille surtout par sa capacité à faire perdre du temps — soyons ambitieux : connectons ces caméras à des logiciels intelligents. Ce serait bien la première fois qu’on introduit de l’intelligence dans la gestion locale. Un petit miracle algorithmique au pays du pilotage à vue.

Et au moins, pour une fois, ces caméras serviraient à quelque chose. Prévention, dissuasion, sanctions : l’ABC du bon sens.
On parle de respect, de propreté, de sécurité. Des gros mots, visiblement.

Cerise sur le tas d’ordures : cela éviterait que les rares bénévoles motivés passent leurs dimanches à nettoyer les égarements canins et humains des autres.
Et peut-être — peut-être — que cela rendrait la circulation en ville un peu moins proche de Mad Max.

Mais bon, on peut aussi continuer à débattre en rond pendant que tout se délite, tant que ça reste "dans l’esprit de la démocratie locale": dénoncer mais accepter, voter pour mais s'offusquer !

Alors, on tente un peu de bon sens, ou on continue le cirque de l’absurde ?

On a déjà Monsieur LOYAL !

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