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Dette et déficit un mariage contre nature

Lavaur, capitale du grand écart budgétaire :
entre dettes abyssales, routes en ruine et promesses en solde, la commune tente de faire tenir le château de cartes.
Mais quand le maire joue au banquier et au magicien, c’est toujours le contribuable qui voit disparaître ses sous.

C’est une équation impossible : dans un contexte de dette aggravée et de déficits béants — qu’ils soient routiers, immobiliers ou simplement intellectuels — il faudrait stabiliser les finances tout en sauvegardant le patrimoine.
Un Everest budgétaire, ou plutôt, à Lavaur, un Himalaya d’imprévoyance.

Et comme si la pente n’était pas déjà raide, s’ajoute toujours l’impérieuse nécessité d’assurer la sécurité des personnes et des biens.
Autant dire que le maire et son équipe ont troqué la boussole contre un doigt mouillé séchant sous le souffle asthmatique de l'éolienne de l'opposition

Jusqu’en septembre 2024, les emprunts prévus au budget sommeillaient sagement dans les tiroirs. Prudence ? Non : thésaurisation. Une cagnotte sur les taxes, histoire d’attendre des jours meilleurs — ou des élections passées.
Puis, d’un coup d’un seul, Carayon dégaine 4,5 millions d’euros d’emprunt… pour financer autre chose que ce qui était prévu.

Chapeau l’artiste !

Résultat : ce qui n’a pas été fait reste à faire, et coûtera plus cher. Pendant que le maire rêvasse à ses folies immobilières, les routes se craquèlent, les trottoirs s’effritent et les habitants slaloment entre les nids-de-poule comme des skieurs de fond désespérés.
Et son live Facebook n’a rien arrangé : entre un EHPAD « qu’on ne construit plus en France » (faux !), et un Bel Air dont l’occupation reste mystérieuse, on a touché le fond du surréalisme municipal.

Le prochain maire héritera donc d’une situation ubuesque : des dettes abyssales et des infrastructures à l’abandon. Et impossible d’emprunter davantage sans risquer la mise sous tutelle de l'Etat.

Alors, que reste-t-il ? Les économies… et les impôts.
Le rythme est donné : après des années de gel démagogique, viendra le grand dégel fiscal, évidemment après les élections. Les Vauréens apprécieront la surprise printanière.

Mais même cela ne suffira pas. Car pendant qu’on parle de « sobriété », certaines folies de loisirs continuent de fleurir — pendant que les vrais besoins, eux, crèvent de sécheresse.

Soyons lucides : les premières coupes viseront les associations.

Subventions rabotées, services revalorisés, participation accrue : fini la commune providence. Le principe du « pollueur-payeur » pourrait aussi s’appliquer à certains événements dont les moteurs vrombissent plus fort que les consciences.

On ne peut pas subventionner la fumée quand la maison brûle.

Alors oui, il faudra s’interroger — sérieusement.
La liberté, c’est bien ; mais elle s’arrête là où commence celle des autres. Et la démocratie, ce n’est pas tout permettre, ni tout tolérer.

Les priorités de Lavaur ne se trouvent pas dans le vacarme des pots d’échappement, mais dans le silence assourdissant de ses comptes dans le rouge.





Commentaires

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