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Lavaur : la dette qui monte plus vite que les promesses

On papote beaucoup dans les popotes de l’opposition.

On touille, on mijote, on sert des petits slogans bien assaisonnés :
« 30 ans, 30 millions de dettes ! »
C’est croustillant, ça fait du bruit dans le micro, et ça dispense surtout de réfléchir.

Sauf que voilà : un slogan, ce n’est pas un diagnostic, c’est un pansement verbal pour électeur distrait.
Et le fameux “30 ans, 30 millions” relève plus du conte politique que du compte public.

Le vrai menu du jour

En 2023, Lavaur trône à la 69ᵉ place des 429 communes les plus endettées de sa catégorie pour cette étude nationale (5 000 à 20 000 habitants soit 1694 communes).
Un beau classement pour une ville “bien gérée”, n’est-ce pas ?
Et la cuvée 2024 promet encore mieux : la pente est ascendante, très ascendante, peut-être le podium ?

Pendant ce temps, les voisines font une cure d’austérité avec un certain succès :

  • Rabastens : –34 % de dette, ça respire.

  • Castres : –10 %, pas mal pour une grande dont la gestion est dénoncée par la CRC !

  • Graulhet : –29 %, ça bosse. 

Et Lavaur ?
Eh bien Lavaur, c’est l’exception ! Ici, on augmente la dette de 41 % en cinq ans.
Un exploit sportif, presque une discipline olympique locale : le lancer de millions à crédit.

Bel Air, l’arbre qui cache la forêt d’emprunts

Certes, Bel Air explique une partie du désastre : environ 20 %.
Mais réduire le problème à ce caprice immobilier, c’est comme dire qu’un Titanic coule à cause d’un glaçon.
La vérité, c’est quinze ans de navigation sans boussole, une politique immobilière à la petite semaine, et un maire qui, depuis trois décennies, fait du “bon père de famille”… en famille recomposée avec les banques.

Pendant ce temps, l’opposition taille… dans le vide

Face à ça, que fait l’opposition ?
Elle psalmodie son slogan, distribue des tracts et s’auto-congratule pour avoir trouvé un jeu de mots avec “30”.
Pas un chiffre, pas une solution, rien : du vent.
De la politique éolienne — ça tourne, ça souffle, ça fait du bruit, et ça ne produit pas un seul watt de réflexion.

⏰ Et maintenant ?

La dette “qui monte, qui monte, qui monte…” n’est plus un signal d’alarme, c’est une sirène de navire en détresse.
Il va falloir, à un moment, cesser les jeux de rôles :

  • Le maire en capitaine qui a perdu la carte,

  • L’opposition en mousse qui crie “à l’eau !” sans savoir nager.

À ce rythme, c’est tout Lavaur qui finira dans la barque, à écoper les dettes à la petite cuillère.




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