Lavaur : la démocratie selon les écolos - l’art de compliquer le simple
À Lavaur, on ne s’ennuie jamais : quand les écologistes ne comptent plus les places de parking et leurs alliés les camions, ils réinventent la démocratie
Dernière trouvaille en date : consulter les
habitants avant chaque dépense municipale, histoire de transformer
la mairie en forum citoyen permanent.
Une idée rafraîchissante…
si l’on aime les moulins à vent et les budgets à la
bougie.
Pendant que la ville cherche à se sortir d’un marasme
financier digne d’un inventaire à la Prévert, certains préfèrent
organiser des débats publics pour savoir s’il faut repeindre le
lampadaire du square.
Un article de presse en dit long sur leurs intentions
À travers leur croisade contre la vente de l’ancien hôtel de
ville, nos écologistes vauréens ne se contentent plus de contester
: ils réinventent la démocratie municipale !
Et avec quel aplomb
! Les voilà qui proposent, très sérieusement :
« la réduction des dépenses (ndlr : les subventions aux associations aussi ?) et la concertation avec les habitants avant tout engagement financier. »
Un programme qui fleure bon la foire d’empoigne et la paralysie
garantie.
C’est d’une rare stupidité, et cela confirme une
impression persistante : l'ignorance absolue, chez certains,
du fonctionnement communal.
Car enfin, la concertation, la vraie, commence par les urnes.
Que
cela plaise ou non, Carayon a été élu, et son conseil avec
lui.
Ils représentent donc l’ensemble des citoyens, même
ceux qui pestent contre lui dans les médias ou signent des pétitions sans
destinataire.
Chaque année, le maire présente un débat d’orientation
budgétaire, puis soumet un budget au vote.
Ce budget adopté, les
procédures financières peuvent suivre.
Bref : le cadre légal
est clair, connu, et appliqué depuis la nuit des temps républicains.
Il sera contrôlé par la Chambre Régionale des Comptes.
Mais voilà que nos écolos locaux rêvent d’un dispositif
“original” : consulter les habitants avant chaque engagement financier.
On imagine déjà les scènes en sachant que toute dépense doit être précédée d'un engagement, même global :
– une consultation
publique pour changer une ampoule,
– un sondage participatif
pour réparer un trottoir,
– un vote citoyen pour acheter un
stylo.
Autant dire que la ville tournerait à vide, noyée sous les consultations, pendant que les nids-de-poule feraient des petits.
Et quand on ajoute à cela un taux d’abstention toujours
flatteur, on devine vite le résultat :
trois votants pour
repeindre un lampadaire, deux autres pour interdire les feuilles
mortes en centre-ville...
Bref, une démocratie de salon, pour ne pas dire de balcon.
À
Lavaur, on espérait une opposition plus inspirée.
Mais entre la
pétition "pour personne" et la concertation permanente, on finit par
comprendre : le ridicule, lui, n’a pas besoin d’être voté.

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