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Cautionneur en délicatesse

Les garanties d’emprunt : quand Lavaur joue au banquier… sans argent

C’est une pratique bien connue et citoyenne : des sociétés, souvent immobilières, viennent frapper à la porte de la mairie pour demander son soutien, autrement dit, sa caution, afin d’obtenir leurs emprunts.
À Lavaur, la main municipale ne tremble pas : HLM, associations, entreprises, ESL, tout le monde y a droit. La mairie garantit, promet, cautionne, bref, elle signe.
Elle pourrait apporter un terrain, un immeuble pour parfaire le financement d'un projet qui dans la majorité des cas concerne le logement social.

Mais voilà : quand la commune elle-même tangue financièrement, qui garantit le garant ?

Car si l’un de ces emprunteurs venait à faillir, c’est la ville, donc les contribuables, qui devraient rembourser les mensualités, parfois sur vingt ans ou plus. Une dette dans la dette, une roulette russe budgétaire.

Le plus cocasse ? Ces cautions sont accordées à des structures dont la solidité économique n’a rien d’éternel. Entre réglementations mouvantes, coups de rabot budgétaires de l’État et marché du logement en apnée, les risques ne cessent de croître. Même ESL, pourtant institution chouchoute, pourrait un jour voir sa rente digitale érodée par la concurrence.

Dans une ville où l’on peine déjà à boucler les fins d'année budgétaires, ces garanties ressemblent fort à des bombes à retardement.
Une ligne “risque” n'a pas à être inscrite au budget, oui, mais, une ligne de lucidité avec les annexes prévues devraient être jointe au budget primitif.
En l'état actuel du budget on voit mal la possibilité de l'inscription d’une provision dès l’ouverture d’une procédure collective à l’encontre d'un bénéficiaire de la garantie (articles R. 2321-2, D. 3321-2 du CGCT), dont montant correspond à la mise en jeu de la garantie donnée par la collectivité.
Affaire à suivre de près !



Commentaires

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Il n'a pas serré trop fort

Plus qu'une décision pour atténuer les conséquences financières désastreuses de ses opportunités fantastiques", c'est pure démagogie la décision de diminuer de 5 % les indemnités de fonction du maire, adjoints et conseillers délégués. L'idée vient du maire ? Attachons nous à en voir l'impact pour le maire ! Sur 2024 le maire, conseiller régional et conseiller communautaire a perçu 91 574,16€ brut, pour avoir un ordre d'idée c'est plus de  4,5 fois le SMIC, encore faut-il préciser que c'est pour 35 heures travaillées le SMIC... Il va donc rabattre 5 % sur l'indemnité de maire... 2000€ environ, il ne percevra plus que 89 000€. Je ne vais évidemment pas proposer d'ouvrir une cagnotte letchi, ni sortir mon mouchoir !  Mais il est intéressant de s'interroger sur ce que disent les textes puisque les indemnités sont fixées en rapport avec l'indice maximum brut le plus élevé de la fonction publique. Pour le maire ce taux est de 65% (brut 2671€/...

Deux poids, deux mesures...

 Je vous parlais dans mon dernier article du sacrifice du maire (et de ses adjoints et autres conseillers) quant à ses indemnités de maire. Pensez donc - 5% .   Quel sacrifice ! Quelle volonté de participer à l'effort budgétaire ! Moins grand tout de même que celui imposé aux associations : - 19% , avec un marquage différent selon les catégories d'associations. Je parle ici de la diminution qui s'est produite en moins d'un quart d'heure : entre le non vote du budget et l'exposé sur les attributions aux associations d'une subvention. Selon que votre activité pointe vers les sports, - 6 % ou l'éducation - 22 %, voire les "divers" avec une mention particulière pour l'amicale des personnels de la mairie (- 20 %) vous serez  plus ou moins participatifs à l'effort. Etonnant pour le sport qui devrait être habitué aux efforts ! AH ! Démagogie quand tu nous tiens, quand tu le tiens !

Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

Cet enfumage du maire plonge dans une grande tristesse... Puis vient le temps de la réflexion, cet état qui précède la réaction ! Non, ce n'est pas possible de laisser faire une telle chose, je suis même très étonné que TOUS les conseillers de la majorité présents aient accepté sans broncher ! PAS UN SEUL CONSEILLER DE LA MAJORITÉ POUR POSER UNE QUESTION... Ils seront face à l'électorat dans un peu plus d'un an, ils sont comptables devant les vauréens de leurs actions et de leurs inactions ! PAS UN pour interroger sur la composition de l'immeuble, PAS UN pour s'inquiéter du financement, PAS UN pour s'informer de la répartition imaginée, PAS UN pour questionner sur le devenir de l'immeuble de la SCI ATHENA acheté 225 000 € en 2020 et qui, je cite "présente un intérêt stratégique patent" puisque qu'au cœur d'activités sportives et artistiques selon les déclarations du maire lors de la réunion du CM du 5 décembre 2019, PAS UN pour rappeler...