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Gestion saine = être sincère !

 

📰 Communication municipale : quand le verbe remplace le budget

À Lavaur, on ne gère pas, on communique.
Ce n’est pas un choix, c’est une stratégie — ou plutôt une parade. Quand la caisse est vide, on sort le micro. Quand la voirie s’effondre, on publie une photo de ruban tricolore. Et quand la dette grimpe, on annonce un “nouvel élan”.

C’est qu’ici, la communication est devenue un art de la prestidigitation : on remplace la réalité par son communiqué.
Les trous dans la chaussée ? “Des espaces d’expression urbaine.”
Les bâtiments délabrés ? “Un patrimoine en transition.”
Les budgets contraints ? “Une gestion prudente et visionnaire.”

Plus c’est serré, plus c’est lyrique.


Le paradoxe vauréen

À Lavaur, la courbe est simple : plus la situation financière est désastreuse, plus la communication est flamboyante.
C’est presque une loi municipale : quand l’action s’effondre, l’image s’élève.
Les rapports budgétaires sont ternes, mais les brochures sont brillantes.
Les routes s’abîment, mais les slogans scintillent.

Le maire a compris depuis longtemps qu’un bon plan de "com’ " vaut mieux qu’un plan de redressement.
Un entretien de voirie coûte cher, un article dans “Le Mag” ne coûte qu’un sourire et un rédacteur bien inspiré.


Le réalisme budgétaire, ce grand oublié

Pourtant, les urgences sont là :

  • Une voirie qui s’émiette comme un biscuit sec,

  • Des bâtiments publics qui vieillissent plus vite que les discours,

  • Une dette qui pèse comme un secret de famille qu’on cache sous le tapis rouge de la salle du conseil.

Mais plutôt que de parler de rigueur, on préfère parler de “projets d’avenir” — un futur toujours plus radieux… à mesure qu’il s’éloigne.


Et si on communiquait… autrement ?

Lavaur n’a pas besoin d’une communication brillante, elle a besoin d’une parole honnête.
Pas de storytelling, mais un récit de vérité : “Voilà où nous en sommes, voilà ce qu’il faudra faire, voilà ce que ça va coûter.”
Car avant de redresser les comptes, il faut redresser le ton.

Il y a des moments où, pour avancer, il faut moins de mots et  beaucoup plus d’actes.
Et si, pour une fois, on cessait de repeindre les fissures avec de la peinture communicante, peut-être que la maison Lavaur cesserait de craquer à chaque coin de rue.


Commentaires

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Il n'a pas serré trop fort

Plus qu'une décision pour atténuer les conséquences financières désastreuses de ses opportunités fantastiques", c'est pure démagogie la décision de diminuer de 5 % les indemnités de fonction du maire, adjoints et conseillers délégués. L'idée vient du maire ? Attachons nous à en voir l'impact pour le maire ! Sur 2024 le maire, conseiller régional et conseiller communautaire a perçu 91 574,16€ brut, pour avoir un ordre d'idée c'est plus de  4,5 fois le SMIC, encore faut-il préciser que c'est pour 35 heures travaillées le SMIC... Il va donc rabattre 5 % sur l'indemnité de maire... 2000€ environ, il ne percevra plus que 89 000€. Je ne vais évidemment pas proposer d'ouvrir une cagnotte letchi, ni sortir mon mouchoir !  Mais il est intéressant de s'interroger sur ce que disent les textes puisque les indemnités sont fixées en rapport avec l'indice maximum brut le plus élevé de la fonction publique. Pour le maire ce taux est de 65% (brut 2671€/...

Deux poids, deux mesures...

 Je vous parlais dans mon dernier article du sacrifice du maire (et de ses adjoints et autres conseillers) quant à ses indemnités de maire. Pensez donc - 5% .   Quel sacrifice ! Quelle volonté de participer à l'effort budgétaire ! Moins grand tout de même que celui imposé aux associations : - 19% , avec un marquage différent selon les catégories d'associations. Je parle ici de la diminution qui s'est produite en moins d'un quart d'heure : entre le non vote du budget et l'exposé sur les attributions aux associations d'une subvention. Selon que votre activité pointe vers les sports, - 6 % ou l'éducation - 22 %, voire les "divers" avec une mention particulière pour l'amicale des personnels de la mairie (- 20 %) vous serez  plus ou moins participatifs à l'effort. Etonnant pour le sport qui devrait être habitué aux efforts ! AH ! Démagogie quand tu nous tiens, quand tu le tiens !

Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

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