Du grand art... d’à-peu-près !
La démocratie, c’est surtout :
- le respect de la chose votée quand le recours n’est plus possible,
- le respect des lois et règlements (et, accessoirement, leur connaissance !),
- la cohérence entre les mots et les actes,
- la justesse des démonstrations.
Évidemment, Carayon est à l'autocratie ce que Richter est au séisme : une référence.
Mais est-ce une raison pour copier ses travers avec autant d’enthousiasme ?
Car il faut le dire : le GAT TO et, dans son ombre silencieuse, l’opposition municipale particulièrement taiseuse en cet automne, excellent dans l’art du grand mélange.
Les notions, les concepts, les règles, tout se confond dans un joyeux brouet de contre-vérités et d’approximations.
À Lavaur, la confusion pousse mieux que les tomates — surtout quand elle est arrosée d’indignation sélective.
On nous parle de déséquilibre budgétaire.
Rien que ça.
Sauf que si tel était le cas, le Préfet aurait déjà saisi la Chambre Régionale des Comptes.
Mais non, rien de tout cela.
Donc, par simple honnêteté intellectuelle (qualité manifestement en jachère), le GAT TO pourrait ranger ses théories fumeuses au placard.
Qu’il y ait de la dette, qu'elle soit abyssale, nul ne le nie.
Mais annoncer tout et son contraire sous prétexte que “déséquilibre” sonne bien, c’est de la poésie, pas des finances.
Carayon a raison sur ce point : il n’a pas de leçon d’économie à recevoir des écologistes locaux.
La bourse ou la vie… ou les deux !
D'ailleurs il lui faudra bien, à l'aune du compte administratif 2025, nous montrer son habileté en matière de finances pour construire du budget 2026 !
Mais voilà maintenant que le GAT TO promet pour novembre un diagnostic du budget.
Diagnostic ? Il existe déjà, il s’appelle compte administratif et budget primitif.
Mais soit, laissons-les découvrir le budget communal comme d’autres redécouvrent l’eau tiède.
Les solutions ?
Ah, celles-là promettent d’être savoureuses.
On en connaît déjà une : ne pas vendre l’ancien hôtel de ville et, cerise sur le gâteau, le réhabiliter.
Deux cent mille euros (hors imprévus, bien sûr).
Une “solution” qui, dans les faits, creuserait un peu plus ce fameux “déséquilibre” qu’ils dénoncent.
Alors quoi ? Ce qu'aurait proposé le Préfet s'il avait constaté un déséquilibre :
Une hausse massive des impôts ?
Un gel des subventions ?
Ou, plus probable, une pirouette rhétorique, écolo-compatible et financièrement suicidaire ?
Feront-ils faire du Carayon sans le savoir ?
Le suspense est insoutenable.

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