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« Lavaur, 30 ans d’errances guidées au doigt mouillé »

 

Gérer une commune à la manière de Carayon, c’est très simple :

se percher au-dessus de la mêlée, décider quand l’envie passe, imposer quand ça l’arrange, et laisser le reste dériver en roue libre.
Les affaires courantes ?
Confiées à quelques fonctionnaires locaux qui font ce qu’ils peuvent, sans cap, sans priorité, sans consigne.

La Chambre régionale des comptes ne s’y est pas trompée :
zéro vision, zéro programmation pluriannuelle, zéro planification des infrastructures.
Une marque de fabrique d’un régime autocratique où l’on inaugure beaucoup, où l’on réfléchit peu, et où l’on prévoit… jamais.

Le bilan ?

  • Une dette abyssale,

  • Une démocratie piétinée, traitée comme une variable décorative,

  • Une communication remplacée par la propagande, digne d'un régime tropical,

  • Et des dérives de fonctionnement, notamment les dépenses de personnel, hors de contrôle, qui ressemble à un épisode raté de Kaamelott, mais sans l’humour.

À cela s’ajoutent les postures habituelles du maître de céans : ironie, sarcasmes, petites piques mesquines… les seules réponses qu’il accorde à une opposition consentante, anesthésiée, engluée dans sa propre insuffisance.
Une majorité docile : pas une tête qui dépasse.
Une opposition essoufflée : pas une idée qui dépasse.


Le bal des post-it : chronique d’une opposition hors-sol

L’opposition née de la grande opération du brainstorming rigolo, écrire toutes les idées sur des post-it pour mieux les oublier ensuite, n’a toujours pas compris la leçon cinq ans après.
Elle continue à « consulter » de temps en temps, sans conviction en choisissant le mauvais jour, au mauvais endroit et à la mauvaise heure, persuadée que parler d’un sujet revient à le maîtriser.

Proposer ?
Fédérer ?
Assumer une ligne claire ?
Non, trop risqué : quelqu’un pourrait être fâché.

À Lavaur, le temps du papillonnage électoral est terminé.
Place aux choix tranchés, ceux que personne n’ose formuler.


Les listes qui s’esquissent : un casting à pleurer

D’un côté, l’opposition atomisée qui se dissimule derrière des étiquettes politiques ne représentant quasiment personne à Lavaur.
De l’autre, la liste Carayon, version 2026 : le maire, son fils ou le Saint-Esprit, on ne sait pas encore, mais affaiblie, car elle ne pourra plus brandir quelques lignes flatteuses sorties du rapport de la Chambre régionale des comptes comme des hosties miraculeuses.

Ce qui manque, c’est la liste du bon sens,
ni de droite, ni de gauche, mais du réel.
Une liste qui dirait enfin :

« On arrête les carabistouilles, on soigne Lavaur. »

Une liste capable d’assumer une cure de désintoxication après 30 ans de carayonisme et 5 ans d’une opposition affligeante.


La suite ?

Dans les prochaines tribunes, nous verrons comment :

  • communiquer enfin avec les Vauréens sans Facebook comme unique évangile,

  • redéfinir une gouvernance adulte, transparente et démocratique,

  • et surtout : mettre les finances au régime sec, avec des mesures courageuses, solides, assumées.

Lavaur peut encore être sauvée.
Mais certainement pas avec les bricolos et les courtisans.


Commentaires

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Il n'a pas serré trop fort

Plus qu'une décision pour atténuer les conséquences financières désastreuses de ses opportunités fantastiques", c'est pure démagogie la décision de diminuer de 5 % les indemnités de fonction du maire, adjoints et conseillers délégués. L'idée vient du maire ? Attachons nous à en voir l'impact pour le maire ! Sur 2024 le maire, conseiller régional et conseiller communautaire a perçu 91 574,16€ brut, pour avoir un ordre d'idée c'est plus de  4,5 fois le SMIC, encore faut-il préciser que c'est pour 35 heures travaillées le SMIC... Il va donc rabattre 5 % sur l'indemnité de maire... 2000€ environ, il ne percevra plus que 89 000€. Je ne vais évidemment pas proposer d'ouvrir une cagnotte letchi, ni sortir mon mouchoir !  Mais il est intéressant de s'interroger sur ce que disent les textes puisque les indemnités sont fixées en rapport avec l'indice maximum brut le plus élevé de la fonction publique. Pour le maire ce taux est de 65% (brut 2671€/...

Deux poids, deux mesures...

 Je vous parlais dans mon dernier article du sacrifice du maire (et de ses adjoints et autres conseillers) quant à ses indemnités de maire. Pensez donc - 5% .   Quel sacrifice ! Quelle volonté de participer à l'effort budgétaire ! Moins grand tout de même que celui imposé aux associations : - 19% , avec un marquage différent selon les catégories d'associations. Je parle ici de la diminution qui s'est produite en moins d'un quart d'heure : entre le non vote du budget et l'exposé sur les attributions aux associations d'une subvention. Selon que votre activité pointe vers les sports, - 6 % ou l'éducation - 22 %, voire les "divers" avec une mention particulière pour l'amicale des personnels de la mairie (- 20 %) vous serez  plus ou moins participatifs à l'effort. Etonnant pour le sport qui devrait être habitué aux efforts ! AH ! Démagogie quand tu nous tiens, quand tu le tiens !

Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

Cet enfumage du maire plonge dans une grande tristesse... Puis vient le temps de la réflexion, cet état qui précède la réaction ! Non, ce n'est pas possible de laisser faire une telle chose, je suis même très étonné que TOUS les conseillers de la majorité présents aient accepté sans broncher ! PAS UN SEUL CONSEILLER DE LA MAJORITÉ POUR POSER UNE QUESTION... Ils seront face à l'électorat dans un peu plus d'un an, ils sont comptables devant les vauréens de leurs actions et de leurs inactions ! PAS UN pour interroger sur la composition de l'immeuble, PAS UN pour s'inquiéter du financement, PAS UN pour s'informer de la répartition imaginée, PAS UN pour questionner sur le devenir de l'immeuble de la SCI ATHENA acheté 225 000 € en 2020 et qui, je cite "présente un intérêt stratégique patent" puisque qu'au cœur d'activités sportives et artistiques selon les déclarations du maire lors de la réunion du CM du 5 décembre 2019, PAS UN pour rappeler...