Gérer une commune à la manière de Carayon, c’est très simple :
se percher au-dessus de la mêlée, décider
quand l’envie passe, imposer quand ça l’arrange, et laisser le
reste dériver en roue libre.
Les affaires courantes ?
Confiées
à quelques fonctionnaires locaux qui font ce qu’ils peuvent, sans
cap, sans priorité, sans consigne.
La Chambre régionale des comptes ne s’y est pas trompée :
zéro
vision, zéro programmation pluriannuelle, zéro planification des
infrastructures.
Une marque de fabrique d’un régime
autocratique où l’on inaugure beaucoup, où l’on réfléchit
peu, et où l’on prévoit… jamais.
Le bilan ?
Une dette abyssale,
Une démocratie piétinée, traitée comme une variable décorative,
Une communication remplacée par la propagande, digne d'un régime tropical,
Et des dérives de fonctionnement, notamment les dépenses de personnel, hors de contrôle, qui ressemble à un épisode raté de Kaamelott, mais sans l’humour.
À cela s’ajoutent les postures habituelles du maître de céans
: ironie, sarcasmes, petites piques mesquines… les seules réponses
qu’il accorde à une opposition consentante,
anesthésiée, engluée dans sa propre insuffisance.
Une majorité
docile : pas une tête qui dépasse.
Une opposition essoufflée :
pas une idée qui dépasse.
Le bal des post-it : chronique d’une opposition hors-sol
L’opposition née de la grande opération du brainstorming
rigolo, écrire toutes les idées sur des post-it pour mieux les
oublier ensuite, n’a toujours pas compris la leçon cinq
ans après.
Elle continue à « consulter » de temps en
temps, sans conviction en choisissant le mauvais jour, au mauvais
endroit et à la mauvaise heure, persuadée que parler d’un sujet
revient à le maîtriser.
Proposer ?
Fédérer ?
Assumer une ligne claire ?
Non,
trop risqué : quelqu’un pourrait être fâché.
À Lavaur, le temps du papillonnage électoral est
terminé.
Place aux choix tranchés, ceux que personne n’ose
formuler.
Les listes qui s’esquissent : un casting à pleurer
D’un côté, l’opposition atomisée qui se dissimule derrière
des étiquettes politiques ne représentant quasiment personne à
Lavaur.
De l’autre, la liste Carayon, version 2026 : le maire,
son fils ou le Saint-Esprit, on ne sait pas encore, mais affaiblie,
car elle ne pourra plus brandir quelques lignes flatteuses sorties du
rapport de la Chambre régionale des comptes comme des hosties
miraculeuses.
Ce qui manque, c’est la liste du bon sens,
ni
de droite, ni de gauche, mais du réel.
Une liste
qui dirait enfin :
« On arrête les carabistouilles, on soigne Lavaur. »
Une liste capable d’assumer une cure de désintoxication après 30 ans de carayonisme et 5 ans d’une opposition affligeante.
La suite ?
Dans les prochaines tribunes, nous verrons comment :
communiquer enfin avec les Vauréens sans Facebook comme unique évangile,
redéfinir une gouvernance adulte, transparente et démocratique,
et surtout : mettre les finances au régime sec, avec des mesures courageuses, solides, assumées.
Lavaur peut encore être sauvée.
Mais certainement pas avec
les bricolos et les courtisans.

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