Le diagnostic promis par l’opposition “union de la gauche”, et en particulier par les écolos du GAT TO, repose sur un usage immodéré du slogan du maire : “À Lavaur et nulle part ailleurs.”
Redoutable quand il est employé à bon escient, stupide quand il est mensonger et qu’il trahit les lacunes de celui qui s’en sert. Et c’est bien le cas de nos rigolos-écolos du GAT TO, enrôlés sous la bannière "La gauche construit l'avenir de Lavaur" !
Il n’est pas inutile de rappeler que le jugement d’une commune (et pas seulement d’ailleurs : département, région, État...) ne se fait pas à l’aune d’une seule année. C’est d’une rare imbécillité et d’une vacuité exemplaire !
Les bricolos-écolos sont des rigolos : ils s’essaient à la finance publique avec des résultats et des interprétations si saugrenus que l'on dirait un sketch de fin d’année.
Leur incapacité à comprendre la mécanique budgétaire est confondante.
Carayon, lui, persifle mieux qu’il ne gère. Mais pour une fois, il n’a pas tort : recevoir des leçons d’économie des écolos, c’est comme apprendre la sobriété à un promoteur immobilier.
Revenons à nos moutons verts.
Leur fameux “À Lavaur et nulle part ailleurs” répond au “Je n’ai pas de leçon d’économie à recevoir des écologistes” du maire.
Vexés comme des poux, ils isolent des chiffres de 2024 et les montent en épingle :
“Là où les communes françaises dégagent un excédent de 100 € par habitant, Lavaur endosse un déficit.”
Doublement stupide : d’abord, on ne juge pas une gestion sur une seule année. Ensuite, cette moyenne nationale cache des centaines de communes en déficit. C’est l’arbre statistique qui cache la forêt budgétaire.
Non, ce n’est pas “À Lavaur et nulle part ailleurs” : c’est “Partout et de plus en plus souvent, hélas !”
En dessous de 10 % de déficit, il n’y a même pas d’alerte. La loi (article L.1612-14 du CGCT, pour les amateurs de droit budgétaire à la petite semaine) est très claire.
Le vrai problème n’est pas le déficit ponctuel, mais la courbe erratique des résultats. Depuis 2010, elle zigzague de -581 à +1732, et n’est négative qu’une seule fois, en 2024.
L’an dernier, c’était +1260 € : drôle de drame pour des écolos qui découvrent les chiffres comme d’autres découvrent les champignons et qui évoquent des jeux d'écriture sans en mesurer la légitimité.
L'examen par habitant du résultat comptable est un indicateur mais pas de la santé financière, c'est un terme de comparaison.
Et puis, que diantre, un peu de cohérence ne serait pas inutile, le GAT TO devrait se fixer une ligne de conduite et pas zigzaguer à travers les indicateurs selon les besoins de ses démonstrations !
Ajouter le pitoyable au ridicule ne va pas sortir Lavaur de l'ornière !
Bref, la gestion du maire est pitoyable, mais l’opposition s’obstine à la critiquer n’importe comment.
Ce n’est plus un débat, c’est un concours Lépine de la sottise comptable.
Alors, plutôt que de bricoler, qu’ils fassent vœu de sincérité et de lucidité : les solutions violentes mais efficaces sont souvent les seules honnêtes.

Commentaires
Enregistrer un commentaire